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lundi 3 mars 2014

Roi des beaufs

C'est le couple dont tout le monde parle dans le Pays de Candy, cette merveilleuse Wapi. On veut parler de Gégé et Daniel. Depardieu et Senesael rebaptisé Sénéchal. Ces deux-là ne se quittent plus. L'Avenir - Le Courrier de l'Escaut vient de les afficher en une:
La photo pourrait s'intituler "L'ogre et le bouffon" ou, plus gentiment, "L'avachi et le frétillant".
Depardieu fut le parrain du Ramdam 2014, le Festival du film qui dérange, organisé à Tournai. Le comédien qui est à lui seul un festival de l'homme qui dérange accepta, à ce titre, de rencontrer le public et de répondre à ses questions. Le Courrier de l'Escaut nous dit qu'interrogé sur son ami Patrick Dewaere, il affirma que celui-ci comme les Pussy Riots a été victime de la drogue et de l'inceste. On voit par là toute la délicatesse de l'acteur et on comprend que son ami Poutine est un brave homme qu'il n'y a pas lieu de critiquer.
Gégé ne put s'empêcher d'allumer une cigarette dans la salle, durant cette conversation bonhomme, obligeant, nous dit-on, les responsables du cinéma, à couper les alarmes d'incendie. Il mit fin  à la rencontre, parce qu'il devait "aller pisser", dit-il. Un homme comme les autres. 

dimanche 3 novembre 2013

Dérangégé

Le Festival Ramdam à Tournai ne pouvait se trouver meilleur parrain pour sa prochaine édition (1): Gérard Depardieu est l'homme idéal pour incarner le "festival du film qui dérange".
Gégé a fui la France et s'est installé en Belgique pour échapper à l'impôt. Il vante les charmes de l'Azerbaïdjan, est l'ami de Poutine et fête l'anniversaire du président tchétchène Kadyrov. Bref, Gégé a de chouettes amis qui ont une conception de la démocratie et de la solidarité quelque peu différente de la nôtre. Quand un journaliste du Petit Journal de Canal+ essaie de s'inviter chez lui, Depardieu le remballe d'une manière que, par euphémisme, on qualifiera de peu distinguée (2).
Gégé à lui tout seul, c'est le festival de l'homme qui dérange.

(1) www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20131030_00382673
(2)
www.videobuzzy.com/Le-defi-Musqua-du-Petit-journal-avec-Gerard-Depardieu-7477.news

(re)lire sur ce blog
"L'insoutenable légégéreté de l'être", 10 janvier 2013.
"Réfugié pathétique", 15 décembre 2012.

lundi 7 janvier 2013

Astérix chez les ploucs

A l'annonce de l'arrivée de Depardieu dans sa commune, le maïeur d'Estaimpuis ne se sent plus de joie. Il ouvre (une fois de plus) un large bec. Et en profite pour se déguiser en un Astérix rebaptisé Senesalix. Dans un clip, qu'on ne sait comment qualifier autrement que de lamentable, il organise "sa" fête du personnel de la commune, mettant à contribution des membres de son équipe, aussi piètres acteurs que lui. Il a toujours aimé jouer la comédie, déclare-t-il dans la presse. Mais il n'a jamais été  un bon comédien, constate-t-on. Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. Mais quelle est sa volonté, sinon faire encore plus de voix aux prochaines élections? En attendant, Obélix a compris. Il a fui Senesalix pour lui préférer Poutix et saluer son modèle de démocratie. Daniel Senesael s'est trompé de rôle. Il n'est pas Astérix, mais Abraracourcix, le chef du village qui fonce sur son pavois porté par deux serviteurs. Il ne voit pas le chambranle. Il se le prend en plein front. Et ça fait mal. 

samedi 15 décembre 2012

Réfugié pathétique

Que deviennent les incarnations de la jeunesse rebelle? De grands enfants qui jouent à "chat". Gérard Depardieu a passé de quelques mètres la frontière franco-belge pour échapper à la taxation de ses revenus élevés et de sa grande fortune. Il nargue le gouvernement Ayrault: "tu ne sauras pas m'attraper!", lui dit-il.
La rébellion, voilà bien longtemps que Gégé a oublié ce que c'est. Sauf si c'est pour défendre son bout de gras (qu'il a "conséquent", il faut le dire).
Sa fortune, ces dernières années, il l'a augmentée en tournant n'importe quel film. Voilà longtemps qu'il n'en a plus tourné d'excellents. Il en est quelques moyens, voire de sympathiques. Il y a surtout de navrants navets.
Mais ce qui le distingue sans doute des autres stars du cinéma français, voire mondial, c'est qu'il met désormais sa notoriété au service de quelques-uns des pires régimes de la planète (1). En octobre, il célébrait l'anniversaire de Ramzan Kadyrov, l'autocrate mafieux qui dirige la Tchétchénie au nom de Vladimir Poutine. "Gloire à Grozny, gloire à la Tchétchénie, gloire à Kadyrov", a-t-il déclaré sans rire. Son contrat ne le prévoyait sans doute pas. 
En Russie, on peut le voir dans un spot publicitaire, vantant la carte Visa Gold Sovietsky. Il l'a choisie, explique-t-il, parce qu'il "aime la Russie et les Russes". En 2011, il vantait les saveurs de la cuisine de l'Azerbaïdjan, dont le président Aliev n'est pas ce qu'il est convenu d'appeler un démocrate (1).
En échappant à l'impôt français, Gérard Depardieu est donc cohérent avec lui-même. La solidarité, il s'assied dessus.

(1) Gérard Biard: "Obélix mange avec des tenailles", Charlie Hebdo, 7 novembre 2012.
En couverture de Charlie Hebdo de ce 12 décembre, Charb pose cette question: "La Belgique peut-elle accueillir tout le cholestérol du monde?".