Il est imbattable. Le Père Ubu ne perd jamais. Ce sont les autres qui perdent. Si son nom avait figuré sur les listes, les Républicains auraient connu "une victoire écrasante". Hélas, les candidats de son parti n'étaient pas à la hauteur. Entendez : à sa hauteur. Mais qui est capable de s'élever aussi haut sinon Lui ?
La lourde défaite républicaine est bien la sienne. Il est bien le seul à (faire semblant de) ne pas le croire. Et si elle est rassurante sur l'état de la démocratie américaine elle ne l'est pas pour autant sur l'état du monde. Tous les observateurs s'accordent à dire que la capacité de nuisance de Trump sur la scène internationale restera entière et qu'elle pourrait même être pire. Tant l'animal acculé peut être plus dangereux encore qu'il ne l'était. "Il faudra donc se méfier du « canard boiteux » en colère", affirmait ce matin Pierre Haski sur France Inter (1).
En attendant, oui, on peut se réjouir de la vitalité de la démocratie et se dire qu'aucune issue n'est inéluctable. Orban est tombé, Bolsonaro fils n'a pas réussi à prendre le pouvoir, Trump trébuche et la fin de son ère est déjà visible. Le fatalisme n'est pas de mise. On peut battre les populistes. Le mieux étant plutôt de les empêcher d'accéder au pouvoir.
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