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mercredi 12 juin 2013

Indigène

On pensait naïvement que Jean-Claude Marcourt était Ministre wallon de l'Economie. On se trompait. La RTBF, à l'occasion d'un sujet sur le plan wallon de l'acier, l'interroge (1). Il se fait interviewer à côté d'un panneau  qui prend autant de place que lui sur l'écran. C'est dire s'il est massif (le panneau). On ne sait qui ou quoi regarder. On opte pour le panneau. Il fait la publicité de Liège, "une ville, un esprit". On a vu le panneau, pas entendu l'esprit du Ministre de Liège.

(1) JT de la RTBF, 11 juin 2013.

samedi 26 janvier 2013

Quand les autruches poussent des cris d'orfraie

A quoi sert un ministre? A préparer l'avenir ou à penser au sien? A affronter les problèmes à venir ou à se faire rassurant? La Libre Belgique de ce jour nous rappelle qu'il y a un an le Ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, n'avait pas apprécié le rapport que lui avait remis le consultant Laplace Conseil sur l'avenir de la sidérurgie à Liège. L'erreur de ce rapport: être pessimiste. "Cette étude, dit la Libre, affirmait que la phase à chaud (en gros, les hauts fourneaux) était condamnée et que la phase à froid était aussi dans le collimateur... Scandale!"
Courageusement, le ministre avait mis à la poubelle le rapport Laplace et en avait commandé un autre, au bureau Syndex cette fois. La deuxième étude était la bonne, puisqu'elle voyait d'un œil rassuré l'avenir de la sidérurgie à Liège.
Aujourd'hui, le Ministre, ses collègues du Gouvernement wallon et les syndicats poussent des cris d'orfraie. Ils n'avaient rien venu venir. Il est vrai qu'avec la tête dans le sable, on ne voit pas loin.

mercredi 7 septembre 2011

Barons perchés

Wallonie et baronnies sont dans un bateau. Personne ne tombe à l'eau. Mais le bateau n'avance pas. Apparemment, la méthode Coué ne suffit pas à le faire avancer. Pas plus que les belles déclarations sur le dépassement des querelles sous-régionalistes.
La Wallonie entend créer un centre pour former ses sportifs de haut niveau. On peut supposer que l'idée est intéressante, même si on se méfie des sportifs dits de haut niveau (voir "Footu", 4 septembre). La difficulté n'est pas de décider de créer ce centre. Elle n'est - apparemment - pas non plus de dégager un budget de cinquante à nonante millions d'euros. La difficulté, c'est de savoir où le placer. Un appel à candidatures a été envoyé. Trois villes ont été retenues: Liège, Louvain-la-Neuve et Mons. Mais Mons est déjà bien servie: pour qu'elle soit en 2015 une capitale culturelle de haut niveau (entendez par là de niveau européen), la Communauté française lui attribue chaque année un million d'euros. Sans compter de ce qui vient d'autres sources, notamment de la Loterie nationale. Restent donc Liège et Louvain-la-Neuve. Comment choisir? Les dossiers ne suffisent pas. C'est que chacune des deux villes a ses défenseurs au sein-même du Gouvernement de la Région wallonne. Le liégeois Marcourt entendant défendre son clocher et le brabançon Antoine le sien. Le dossier serait bloqué et pourrait le rester jusqu'aux élections communales d'octobre 2012. "Ce gouvernement cherche comment décider de ne pas décider", écrit Michel Delwiche dans le Vif (1). On voit par là comment les barons, même perchés sur leurs clochers respectifs, empêchent d'atteindre le haut niveau.

(1) 2 septembre 2011