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vendredi 6 janvier 2012

Les plus courtes sont les meilleures

2012 a la bonne idée d'être bissextile. Ce qui nous permettra de vivre une journée de plus qu'habituellement. Soit 356 jours avant que tout ne s'arrête. Puisque le calendrier maya nous prédit la fin du monde pour le 21 décembre. Leur calendrier a visiblement mieux survécu que les Mayas. Tout comme la nationaliste Jeanne d'Arc survivra finalement mieux que les Le Pen père et fille, accidents de l'histoire, et que le pas encore candidat Sarko. Mais ne nous égarons pas. Il nous reste donc 356 jours (350 aujourd'hui) pour nous indigner, nous engager, nous battre. Et ne rien lâcher. 2012, année teigneuse. Histoire de finir en beauté.

samedi 31 décembre 2011

En avant, y a pas d'avance

Quid novi sub sole en 2012? Quel mouvement nouveau va amener souffle et espoir dans un monde en manque ? On se dit que depuis quelque décennies on piétine. Dans le domaine artistique, plus aucun grand mouvement. Les impressionnistes, les expressionnistes, les dadaïstes, les futuristes, les symbolistes, les surréalistes, les hyper-réalistes (et on en passe) se sont succédé. Depuis, plus rien. Le mouvement s'est arrêté aux punks. Pour qui il n'y avait pas de futur. Mais peut-être a-t-on la mémoire courte ?
En politique, le dernier grand mouvement est celui de l'écologie, né au milieu des années '70, qui espère donner un futur à la planète et à ses habitants, du nord comme du sud, de l'est comme de l'ouest. Même s'il démontre un peu plus chaque jour sa pertinence, même s'il s'est imposé dans le programme de quasiment tous les partis politiques, il peine à forcer le changement, n'intervenant qu'à la marge du système. Aujourd'hui, le monde marche comme sifflent les agences de notation.
Domine aujourd'hui un mouvement qui n'a rien de neuf, un mouvement en marche arrière : celui du nationalisme. Chacun se réfugie sous sa tente. Le mur de Berlin est tombé il y a plus de vingt ans. On ne compte plus les murs, physiques ou symboliques, qui se dressent depuis. On nous annonce la fin de l'euro, celle de l'Europe. On brandit son identité comme un drapeau, comme une valeur. On est un imbécile même pas heureux qui est né quelque part.
La gauche a perdu le contact avec ce qu'il était convenu d'appeler "le peuple" qui préfère aujourd'hui voter pour les nationalistes ou l'extrême droite (qui se confondent souvent) qui rassurent avec leurs explications et leurs solutions simplistes et populistes.
La mode est à l'indignation face à l'hyper-capitalisme. C'est un début. Mais elle devrait être à l'invention. Celle d'un mouvement nouveau.