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jeudi 4 juin 2009

De veaux à nous

Invité de Matin Première ce matin, Elio Di Rupo exhortait les électeurs Ecolo à ne pas laisser leur parti s'associer au MR. Si vous voulez défendre à la fois l'emploi et l'environnement, ne comptez certainement pas sur le MR mais sur le PS, disait-il. Puis-je faire remarquer, calmement, au président du Ps que dans deux dossiers emblématiques en Hainaut Occidental, c'est exactement l'inverse? Ecolo est, depuis le début, opposé au projet Cora à Mouscron-Estaimpuis et au projet de "centre de glisse" de Maubray, parce qu'il s'agit là de projets des années '60 qui ne prennent pas en compte les critères environnementaux. Depuis le début, le Ps soutient ces projets. Et le MR aujourd'hui s'y oppose. (*) Je n'ai pas de sympathie pour le MR, mais Di Rupo ferait bien de cesser de prendre les électeurs pour des veaux et de regarder sa propre assiette avant de cracher dans celle de son voisin!
(Bon, encore raté, je n'ai pas réussi à rester tout à fait calme.)

(*) Quant au CDH, ben, c'est le CDH, certains sont pour, certains sont contre. Ca dépend du vent...

mercredi 3 juin 2009

Observations campagnardes, en passant

Les meilleurs ami(e)s du monde
Quel plaisir de voir bras dessus bras dessous, sur leurs affiches respectives, Christian et Rudy (Ps) et Chantal et Marie-Christine (MR) ! C'est un vrai bonheur de les voir exprimer ainsi la camaraderie et la fraternité. Dommage qu'on ne les voit pas en entier : on aimerait savoir qui marche sur les pieds de l'autre...

Vu à Tournai un petit engin à moteur portant les affiches de deux candidats Ps, un homme et une femme. Leurs affiches apparaissent sponsorisées par Piaggio et BMW. C'est donc cela le socialisme du XXIè siècle ?

Marie-Christine Marghem pratique le teasing, cette méthode publicitaire qui consiste d'abord à diffuser un message intrigant pour le faire suivre, ensuite, d'un autre message qui donne l'explication du premier.
Depuis quelques semaines, des panneaux dans les champs posaient la question suivante, en lettres blanches sur fond bleu: "Vous connaissez la dernière?". La réponse est apparue voici quelques jours: "La dernière vous connaît !" et invite à voter pour la dernière suppléante de la liste MR. Le slogan ne manque pas d'inquiéter. A croire qu'elle nous observe et sait tout de nous. En français, Wikipedia traduit teasing par aguichage. Personnellement, Big Brother me semble peu aguicheur!

Vu ce mardi 2 juin, juste avant le JT de la RTBF de 19h30, un étrange clip... Etrange, étonnant, sidérant, abracadabrantesque (comme eût dit Chirac) ? Les mots me manquent pour désigner ce qui est finalement apparu comme une tribune électorale du Ps. J'avais cru tout d'abord qu'il s'agissait d'une moquerie à son égard venant du MR ou de l'extrême gauche. Et en fait, c'était le Ps lui-même qui semblait jouer à se caricaturer. On y voyait et entendait Elio Di Rupo dont la voix était ensuite déformée et reprise par "des gens" en choeur, avec des slogans qui allaient du lénifiant au catastrophiste. Etait-on dans le premier ou le trente-sixième degré ? Aussi incompréhensible qu'un ovni...

jeudi 28 mai 2009

Les candidats que je soutiens...

... sont restés très verts!

Au Parlement européen


MARIE-CHRISTINE LEFEBVRE
3e SUPPLEANTE


Plus d’écologie, de justice sociale, de démocratie,
un souffle Vert pour l’Europe aujourd’hui et demain

Une Europe où nos enfants vivront mieux demain qu’aujourd’hui. Avec les Verts, c’est possible.
La triple crise actuelle (économique, sociale, climatique) est une occasion unique de changer de politique, de mettre fin à la libéralisation à tout prix.
Personnellement, je m’engage à défendre les services publics si je suis élue le 7 juin.
Leur marchandisation a déjà fait beaucoup de dégâts, en termes d’emplois et de qualité de service. La poste, le chemin de fer, l’éducation, la santé, la culture doivent répondre aux besoins des citoyens. Pas aux lois du marché !

