En été, on a droit à la météo des plages. En hiver, à celle des pistes de ski. Pendant un moment, la RTBF radio nous a proposé la météo des routes. Comme si le temps y était différent qu'ailleurs dans le pays. Je découvre maintenant sur Euronews la météo des aéroports. On voit par là qu'on n'arrête pas le progrès. A quand la météo des pistes cyclables?
samedi 26 juin 2010
vendredi 25 juin 2010
Rire jaune
Le difficile exercice de l'humour... Didier Porte et Stéphane Guillon viennent d'en faire les frais. Les voilà congédiés de France Inter.
Les arguments avancés par les différentes parties pour se justifier ou se défendre ne sont guère, à mon humble sens, convaincants. D'un côté comme de l'autre. Philippe Val, directeur de France Inter, estime que l'humour n'a pas sa place dans la tranche d'info du matin. Une explication qui n'en est évidemment pas. Toutes les radios ont la leur. Et France Inter en particulier. Stéphane Guillon rétorque qu'on ne vire pas quelqu'un qui fait une audience de deux millions d'auditeurs. Si les chiffres d'audience deviennent la référence ultime, on pourrait alors considérer le foot comme plus intéressant que Molière ou Handke et "Bienvenue chez les Ch'tis" aurait dû recevoir sept oscars.
J'avoue qu'il y a longtemps que je n'avais plus écouté ni Porte ni Guillon. Je les trouvais drôles, vifs, vigoureux dirais-je, féroces souvent. J'appréciais leur style, leurs formules, leur maîtrise de la langue. Mais le ton devenait trop souvent, à mon sens, plus que féroce, méchant et blessant. Volontairement. De l'humour de boxeur. On sentait bien depuis un bon moment qu'on était dans la surenchère et on se doutait quelle serait l'issue du bras de fer entre eux et la paire Hees-Val, à la tête de Radio France et de France Inter. Dans ce combat, c'est toujours le directeur qui finira par craquer et qui perdra. A tous les coups. Accusé de censurer la liberté d'expression, de protéger le pouvoir. A tort ou à raison.
Ce midi, à la fin du "Fou du roi", sur France Inter, il en était encore question. Un intervenant (que je n'ai pas identifié) affirmait que virer un humoriste de la radio parce qu'il fait de l'humour serait comme virer d'une école de chant une chanteuse parce qu'elle y chante. La comparaison me semble trop facile et impropre. Ce serait plutôt comme virer une chanteuse d'un opéra parce qu'elle chante faux. Le tout étant, je suis bien d'accord, de se mettre d'accord sur ce qu'on considère comme faux.
Voilà Val poursuivi par le syndrôme Siné qu'il a viré de Charlie Hebdo quand il en assumait la direction. A force de taper sur tout et tout le monde, Siné en avait fini par ne plus être drôle. Mais la censure ne rapporte rien au censeur. Elle sert bien le censuré. Siné a lancé son hebdo avec l'aide de nombreux autres humoristes. Les salles de Guillon et Porte seront encore plus pleines.
On peut rire de tout, disait Desproges (qui n'a jamais donné dans l'humour un peu populiste et parfois trop facile auquel on a affaire ici). Mais pas avec n'importe qui, a-t-il ajouté en recevant Le Pen au Tribunal des Flagrants Délires. La question ici, c'est: peut-on rire et faire rire n'importe comment? Quelles sont les limites de l'humour? Quand devient-il insultant? Ou agressif? Ou con malgré son semblant d'intelligence? Il est toujours plus facile d'être du côté des moqueurs. C'est moi qui le dis. Aujourd'hui, j'imagine que le politiquement correct doit consister à défendre les politiquement incorrects. Je ne défend pas Hees et Val, mais je n'arrive pas à être politiquement correct.
Une citation de Montaigne pour terminer, à l'adresse tant des humoristes que de ceux qui les ont virés et de ceux qu'ils brocardent: "Sur le plus beau trône du monde, on n'est jamais assis que sur son cul".
