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jeudi 3 septembre 2009

Dans la série "Qu'est-ce que j'apprends en rentrant de vacances"?... (2)

J'apprends la composition du nouveau gouvernement wallon. Et puis des autres aussi. Avec les répercussions sur le fédéral. Tiens, Jean-Claude Marcourt est toujours ministre wallon. Lui qui avait été tête de liste aux européennes et qui jurait ses grands dieux que l'Europe, c'était là son grand combat. Tiens, les ministres Ecolo, Nollet et Henry, étaient députés fédéraux et abandonnent leur place à d'autres. Mais le père Daerden, élu wallon, est balancé au fédéral, tout comme Philippe Courard. Par le Vif, je découvre que Sophie Pécriaux et Christian Dupont sont les seuls candidats effectifs PS de la circonscription de Charleroi (sur cinq élus) qui siègeront à Namur. Massin, étant donné qu'il n'est pas ministre, a préféré garder sa place d'échevin carolo et a laissé son siège à la première suppléante, Ingrid Colicis. Elle aussi a préféré rester échevine à Charleroi. C'est le 2e suppléant qui a hérité du siège. Busquin n'a pas souhaité sièger, il est remplacé par le 3e suppléant. Magnette, élu à Namur, s'est rappelé qu'il était ministre fédéral, il a laissé sa place à la 4e suppléante.
Bref, l'après-élection est un grand jeu de chaises musicales, le moment où les "élus multiples" s'offrent le luxe de choisir leur place préférée.
Et comme, en plus, les partis se gardent toujours la possibilité de désigner à des postes de ministres des personnes qui n'ont jamais été élues (1), on en arrive à se demander s'il est encore utile de présenter des candidats aux élections. On pourrait se contenter de voter pour des partis. A eux ensuite de décider qui siègera dans quelle assemblée. Le système serait peut-être un peu moins hypocrite...
Un mot encore sur la désignation de la présidente du Parlement wallon: Emilie Hoyos vient d'être élue à un premier mandat et hop, la voilà au perchoir namurois. A une fonction qui réclame, à tout le moins, l'expérience d'un, si pas de deux mandat(s). Une explication...?

(1) grâce à quoi, elles peuvent avoir une visibilité et espérer être élues un jour. Voir les Marcourt, Nollet, Arena, Magnette, Simonet, Courard et d'autres.

dimanche 14 juin 2009

Que choisir?

Ecolo et le CDH vont-ils s'allier au PS ou au MR? Voilà la question du moment.
Les courriers des lecteurs de journaux sont amusants à lire. Il est des électeurs qui disent avoir voté Ecolo, à contre-coeur parfois, pour donner une bonne leçon aux parvenus du PS. Mais qui seraient furieux, disent-ils, si les verts s'alliaient aux bleus. De facto, ils souhaitent donc que les écologistes maintiennent au pouvoir un parti dont ils ne veulent plus... D'autres ont voté Ecolo précisément pour que le PS se retrouve dans l'opposition. Et puis il y a ceux qui pensent encore que le PS est de gauche. Un copain me disait (mais je me demande s'il ne serait pas un peu moqueur): j'aurais bien voulu voter pour un socialiste, mais je n'en ai pas trouvé.
Ce qui est clair, c'est que nous ne sommes plus, quoi qu'essaie de faire croire Di Rupo, dans un rapport gauche-droite où les différences seraient patentes.
En témoignent des dossiers comme le Cora de Mouscron ou le centre de glisse d'Antoing. Voilà deux beaux projets comme les capitalistes les aiment. Ils sont soutenus depuis le début par les socialistes et combattus par les écologistes. Les libéraux s'y opposent.
Les récentes affaires Donfut et Coëme illustrent à merveille le slogan sarkozyste et ultra-libéral "travailler plus pour gagner plus". Or, l'appartenance politique de ces deux élus devrait les classer à gauche.
Un copain, qui a exercé d'importantes responsabilités au sein du PS et qui en a claqué la porte il y a quelques années, me disait qu'il souhaitait voir le PS dans l'opposition, pour qu'il s'y refasse une santé, soigne sa gangrène et se recentre sur ses valeurs. Il va même jusqu'à souhaiter que le PS se saborde, fasse le tri parmi ses membres et surtout ses représentants, pour mieux renaître en vrai parti de gauche.
Personnellement, en fonction des valeurs socialistes qui sont les miennes, je pencherais plutôt pour l'olivier, soit une coalition de centre-gauche. Pour autant que le PS soit enfin capable d'entrer de plain-pied dans le XXIe siècle avec ce que cela implique d'éthique. Parlant des pratiques du député-bourgmestre Guy Coëme, Elio Di rupo parle - une fois de plus! - de "pratiques du passé", de "vieille école". Le problème, c'est que tant d'élus du PS, et ce n'est pas une question de génération, sont de la vieille école, que leurs intérêts personnels les dépassent. Combien de cas Donfut ou Coëme existent-ils encore? Le problème est que le Ps est devenu un parti d'occupation du pouvoir à tout prix. Y compris celui de perdre le sens des priorités, des valeurs et de l'éthique. Est-il encore en capacité, aujourd'hui, de prouver le contraire?

