Poutine est au moins aussi aussi fort que son camarade Trump en matière de post-vérité. Plus c'est gros, plus ça passe. Seul Trump veut croire que le Vieux (comme l'appelle les jeunes opposants russes) souhaite mettre fin à la guerre qu'il mène contre les Ukrainiens. Alors qu'un accord de cessez-le-feu semblait possible, acculé, le tueur en série se fâche prétextant une attaque ukrainienne contre une de ses résidences. "Un acte terroriste", affirme-t-il sans rire (lui qui est spécialiste en la matière - de terrorisme, pas de rire). Le premier ministre indien Modi, s’est dit « profondément préoccupé », tandis que son collègue pakistanais Sharif a dénoncé une « menace grave pour la paix, la sécurité et la stabilité ». Comme si la guerre que mène depuis plus de dix ans la Russie contre l'Ukraine n'était pas en elle-même une « menace grave pour la paix, la sécurité et la stabilité ». Poutine aurait pu se scandaliser d'une agression contre un hôpital, contre une école, contre une centrale nucléaire. Mais il préfère inventer le pire des crimes : celui de lèse-majesté. C'est au tsar lui-même que les Ukrainiens auraient voulu s'en prendre, prétend-il. S'en prendre à cet homme, innocent comme l'enfant qui vient de naître, c'est gifler le peuple russe tout entier, risquer de le rendre orphelin, lui qui souffre déjà de cette guerre qu'il n'a jamais voulue mais qui lui a été imposée par cet Occident dégénéré !
Le pouvoir russe se reconnaît incapable d'apporter la moindre preuve de cette attaque. Mais que lui importe ? « Moscou a désormais les mains libres », titrait le tabloïd Komsomolskaïa Pravda.
On voit par là que Poutine l'assassin n'a de considération pour personne sinon sa petite (si petite) personne et que jamais la diplomatie ne viendra à bout de cette guerre. Avec les jusqu'au-boutistes, seule la force est payante. Mais Trump est faible face à Poutine.
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