Les arguments avancés par les différentes parties pour se justifier ou se défendre ne sont guère, à mon humble sens, convaincants. D'un côté comme de l'autre. Philippe Val, directeur de France Inter, estime que l'humour n'a pas sa place dans la tranche d'info du matin. Une explication qui n'en est évidemment pas. Toutes les radios ont la leur. Et France Inter en particulier. Stéphane Guillon rétorque qu'on ne vire pas quelqu'un qui fait une audience de deux millions d'auditeurs. Si les chiffres d'audience deviennent la référence ultime, on pourrait alors considérer le foot comme plus intéressant que Molière ou Handke et "Bienvenue chez les Ch'tis" aurait dû recevoir sept oscars.
J'avoue qu'il y a longtemps que je n'avais plus écouté ni Porte ni Guillon. Je les trouvais drôles, vifs, vigoureux dirais-je, féroces souvent. J'appréciais leur style, leurs formules, leur maîtrise de la langue. Mais le ton devenait trop souvent, à mon sens, plus que féroce, méchant et blessant. Volontairement. De l'humour de boxeur. On sentait bien depuis un bon moment qu'on était dans la surenchère et on se doutait quelle serait l'issue du bras de fer entre eux et la paire Hees-Val, à la tête de Radio France et de France Inter. Dans ce combat, c'est toujours le directeur qui finira par craquer et qui perdra. A tous les coups. Accusé de censurer la liberté d'expression, de protéger le pouvoir. A tort ou à raison.
Ce midi, à la fin du "Fou du roi", sur France Inter, il en était encore question. Un intervenant (que je n'ai pas identifié) affirmait que virer un humoriste de la radio parce qu'il fait de l'humour serait comme virer d'une école de chant une chanteuse parce qu'elle y chante. La comparaison me semble trop facile et impropre. Ce serait plutôt comme virer une chanteuse d'un opéra parce qu'elle chante faux. Le tout étant, je suis bien d'accord, de se mettre d'accord sur ce qu'on considère comme faux.
Voilà Val poursuivi par le syndrôme Siné qu'il a viré de Charlie Hebdo quand il en assumait la direction. A force de taper sur tout et tout le monde, Siné en avait fini par ne plus être drôle. Mais la censure ne rapporte rien au censeur. Elle sert bien le censuré. Siné a lancé son hebdo avec l'aide de nombreux autres humoristes. Les salles de Guillon et Porte seront encore plus pleines.
On peut rire de tout, disait Desproges (qui n'a jamais donné dans l'humour un peu populiste et parfois trop facile auquel on a affaire ici). Mais pas avec n'importe qui, a-t-il ajouté en recevant Le Pen au Tribunal des Flagrants Délires. La question ici, c'est: peut-on rire et faire rire n'importe comment? Quelles sont les limites de l'humour? Quand devient-il insultant? Ou agressif? Ou con malgré son semblant d'intelligence? Il est toujours plus facile d'être du côté des moqueurs. C'est moi qui le dis. Aujourd'hui, j'imagine que le politiquement correct doit consister à défendre les politiquement incorrects. Je ne défend pas Hees et Val, mais je n'arrive pas à être politiquement correct.
Une citation de Montaigne pour terminer, à l'adresse tant des humoristes que de ceux qui les ont virés et de ceux qu'ils brocardent: "Sur le plus beau trône du monde, on n'est jamais assis que sur son cul".
mardi 22 juin 2010
Anastasia versus Shahrâzâd
Les Mille et Une Nuits doivent être interdits parce qu'ils ont l'outrecuidance d' "offenser la décence publique et d'encourager le vice et le péché". C'est ce qu'estiment des avocats islamistes qui en ont demandé l'interdiction en Egypte. Le Vif de ce 18 juin nous l'apprend. Le Syndicat des écrivains arabes a cont(r)e-attaqué et déposé une plainte pour atteinte au patrimoine. On savait déjà que l'Egypte n'était pas vraiment un modèle de tolérance: les homosexuels y valsent en prison. Sans doute, parce qu'ils "offensent la décence publique". On sait maintenant aussi que la censure se porte bien: Millenium, un roman de la féministe égyptienne Nawal el-Saadawi et Le Monde arabe, un livre de Mohamed Kacimi destiné aux enfants, y ont déjà été interdits.