lundi 8 juin 2009

Quelques considérations post-électorales

Michel Daerden a fait plus de 63000 voix. Quelqu'un peut-il m'expliquer comment cet homme peut réunir plus de 2 voix? J'en reste sans.

Etre fille de
J'évoquais dernièrement le népotisme en politique. Elodie Bauwens a fait 1101 voix sur le canton d'Antoing. Et personne ne la connaît, me dit-on, à moi qui ne la connais pas. Sauf que son père est maïeur d'Antoing. On voit par là qu'il peut être utile d'être la fille de son père.

Dernières images de campagne très touchantes dans le Courrier de l'Escaut d'aujourd'hui:
- Lulu promène Lily dans sa poussette, affiche du Ps au vent. Ludivine Dedonder était candidate, Lily est son inséparable bichon. Un grand moment d'émotion!
- Paulo, lui, se promenait au volant de son tricycle sponsorisé par BMW. "Tout simplement."
- Et Rudy et les militants Ps se baladaient en cuistax.
A Tournai, c'était carnaval en juin.
Ceci dit, si c'est bien la famille de la gauche, au sens large, qui fut à l'origine du concept et de la mise en oeuvre de l'éducation permanente, il faut bien constater que certaines composantes de cette "gauche" en sont aujourd'hui bien loin. Quand le message politique donne dans le show gentillet, voire niais, c'est qu'on continue à prendre les gens pour des cons pour capter leurs voix. A mille lieues de toute démarche d'éducation permanente.

Génération zappeurs
Détrompez-moi si je me trompe, mais il me semble que Jean-Luc Crucke est député fédéral, élu voilà deux ans et pour deux ans encore. Jean-Marc Delizée est secrétaire d'Etat au fédéral et Paul Magnette est ministre fédéral. André Flahaut est député fédéral et Olga Zrihen est sénatrice. Et j'en oublie sans doute. Et les voilà tous élus au Parlement wallon. Ont-ils donc un appétit gargantuesque de reconnaissance? Ils vont faire quoi demain? Démissionner? De quel mandat? On comprend par là qu'il serait temps de fusionner les élections régionales, fédérales et européennes.

Le service Com du Ps a bien joué hier, en amenant Elio Di Rupo à prendre la parole à 19h32 depuis le boulevard de l'Empereur. Juste après le début du JT de la RTBF. Une jeune journaliste était en direct du QG Ecolo. Elle s'est fait grossièrement couper la parole par sa collègue en studio. Le président du
parti-qui-n'a-pas-perdu-autant-qu'on-le-pensait-donc-qui-a
-quasiment-gagné (*) devait absolument avoir la parole avant les vainqueurs. La dictature des présidents de partis vous donne des émissions insupportables à suivre.
(*) Symptomatique, cette phrase d'un militant Ps dans Vers l'Avenir aujourd'hui: "La victoire ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de changement". La victoire? Au Ps, la méthode Coué et la positive attitude restent d'application. A tous les étages.

Aux élections, tout le monde gagne!

