Le Comité des Droits de l'Homme, organe dépendant du Haut Commissariat pour les Droits de l'Homme de l'ONU, vient de rendre un avis pour le moins interpellant: il condamne la France pour la verbalisation en 2012 de deux femmes entièrement voilées (1). Comme dans d'autres pays, y compris musulmans, le voile intégral islamique est interdit en France depuis 2010.
Ce qui démontre qu'il manque un Comité des Droits de la Femme. S'il existait, celui-ci pourrait démontrer tant de choses et participer à l'interdiction partout dans le monde de ce vêtement de la honte (1).
- La burqa n'est pas un vêtement religieux ancestral, mais une mode contemporaine.
- La burqa stigmatise les femmes, obligées de cacher leur corps impur.
- La burqa est le vêtement de l'obscurantisme.
- La burqa, au départ, a été imposée par les talibans et tous ces barbus qui veulent affirmer leur domination. Les témoignages sont nombreux de ces femmes qui ont fui l'Iran ou l'Afghanistan pour pouvoir vivre librement en Occident et qui sont révoltées de voir de "braves gens" défendre le port de la burqa par relativisme culturel.
- La burqa est, dans les sociétés occidentales, essentiellement portée par des néo-converties qui veulent affirmer de manière forte et visible leur foi nouvelle.
- La burqa cache entièrement le corps, en ce compris le visage, ce qui est formellement interdit dans les espaces publics pour des questions de sécurité (on le comprend aisément) et de communication. L'autoriser aux unes et l'interdire aux autres serait discriminatoire. Ou alors raciste?
- La burqa a parfois été utilisée, dans différents pays du monde, par des repris de justice ou des terroristes pour se cacher (ce fut le cas tout récemment en France de Rédoine Faïd après son évasion de prison).
- La burqa est souvent portée par des femmes névrosées qui ne supportent pas d'être vues. Certaines en témoignent: je ne supporte pas qu'on me regarde, disent-elles, sans vouloir admettre qu'on les regarde beaucoup moins quand elles sont vêtues normalement que quand elles se cachent sous un long voile informe qui dit: regardez-moi, je n'existe pas.
Si la burqa devait être admise dans l'espace public, on peut aisément imaginer qu'il deviendra vite difficile pour les femmes de se promener dans certains quartiers bras et jambes dénudés et pour des couples homosexuels de s'afficher. Qui n'est pas un homme (et donc a priori hétéro) devra se cacher.
L'avis du Comité des Droits de l'Homme de l'ONU n'a heureusement aucun caractère contraignant. La Cour européenne des Droits de l'Homme avait, elle, validé la loi française interdisant le port de la burqa.
Mais quand même, on s'interroge: qui sont les membres de ce Comité? Quel intérêt trouvent-ils à vouloir permettre qu'on cache le corps des femmes? De quoi sont-ils frustrés? Pourquoi participent-ils à la stratégie des islamistes? La burqa est leur étendard.
Etienne de la Boétie, Discours de la soumission volontaire, 1576.
(1) France Inter, Journal de 13h, ce 23 octobre
https://www.huffingtonpost.fr/2018/10/23/interdiction-de-la-burqa-un-groupe-de-lonu-condamne-la-france_a_23569046/?utm_hp_ref=fr-homepage
(2) (Re)lire sur ce blog:
"Cette gauche qui n'aime pas les femmes", 3.8.2018
"Mauvaise foi", 28.5.2018
"Cachez cette femme que je ne saurais voir", 24.10.2016
"Pour vivre heureuses vivons cachées", 30.10.2015
"De l'utilité de la burqa", 24.10.2011
"Vin, voile et burqa", 22.6.2009
Post-scriptum:
https://www.marianne.net/societe/port-de-la-burqa-aux-origines-de-l-inacceptable-lecon-des-experts-de-l-onu-la-france