L'article du Vif n'explique pas ce que les islamistes trouvent indécent dans les Mille et Une Nuits. Sûrement pas les scènes (bien pudiques) d'amour! Encore moins les invocations à Dieu! J'ai trouvé: ce doit être les batailles des musulmans contre les chrétiens: "Pendant ce temps, le combat faisait rage. Les musulmans, enveloppant les Infidèles, les chargèrent avec pugnacité et brisèrent net l'élan de ces suppôts de l'impiété et de la dépravation. (...) La journée se solda par plus de cent mille morts chez les pourceaux de Byzantins." (p. 404)
Ou encore "les sabres taillant dans les chairs" (p. 394) ou les tortures: "je t'arracherai la langue pour la fourrer dans ton vagin!" (p. 302)
L'article du Vif n'explique pas ce que les islamistes trouvent indécent dans les Mille et Une Nuits. Sûrement pas les scènes (bien pudiques) d'amour! Encore moins les invocations à Dieu! J'ai trouvé: ce doit être les batailles des musulmans contre les chrétiens: "Pendant ce temps, le combat faisait rage. Les musulmans, enveloppant les Infidèles, les chargèrent avec pugnacité et brisèrent net l'élan de ces suppôts de l'impiété et de la dépravation. (...) La journée se solda par plus de cent mille morts chez les pourceaux de Byzantins." (p. 404)
Ou encore "les sabres taillant dans les chairs" (p. 394) ou les tortures: "je t'arracherai la langue pour la fourrer dans ton vagin!" (p. 302)
On se calme avec un extrait apaisant:
"L'effroi les fit descendre. Elle s'étendit sur le dos, écarta les cuisses:
- Frappez hardiment de la lance, leur dit-elle. Donnez-moi la charge ou je le tire de son sommeil.
Shâhriyâr, terrorisé, demanda à son frère d'obtempérer.
- Je n'en ferai rien si tu ne le fais d'abord, répondit Shâh Zamân.
Ils étaient ainsi à se disputer pour savoir qui la baiserait le premier:
- Qu'avez-vous donc à vous chamailler de la sorte? gronda-t-elle. Obéissez ou je le réveille.
Effrayés, ils s'exécutèrent l'un après l'autre.
- Mes compliments, leur dit-elle, en sortant de son corsage une bourse qui contenait un collier fait de quatre-vingt-dix-huit bagues de couleurs et de formes différentes. Savez-vous ce que sont ces bagues? demanda-t-elle.
- Non, répondirent-ils.
- Tous ceux qui les portaient, expliqua-t-elle, ont couché avec moi sous le nez et à la barbe de ce démon cornu. Donnez-moi vos anneaux à votre tour puisque vous m'avez baisée." (pp.39-40)
Un dernier petit texte pour nos censeurs islamistes pour leur démontrer que si, c'est vrai, les Mille et Une Nuits recèlent de nombreux textes cruels, il en est aussi de très beaux:
" Croupe lourde qui se balance,chair tendre et sein délicat.
Elle sait réprimer son émoi
alors que je ne le puis pas.
Et ses suivantes l'escortent
comme un roi en sa majesté.
Gageons qu'à la lecture de ce texte, les islamistes sauront réprimer leur émoi.
Les textes cités sont extraits de "Les Mille et Une Nuits I", Folio classique 2256, édition de Jamel Eddine Bencheickh et André Miquel.
lundi 21 juin 2010
Petit jeu du jour
"A force d'être infantilisés, encensés, protégés du monde extérieur et de ses réalités triviales, les (?) courent le risque de se prendre pour ce qu'ils ne sont pas et d'ajouter le mépris à l'ignorance, la fatuité à l'immaturité, la suffisance et le cynisme à un manque cruel d'éducation, de culture et d'intelligence."
"Certains dont l'ego a remplacé le cerveau et qui n'ont manifestement pas les moyens intellectuels, ni l'éducation suffisante pour se ressaisir, en ont profité jusqu'à l'écoeurement, sans se rendre compte de la désillusion qu'ils causaient chez leurs jeunes (?)."
Par quoi remplacer le premier point d'interrogation dans ces phrases de Jean-Claude Matgen dans LLB de ce jour? Ceux qui ont répondu "joueurs de football (français)" ont gagné. Mais on ne peut décemment refuser la réponse à ceux qui auraient proposé " élus du MR" ou " membres du Ps liégeois".
