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vendredi 5 avril 2019

Un bruit qui court

Il est inquiet, le Donald. Depuis qu'on lui a dit que le bruit des éoliennes provoque le cancer (1), il ne dort plus. Doit-il les laisser tourner? Il s'interroge. Il a une lourde responsabilitité. Surtout s'il veut conserver le titre qu'il s'est décerné: celui de meilleur président de toute l'histoire des Etats-Unis. Mais il a du mal à réfléchir: le bruit de la construction du mur à la frontière mexicaine l'empêche de penser. Sa vie est un enfer. On ne voudrait pas ajouter de la confusion à celle qui est déjà la sienne, mais quand même, on se le demande: l'incessant gazouillis de ses tweets ne participe-t-il pas gravement au dépérissement de notre planète?

(1) https://www.lalibre.be/actu/international/il-parait-que-le-bruit-des-eoliennes-provoque-le-cancer-tempete-face-aux-propos-stupides-de-trump-5ca646f09978e263334456fe

samedi 3 septembre 2016

Le bruit de la plage

Déjà une heure auparavant, il y avait ce scooteriste de mer qui faisait vrombir son engin à quelques centaines de mètres sous les regards courroucés des baigneurs et des estivants allongés sur la plage. La distance n'y faisait rien. Sur l'eau, le bruit se propage loin et le rugissement de son moteur dépassait celui des vagues.
Puis survient sous les regards héberlués ce jeune homme casqué sur sa petite moto, visiblement heureux de déranger les vacanciers tranquillement installés sur la plage. Après un passage un peu trop arrosé dans les vagues, son moteur se coupe. Mais à force d'insister il parvient à redémarrer et à poursuivre sa route bruyante. De deux cents mètres tout au plus. Une vague de trop a alors raison de son moteur à l'endroit même où la plage est bondée. Des centaines d'yeux l'observent, goguenards, tenter en vain de relancer sa machine sous un soleil de plomb. Plus il pousse sur son démarreur, plus le moteur se noie. Sa moto tombe et il peine à la relever. Personne ne vient à son secours. Vingt  minutes passent, le soleil descend et le vent se lève. Les estivants, peu à peu, quittent la plage, échangent des sourires et des commentaires amusés. Le jeune homme essaie encore et toujours de rallumer son moteur. L'accès par lequel il a dû arriver est à près de deux kilomètres et la mer monte. La solitude du connard.
Le lendemain à 6h45, sur la même plage, il n'y avait plus ni moto ni motard.

lundi 25 février 2013

Parasite du langage

La promiscuité et le bruit qu'elle engendre font le malheur de l'homme moderne. "Je vous signale que je me lève de bonheur", écrit une personne à l'intention de ses voisins bruyants et noctambules (1). On voit par là qu'une bonne orthographe peut aider à se faire comprendre. Il faudra que je le dise à mes étudiants. 

(1) JT de 20h de France 2, 25 février 2013.