Le parlement sénégalais en a décidé ainsi d'une seule voix : Toute personne qui aura commis un acte contre-nature sera puni d'une peine d'emprisonnement de cinq à dix ans. Par acte contre-nature, il faut entendre homosexualité. On ne sait en quoi l'homosexualité serait contre-nature. Les exemples de couples homosexuels abondent dans la nature. Mais pour les députés sénégalais, l'homosexualité serait une pratique occidentale, la tolérer serait soutenir le colonialisme, la combattre serait lutter contre ce dernier. Idiot ? Oui. Stupide et ignoble.
"Le texte interdit aussi la promotion de l’homosexualité... et de la zoophilie!, constate sur France Inter le journaliste Claude Askolovitch (1). Il est passé à l’unanimité moins trois abstentions. Il prolonge la peur dans laquelle vivent les homosexuels sénégalais depuis des années - on les accuse de propager le sida, on les bat, on les emprisonne, et des mouvements religieux musulmans attisent la haine - ici reportage sur France culture en 2020 : En tant que religieux, je demande qu'au Sénégal, on corrige les homosexuels, pas forcément qu'on les lynche dans la rue, mais qu'on les moleste du matin au soir."
Un député a affirmé que "les valeurs LGBTQ constituent, à travers des télés, à travers des ambassades, un poison culturel savamment inoculé dans notre peuple".
En 2016, le président ougandais Yoweri Museveni déclarait que, selon lui, les homosexuels "sont dégoûtants".
En 2015, des pasteurs chrétiens au Kenya disaient, à propos de Barak Obama : "Nous ne voulons pas qu'il vienne nous parler d'homosexualité au Kenya et qu'il nous pousse à accepter ce qui est contraire à notre religion et à notre culture".
En 2017, le président iranien Ahmadinejad affirmait : En Iran, nous n'avons pas d'homosexuels. En effet, le régime les tue.
On nous dit que les religions prônent l'amour. Elles le condamnent violemment. Et il faudrait respecter les religions ? Mais qui respectent-elles ?
C'est un parfait échanson
qui nous sert la boisson
un dépravé, un roué perspicace,
habile dans sa grâce
à remplir la coupe.
O Echanson,
dont les yeux ont une lueur
qui exhale la langueur
et dont les boucles naissantes
des temps l'ambre sentent !
O bel échanson !
Ta plantureuse croupe,
Ta brune délicatesse, ta finesse
de jeune garçon
surpassent à nos yeux
de la chamelle l'amble !
Abu Nuwas, Les voiles de la nuit (Poèmes bachiques et libertins, éd. Verticales, 2002, traduction : Omar Merzoug)
Abu Nuwas est né vers le milieu du VIIIe siècle dans le sud-ouest de l'Iran.
(1) https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/les-mots-d-asko/les-mots-d-asko-du-samedi-14-mars-2026-6293490
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