Pour le deuxième point d'interrogation, il fallait répondre "supporters". Mais "électeurs" est parfaitement acceptable.
"Certains dont l'ego a remplacé le cerveau et qui n'ont manifestement pas les moyens intellectuels, ni l'éducation suffisante pour se ressaisir, en ont profité jusqu'à l'écoeurement, sans se rendre compte de la désillusion qu'ils causaient chez leurs jeunes (?)."
Par quoi remplacer le premier point d'interrogation dans ces phrases de Jean-Claude Matgen dans LLB de ce jour? Ceux qui ont répondu "joueurs de football (français)" ont gagné. Mais on ne peut décemment refuser la réponse à ceux qui auraient proposé " élus du MR" ou " membres du Ps liégeois".
Pour le deuxième point d'interrogation, il fallait répondre "supporters". Mais "électeurs" est parfaitement acceptable.
En tout cas, ça cogne dur. Les bleus vont se compter dans tous ces camps.
Dans celui d'Alexander De Croo aussi, qui se paie une deuxième chute en une semaine. De cheval cette fois. Ah, je trouve ça beau (de cheval).
Presse citron
Ah, la presse! Le quatrième pouvoir, dit-on. Espace de défouloir, parfois. Ces derniers jours, elle m'a sensiblement agacé.
Les déclarations sans intérêt de Jean-Michel Javaux concernant sa vie privée étaient des réponses à des questions stupides posées par des journalistes. Ces réponses sont aussitôt exploitées par d'autres journalistes pour le condamner. Selon certains (la Libre Belgique notamment), c'était là ce qu'il fallait retenir de sa campagne. Je me souviens qu'étant candidat, j'avais été sollicité pour répondre à des questions tout aussi idiotes: vin ou bière? moules ou frites? slip ou caleçon? brune ou blonde?). J'avais manifesté auprès de la journaliste mon peu d'intérêt pour ce genre de question. mais elles étaient posées à tous les autres candidats et ils y avaient tous répondu, m'avait-elle dit. Il s'agissait juste de donner un petit côté sympa au portrait. Alors, pour ne pas paraître bégueule ou pudibond, j'avais accepté...
Je me souviens qu'un de mes amis, qui fut brièvement secrétaire fédéral Ecolo, avait été sollicité, ainsi que ses collègues, pour poser pour des photos mises en scène. Tous trois étaient plus que réticents. Ils avaient fini par accepter, à la condition qu'ils donnent leur accord au moment de la publication et que les photos soient pertinentes par rapport à la thématique abordée dans l'article. Ils n'en ont plus entendu parler. Mais, quelques années plus tard, ils ont retrouvé ces photos dans un article dénonçant les mises en scène auxquelles se livrent les politiques...
Sur le site d'un quotidien belge francophone (j'ai oublié lequel) défilaient le 13 juin au soir les messages twitter d'élus. Karine Lallieux nous faisait savoir qu'elle quittait le plateau de RTL. Puis, qu'elle se rendait sur celui de la RTBF. Voilà ce qu'on appelle une information passionnante.
Le site du journal Le Soir nous invitait à voter pour l'événement majeur de la campagne.
Et voilà que l'Avenir-Courrier de l'Escaut, se substituant à l'enquête publique, lance un référendum pour savoir si nous souhaitons ou non qu'Holcim ouvre une nouvelle carrière.
Au JT de France2, une caméra s'attarde sur des femmes en pleurs qui prient pour leurs disparus dans une église du Var. Elles sont filmées de dos, de profil et - enfin! - de face.
Nord Eclair fait très fort: il publie une lettre anonyme critiquant l'échevin tournaisien de la Mobilité, Michel Leclercq, pour le nouveau plan de mobilité de la ville. Le courrier en question, selon LLB du 19 juin, évoque des menaces d'ordre matériel sur le véhicule de l'échevin. La lettre est signée par le MAL: Mouvement anti-Leclercq. Quand les corbeaux picorent dans le caniveau...
J'arrête là. Je sens que je vais encore me faire des amis parmi les journalistes...