A entendre les commentaires des têtes (pensantes) des partis hier soir, tout le monde a gagné. Il y a ceux qui font un vrai bond en avant, ceux qui se tassent, ceux qui ne bougent pas (ou si peu!) et ceux qui perdent mais moins que ce qu'ils craignaient. Mais quel bonheur que ces élections! On devrait en organiser tous les ans!
Deux grands motifs de (vraie) réjouissance en tout cas:
- la poussée verte, pas seulement dans la partie francophone de Belgique, mais aussi en France où Europe Ecologie talonne un PS en totale perte de vitesse (ce dont je ne me réjouis pas pour la gauche!);
- la disparition chez nous de l'extrême droite: on avait beau savoir que les militants et les rares élus fachos perdaient leur tout aussi rare énergie à se disputer, on redoutait toujours qu'ils ne continuent à ramasser les voix des électeurs qui "veulent donner une leçon aux autres" (sans qu'on sache d'ailleurs en quoi soutenir des partis fascistes permette de faire avancer la démocratie).
A propos de démocratie, une remarque aux journalistes et politologues qui ne cessent de parler de "L"' électeur: "l'électeur a choisi", "l'électeur a été clair", " il faut tenir compte du signal de l'électeur"... Ce singulier pour le moins réducteur m'apparaît comme une négation de la démocratie par essence plurielle.
Il y a donc des électeurs, nombreux, qui ont continué à soutenir "leur" Ps (comme l'écrit un éditorialiste), malgré le climat affairiste qui y règne. Peut-être les imprécations du président ("sans nous, ce sera un bain de sang social") ont-elles effectivement fait peur aux électeurs socialistes. Peut-être les sondages qui s'annoncaient catastrophiques pour le Ps ont-ils convaincu certains d'entre eux de rester fidèles à leur parti. Peut-être des intérêts personnels ont-ils prévalu (voir à ce propos, la lettre qu'a envoyée à son personnel le greffier du conseil provincial du Hainaut). Peut-être Rudy Demotte et tous les partis socialistes de Tournai ont-ils rassuré les électeurs sur leur capacité à pédaler en circulant en cuistax dans les rues de la ville.
Il y a d'autres électeurs, nombreux, qui ont soutenu les écologistes dans leur volonté de réformer radicalement la gouvernance et de s'attaquer sérieusement au problème énergétique et environnemental.
Et puis, il y a ceux, nombreux également qui suivent ou la voie libérale (mais moins nombreux que ne l'espérait l'arrogant Reynders) ou la voie humaniste.
Reste maintenant à composer des majorités. Et là, Ecolo a une belle carte à jouer, en n'acceptant d'embarquer dans une majorité en Wallonie qu'à la condition que de nouvelles règles de gouvernance soient édictées: fin du cumul des mandats et de l'absentéisme parlementaire, nettoyage dans les intercommunales, suppresson - à terme - des provinces, interdiction de passage d'une assemblée parlementaire à l'autre, etc.
Le président du Ps annonce une fois de plus (aujourd'hui plus qu'hier?) qu'il va "entamer de grands travaux d'éthique".
C'est le moment de vérifier s'il y a - enfin! - une vraie volonté derrière les mots. Alors, on pourrait enfin espérer un renouveau en Wallonie, avec une majorité de centre-gauche. Aujourd'hui, on peut y croire. Les écologistes sont en position de force pour imposer ce changement.

jeudi 28 mai 2009

Les candidats que je soutiens...

... sont restés très verts!

Au Parlement européen


MARIE-CHRISTINE LEFEBVRE
3e SUPPLEANTE


Plus d’écologie, de justice sociale, de démocratie,
un souffle Vert pour l’Europe aujourd’hui et demain

Une Europe où nos enfants vivront mieux demain qu’aujourd’hui. Avec les Verts, c’est possible.
La triple crise actuelle (économique, sociale, climatique) est une occasion unique de changer de politique, de mettre fin à la libéralisation à tout prix.
Personnellement, je m’engage à défendre les services publics si je suis élue le 7 juin.
Leur marchandisation a déjà fait beaucoup de dégâts, en termes d’emplois et de qualité de service. La poste, le chemin de fer, l’éducation, la santé, la culture doivent répondre aux besoins des citoyens. Pas aux lois du marché !

Pour la contacter :
marie-christine.lefebvre@ecolo-tournai.be

Au Parlement wallon

MARC GUILMIN

5e effectif


Fort d’une longue expérience de militant Ecolo, de professeur de langues, de directeur d’école et de responsable pédagogique dans l’enseignement pour adultes, je choisis avec l’équipe régionale de porter un message fort.
Ensemble, osons des projets du 21e siècle respectueux du développement durable et de la bonne gouvernance. Contribuons à améliorer la qualité de l’éducation, de l’enseignement, de la formation, rendons confiance aux acteurs et défendons l’émancipation socioculturelle par davantage de responsabilisation.
La crise a frappé : tournons nous enfin vers d’autres filières d’emplois pour un avenir meilleur.

Pour le contacter :
fb603320@skynet.be

Au Parlement wallon

INGRID DELMOT-VAN HOORDE
7e effective

L’écologie permet de faire des économies. Petits gestes tout simples contre le gaspillage ou techniques sophistiquées d’utilisation rationnelle de l’énergie. Nombreux sont les citoyens, les administrations et les entrepreneurs qui appliquent l’écologie au quotidien. Les économies potentielles sont importantes. Ecolo propose des solutions qui permettent d’allier confort de vie, respect de l’environnement et économies substantielles. Pour la planète, c’est tout bénéfice !
Ecolo peut aider administrations, entreprises et citoyens par des systèmes de tiers- investisseurs ou de partenariats public-ménages.
Ecolo : pour un confort respectueux de l’environnement !

Pour la contacter :
idelmot@gmail.com

LISTE ECOLO n° 10

En savoir plus :
www.ecolo.be