Pour la contacter :
marie-christine.lefebvre@ecolo-tournai.be

Au Parlement wallon

MARC GUILMIN

5e effectif


Fort d’une longue expérience de militant Ecolo, de professeur de langues, de directeur d’école et de responsable pédagogique dans l’enseignement pour adultes, je choisis avec l’équipe régionale de porter un message fort.
Ensemble, osons des projets du 21e siècle respectueux du développement durable et de la bonne gouvernance. Contribuons à améliorer la qualité de l’éducation, de l’enseignement, de la formation, rendons confiance aux acteurs et défendons l’émancipation socioculturelle par davantage de responsabilisation.
La crise a frappé : tournons nous enfin vers d’autres filières d’emplois pour un avenir meilleur.

Pour le contacter :
fb603320@skynet.be

Au Parlement wallon

INGRID DELMOT-VAN HOORDE
7e effective

L’écologie permet de faire des économies. Petits gestes tout simples contre le gaspillage ou techniques sophistiquées d’utilisation rationnelle de l’énergie. Nombreux sont les citoyens, les administrations et les entrepreneurs qui appliquent l’écologie au quotidien. Les économies potentielles sont importantes. Ecolo propose des solutions qui permettent d’allier confort de vie, respect de l’environnement et économies substantielles. Pour la planète, c’est tout bénéfice !
Ecolo peut aider administrations, entreprises et citoyens par des systèmes de tiers- investisseurs ou de partenariats public-ménages.
Ecolo : pour un confort respectueux de l’environnement !

Pour la contacter :
idelmot@gmail.com

LISTE ECOLO n° 10

En savoir plus :
www.ecolo.be

A la campagne

Face-à-face pour le moins tendu entre Reynders et Di Rupo dans le Huis clos de la RTBF ce mercredi soir. Le président du Ps a perdu son sourire légendaire et abandonné la méthode Coué. Reynders, lui, ne quitte pas, son insupportable sourire goguenard. Di Rupo est passé du "tout va très bien, Madame la marquise" à "la crise sera terrible". Lui qui, il n'y a pas si longtemps, en réunion du conseil communal de Mons, déclarait qu'il n'était pas "un catastrophiste"... On cherchait en vain un chouïa d'autocritique chez l'un ou l'autre. C'est l'autre qui "avait tout faux".

"Le centre, c'est vous", nous dit le CDH. Eh la! Eh la! C'est pas moi, le centre. Je n'aime pas les positions molles, consensuelles, insipides, incolores, inodores. Mais ce slogan a au moins le mérite de prouver que le CDH a clairement pris ses distances avec les chrétiens. Jésus disait: "tu vomiras les tièdes"...

Aux candidats en lice, je me permets de rappeler, modestement, les quelques conseils que j'ai ici publiés sous le titre "Comment être élu et le rester - en 10 leçons". Vous pouvez les retrouver sur ce blog en date du 13 novembre 2008.
Les candidats, mais surtout les électeurs, peuvent aussi venir voir le spectacle "Elise et Nous" que nous présentons ce vendredi 29 mai à 19h en la salle du Mercredi des Cendres (sic) à Stambruges. A l'invitation d'Ecolo Beloeil et Bernissart.

jeudi 13 novembre 2008

Comment être élu et le rester - en 10 leçons

Bientôt les élections!
Voici quelques conseils pour celles et ceux qui voudraient effectuer leurs premiers pas dans ce monde impitoyable mais tellement grisant de la politique.
Bien sûr, on peut partir de rien, mais il est des situations de départ qui constituent un avantage certain:
- être fils/fille/frère... d'un ou d'une élu(e), si possible déjà ministre, parlementaire ou bourgmestre. En marchant dans les traces de papa, il ne vous reste plus qu'à vous faire - éventuellement - un prénom.
- être secrétaire de mutuelle, permanent syndical ou agent d'assurance. Vos membres ou vos assurés deviendront vos électeurs: ayant pu apprécier votre capacité à rendre service et à régler leur dossier, ils vous en sauront gré en votant pour vous. (1)