Les déclarations sans intérêt de Jean-Michel Javaux concernant sa vie privée étaient des réponses à des questions stupides posées par des journalistes. Ces réponses sont aussitôt exploitées par d'autres journalistes pour le condamner. Selon certains (la Libre Belgique notamment), c'était là ce qu'il fallait retenir de sa campagne. Je me souviens qu'étant candidat, j'avais été sollicité pour répondre à des questions tout aussi idiotes: vin ou bière? moules ou frites? slip ou caleçon? brune ou blonde?). J'avais manifesté auprès de la journaliste mon peu d'intérêt pour ce genre de question. mais elles étaient posées à tous les autres candidats et ils y avaient tous répondu, m'avait-elle dit. Il s'agissait juste de donner un petit côté sympa au portrait. Alors, pour ne pas paraître bégueule ou pudibond, j'avais accepté...
Je me souviens qu'un de mes amis, qui fut brièvement secrétaire fédéral Ecolo, avait été sollicité, ainsi que ses collègues, pour poser pour des photos mises en scène. Tous trois étaient plus que réticents. Ils avaient fini par accepter, à la condition qu'ils donnent leur accord au moment de la publication et que les photos soient pertinentes par rapport à la thématique abordée dans l'article. Ils n'en ont plus entendu parler. Mais, quelques années plus tard, ils ont retrouvé ces photos dans un article dénonçant les mises en scène auxquelles se livrent les politiques...
Sur le site d'un quotidien belge francophone (j'ai oublié lequel) défilaient le 13 juin au soir les messages twitter d'élus. Karine Lallieux nous faisait savoir qu'elle quittait le plateau de RTL. Puis, qu'elle se rendait sur celui de la RTBF. Voilà ce qu'on appelle une information passionnante.
Le site du journal Le Soir nous invitait à voter pour l'événement majeur de la campagne.
Et voilà que l'Avenir-Courrier de l'Escaut, se substituant à l'enquête publique, lance un référendum pour savoir si nous souhaitons ou non qu'Holcim ouvre une nouvelle carrière.
Au JT de France2, une caméra s'attarde sur des femmes en pleurs qui prient pour leurs disparus dans une église du Var. Elles sont filmées de dos, de profil et - enfin! - de face.
Nord Eclair fait très fort: il publie une lettre anonyme critiquant l'échevin tournaisien de la Mobilité, Michel Leclercq, pour le nouveau plan de mobilité de la ville. Le courrier en question, selon LLB du 19 juin, évoque des menaces d'ordre matériel sur le véhicule de l'échevin. La lettre est signée par le MAL: Mouvement anti-Leclercq. Quand les corbeaux picorent dans le caniveau...
J'arrête là. Je sens que je vais encore me faire des amis parmi les journalistes...
jeudi 17 juin 2010
Il n'y a pas de problème, il n'y a que des journalistes *
Nord Eclair, dans son édition d'hier, nous apprend que le bras droit du bourgmestre d'Antoing, employé communal, a participé vendredi dernier à des distributions de tracts du Ps dans la commune d'Antoing. Il affirme qu'il était cependant en congé à ce moment-là et que c'était donc à titre strictement privé qu'il opérait alors. Le bourgmestre, lui, avait affirmé auparavant que son adjoint travaillait bel et bien le vendredi. Avant de revenir sur ses propres propos, précisant que son bras droit n'a pas d'horaire. "Il s'arrange en fonction de ses besoins." Le plus inquiétant dans cette affaire, si peu étonnante en soi, au vu de tant de pratiques politiques, dans ce parti en particulier, c'est que le bourgmestre n'y voit pas malice. "Cela ne pose pas de problème qu'un employé du Cabinet, payé par la ville, distribue des tracts électoraux aux partisans pendant ses heures?", demande Marie Braquenier. "Pour moi, ce n'est pas un souci, répond le bourgmestre Bauwens. Ces tracts n'étaient pas pour moi, ni même pour un candidat d'Antoing". C'était des tracts de Rudy Demotte en fait. Donc, c'est normal. Nous pouvons en supposer que tous les employés communaux de toutes les communes ont le droit de distribuer des tracts pour Demotte. De toute façon, tout le monde le soutient. Ou presque.
C'est le même bourgmestre qui l'an dernier ne comprenait pas qu'on lui reproche de louer des locaux communaux pour faire office de bureaux pour les promoteurs du projet de "centre de glisse". On était alors en pleine enquête publique. Et la commune était censée rester neutre, en recueillant tous les avis quels qu'ils soient. Etait censée...
C'est le même bourgmestre qui l'an dernier ne comprenait pas qu'on lui reproche de louer des locaux communaux pour faire office de bureaux pour les promoteurs du projet de "centre de glisse". On était alors en pleine enquête publique. Et la commune était censée rester neutre, en recueillant tous les avis quels qu'ils soient. Etait censée...
Allez, vivement le parti unique! Ce sera plus simple pour Bernard Bauwens. Il n'aura plus à répondre aux questions qu'il ne se pose pas. Il est vrai qu'à Antoing, le parti unique n'est pas loin.
* le titre fait référence à une phrase d'un poème de Jacques Prévert: "il n'y a pas de problème, il n'y a que des professeurs".
mercredi 16 juin 2010
Le dilemne
Franchement, je ne voudrais pas être à la place d'Elio Di Rupo, de Rudy Demotte, de Julie Fenandez2, de Laurent Devin, de Maxime Prévot. Elus il y a un an exactement au Parlement wallon, les voilà, les pauvres, aujourd'hui élus à la Chambre fédérale. Et obligés de choisir entre Namur et Bruxelles. Eux qui en juin 2009 nous avaient fait savoir à quel point la région était le choix de leur coeur. C'était là toute leur vie. Ou presque. C'est à ce niveau qu'ils voulaient à toute force s'investir. "Oui, mais c'est vraiment une surprise que cette élection", déclare Julie Fernandez2. Je ne pensais vraiment pas être élue." Elle va donc, comme ses cinq autres collègues, démissionner d'un de ses mandats. Renoncer au mandat fédéral en affirmant qu'ils n'étaient sur la liste qu'en soutien reviendrait à dire à leurs électeurs qu'ils n'avaient pas à voter pour eux. Et renoncer à leur mandat régional reviendrait à nier leurs électeurs de l'an dernier. C'est tout bénéfice évidemment pour leurs suppléants placés dans un fauteuil. S'étonnera-t-on des critiques à l'égard de la démocratie? Vivement, une seule élection aux différents niveaux de pouvoir!
lundi 14 juin 2010
Ils ont voté... et puis après?
Quelques commentaires post-électoraux. Subjectifs. Totalement subjectifs.
"C'est un pays qui me débèqu'te
Pas moyen de se faire anglais
Ou suisse ou con ou bien insecte
Partout ils sont confédérés...
Faut les voir à la télé-urne
Ces vespasiens de l'isoloir
Et leur bulletin dans les burnes
Et le mépris dans un placard
Ils ont voté... et puis après?
Dans une France socialiste
Je mettrais ces fumiers debout
A fumer les scrutins de liste
Jusqu'au mégot de mon dégoût
Et puis assis sur une chaise
Un ordinateur dans l'gosier
Ils chanteraient la Marseillaise
Avec des cartes perforées
Le jour de gloire est arrivé"
(Léo Ferré: Ils ont voté)
Quel beau dimanche pour la NVA! Le triomphe est total. Restera à le gérer, disent les commentateurs. Bart De Wever risque de devoir mettre de l'eau dans son vin s'il veut entrer dans le gouvernement. Au risque de se mettre à dos une part non négligeable de ses électeurs. De Wever croit-il réellement que la Flandre pourrait un jour prochain, ou même plus lointain, prendre son indépendance? L'Union européenne a dû lui envoyer précédemment des messages clairs, lui indiquant qu'il est hors de question qu'une Flandre indépendante soit un jour accueillie dans le grand concert européen. L'Europe des 27 n'est déjà pas une sinécure. Alors, l'Europe des 270 régions... Les Catalans, les Corses, les Bretons, les Basques, les Italiens du Nord, les Ecossais et tous les régionalistes que j'ignore encore ont déjà tous le nez au balcon. Ils frétillent comme des gardons.
Et puis la Flandre prendrait-elle son indépendance en abandonnant aux Francophones Bruxelles et tout ce que représente cette ville sur le plan international? Difficile à croire qu'on n'ait pas surtout eu affaire à une grande entreprise de musculation.