Leçon n°1: Soyez gentil!
Le sourire aux lèvres en toutes occasions, montrez de la compréhension, de l'empathie, voire de la compassion pour vos interlocuteurs. Serrez leur la main en les regardant dans les yeux, donnez leur raison, ne vous opposez jamais à eux. A la rigueur, permettez vous un bémol (ou un dièse, c'est selon) à leurs réflexions. Affirmez que vous détestez les querelles, toujours stériles, et que vous n'aimez rien tant que le consensus. Ne dites jamais non, préférez dire oui. Faites toujours comprendre à vos vis-à-vis que vous êtes d'accord avec eux, même s'ils sont divisés en deux camps opposés.

Leçon n°2: Affirmez votre amour des gens.
Votre seule et unique priorité, la motivation de votre engagement politique, c'est "les gens"!
C'est pour eux que vous vous battez, que vous êtes capables de travailler autant, de ne pas compter les heures, de ne jamais prendre de vacances. D'autres n'ont d'intérêt que pour l'argent et la bourse ou les petites fleurs et les petits oiseaux, alors que vous, ce sont les gens qui vous passionnent et qui vous boostent! Dans les débats, n'hésitez pas à affirmer que le thème abordé est de peu d'intérêt, que pour vous, ce qui importe, ce sont les gens! (3)

Leçon n°3: Montrez-vous!
Partout et tout le temps. Ne ratez aucune occasion d'être là où sont les gens: fête d'école, de quartier ou de village, inauguration, vernissage, match de foot, banquet, visite de ministre (mieux encore: de souverains), séances (filmées!) du Cabaret wallon (2). Participez à des compétitions sportives, à des karaokés, allez passer une journée à l'usine, mouillez votre maillot! On ne peut être un bon élu, si on n'est pas proche des gens!
Organisez un apéritif et/ou un bal, dont les bénéfices reviendront - évidemment - à une organisation humanitaire.
Montrez vos enfants, portez les dans vos bras (N.B.: il y a un âge pour tout...), emmenez les jusque dans l'isoloir, pour leur montrer à quel point le devoir électoral est fondamental dans nos sociétés démocratiques!
Pour donner plus de sens à votre participation à ces événements, assurez-vous évidemment de la présence de journalistes et de caméras.

Leçon n°4: Ayez l'air d'être ce à quoi à quoi vous voulez ressembler.
Vous voulez donner l'impression d'être quelqu'un qui a le sens des responsabilités. On ne vous demande pas de les prendre, mais au moins de le dire. Soyez convaincu qu'en politique, il s'agit plus d'avoir l'air et de dire que d'être et de faire.
Vous êtes un rassembleur né, un homme de consensus; c'est pourquoi vous pensez au centre (ce qui ne vous empêchera évidemment pas de vous affirmer de gauche ou de droite), loin de tous les extrêmes et de ces "anti-tout". Vous êtes un homme positif et concret, qui veut faire avancer la société et qui a le souci des gens !

Leçon n°5: Répondez toujours à la question posée.
Même si c'est pour ne rien dire. N'avouez jamais que vous ne connaissez pas un dossier. Encore moins que vous vous êtes trompé. Même si vous ne savez que répondre, répondez! N'importe quoi, mais répondez! Dites que c'est un sujet qui mérite réflexion, mais qu'a priori il vous semble que... Reprenez des élements de réponse de vos adversaires, faites en un mix et servez à votre sauce. Ou alors attaquez, critiquez George Bush (succès garanti) ou Nicolas Sarkozy (nécessite plus de subtilité et de métier) ou réjouissez vous du succès de Barak Obama ou de la libération d'Ingrid Betancourt. Citez le développement durable et la création d'emploi dans toutes vos phrases, en affirmant que ce sont des priorités incontournables. Dites de chaque thème abordé qu'il est extrêmement important. Convainquez vous de toute façon que vos électeurs n'entendent rien au domaine abordé, et que ce qui compte, c'est que vous apportiez une réponse, peu importe son contenu, à la question posée.

Leçon n°6: Cultivez vos liens avec des journalistes.
Invitez, de temps en temps, l'un ou l'autre journaliste à manger, pour parler de vos projets, de votre analyse de "la situation". Faites preuve de convivialité avec eux, voire de complicité. Utilisez l'humour. Dès que vous avez la moindre idée, la moindre opinion, transformez les en communiqué de presse. Réagissez à tout ce qui bouge dans l'actualité.

Leçon n°7: Faites confiance au temps.
Dites vous bien qu'en politique six mois, c'est six ans et que l'électeur oublie vite. Ne craignez donc pas les conséquences de vos déclarations intempestives et rappelez vous toujours que les promesse n'engagent que ceux qui y croient. L'essentiel, c'est qu'on parle de vous et l'effet que feront vos propositions (même si ce sera là leur seul effet).

Leçon n°8: Soyez simple!
N'ayez surtout pas l'air d'un intellectuel, les gens ne les aiment pas. Soyez extrêmement simple dans vos explications, utilisez des formules percutantes qui rendent tout de suite compréhensible votre discours. A l'occasion, critiquez ces intellectuels peu au fait de la réalité de terrain, très éloignés des difficultés rencontrées par les gens.

Leçon n°9: Soyez fier de votre commune et de votre région!
Même si le quotidien nous empêche de le voir, nous vivons quand même dans un petit coin qui ne manque pas de charme: nos villes, nos campagnes, nos monuments historiques, nos traditions populaires, et surtout nos populations sont uniques et si attachants. D'ailleurs, vous ne pouvez imaginer vivre ailleurs. Et puis, on ne peut tolérer que Liège et Charleroi mobilisent la majorité des subsides. Si vous êtes élus, votre commune aura sa juste part!

Leçon n°10: Travaillez le non verbal.
Rappelez-vous toujours que dans un discours, d’après certaines études, les mots ne comptent que pour 7%, alors que l’intonation intervient pour 38% et la gestuelle pour 55% ! Tout ce qu'on vous demande , c'est d'apparaître convaincant et empathique!

Leçon bonus: Soyez convaincu que le ridicule ne tue pas plus que l'incohérence!

(1) témoignage d'un député-bourgmestre: "j'ai conservé une certaine activité dans les assurances, tu n'imagines ce que ça rapporte comme voix!"
(2) témoignage d'un bourgmestre: "le Cabaret wallon, ça te fait cinq passages sur la télé locale!"
(3) Post-scriptum (rédigé le 15.11.08, après avoir vu le JT de No Télé): pour témoigner de votre amour des gens, vous pouvez, par exemple, publier votre autobiographie (on n'est jamais si bien servi que par soi-même) sous le titre, par exemple, de "Le goût des gens".

samedi 19 mai 2007

La parade des paons

Est-ce la contagion du Festival de Cannes? En ce moment, chez nous, là où il y a des gens, il y a des paons. Et les paons font ce qu'ils savent faire de mieux: ils se pavanent.
En campagne, les paons n'ont aucune honte. Ils sont capables de plastronner même dans des organisations auxquelles ils n'ont jamais prêté le moindre intérêt, auxquelles ils n'ont jamais voulu accorder le moindre subside, parce que ces organisations n'entraient pas dans leurs cases élitistes ou partisanes.
Mais les paons ne ratent aucune occasion de se montrer, de serrer des mains, tout sourire, le noeud-pap' frétillant, la bouche en coeur, un petit mot gentil pour chacun. Ces fêtes prennent brusquement - pour eux - tout leur sens, même si, en temps ordinaire (1), les paons ne leur manifestent, au mieux, qu'indifférence.
A peine ont-ils traversé à pas mesurés l'espace populeux qu'ils sont partis ailleurs, à la recherche d'autres mains à serrer.
"Non, je ne puis souffrir cette lâche méthode qu'affectent la plupart de vos gens à la mode. Et je ne hais rien tant que toutes les contorsions de tous ces grands faiseurs de protestations. Ces affables donneurs d'embrassades frivoles, ces obligeants diseurs d'inutiles paroles..." (Molière - Le Misanthrope)
(1) les temps ordinaires sont ceux où les paons ne sont pas en situation de ne pas être réélus.