Une réflexion par rapport à l'électorat: de récents sondages en Flandre indiquaient que seuls 10% des Flamands seraient favorables à une scission de la Belgique. Mais 30% votent pour la NVA séparatiste. Cherchez l'erreur.
Quel beau dimanche pour le Ps. Les sourires paient. Elio est à nouveau empereur. Elio Di Rupo, c'est celui-là même qui se faisait élire en 2007 au Parlement fédéral. Pour en démissionner deux ans plus tard parce qu'il s'était fait élire au Parlement wallon. Un an plus tard, c'est-à-dire demain, il va en démissionner puisqu'il s'est à nouveau fait élire au Parlement fédéral. Et le Ps se présente comme un garant de stabilité. C'est sûr: Elio Di Rupo est l'incarnation même de la stabilité, capable d'assurer ses responsabilités jusqu'au bout et ne prenant pas ses électeurs pour des veaux!
Michel Daerden triomphe aussi à nouveau. Interrogé par RTL hier soir, il savourait son succès: lui en queue de liste a fait bien plus de voix qu'Alain Mathot, tête de liste. "Alain a joué, il a perdu", a-t-il déclaré de cette voix pâteuse qui, paraît-il, fait son charme. A la place d'Alain Mathot, je demanderais une protection rapprochée. A la RTBF, François De Brigode éclatait de rire, parce que Daerden l'interpellait par son prénom. De mon côté, je cherchais en vain une raison de rire. La question, après chaque élection, reste entière: comment cet individu fait-il un tel paquet de voix (72.000 cette année, si j'ai bien lu - c'est 71.999 d'inexpliquables)? Aux yeux de certains, cet homme apparaitrait chaleureux, paraît-il. Il me glace. Et on s'étonnera que les Flamands ne comprennent pas les Wallons. Je me sentais Flamand. Un souffle venu de Russie sortait de la télé. Là-dessus, j'ai repris un verre de vin.
Au JT de la RTBF ce soir, Thomas Gadisseux, face au palais royal, nous parle d'un parti de centre-droite d'un côté, d'un parti de gauche de l'autre. Ce qui me réjouit, c'est l'optimisme de ce jeune homme. Ne pas vouloir voir que la NVA est solidement ancrée à droite et que le Ps est un parti d'une vague gauche (ou d'une gauche vague), c'est faire preuve ou de naïveté ou d'incapacité d'analyse. Biffez la mention inutile, s'il échet.
Une raison de se réjouir. Quand même! Le FN disparaît totalement du côté francophone. Et le Vlaams Blokbelang perd un tiers de ses sièges. Je le disais: quel beau dimanche!
Et puis la Flandre prendrait-elle son indépendance en abandonnant aux Francophones Bruxelles et tout ce que représente cette ville sur le plan international? Difficile à croire qu'on n'ait pas surtout eu affaire à une grande entreprise de musculation.
Une réflexion par rapport à l'électorat: de récents sondages en Flandre indiquaient que seuls 10% des Flamands seraient favorables à une scission de la Belgique. Mais 30% votent pour la NVA séparatiste. Cherchez l'erreur.
Quel beau dimanche pour le Ps. Les sourires paient. Elio est à nouveau empereur. Elio Di Rupo, c'est celui-là même qui se faisait élire en 2007 au Parlement fédéral. Pour en démissionner deux ans plus tard parce qu'il s'était fait élire au Parlement wallon. Un an plus tard, c'est-à-dire demain, il va en démissionner puisqu'il s'est à nouveau fait élire au Parlement fédéral. Et le Ps se présente comme un garant de stabilité. C'est sûr: Elio Di Rupo est l'incarnation même de la stabilité, capable d'assurer ses responsabilités jusqu'au bout et ne prenant pas ses électeurs pour des veaux!
Michel Daerden triomphe aussi à nouveau. Interrogé par RTL hier soir, il savourait son succès: lui en queue de liste a fait bien plus de voix qu'Alain Mathot, tête de liste. "Alain a joué, il a perdu", a-t-il déclaré de cette voix pâteuse qui, paraît-il, fait son charme. A la place d'Alain Mathot, je demanderais une protection rapprochée. A la RTBF, François De Brigode éclatait de rire, parce que Daerden l'interpellait par son prénom. De mon côté, je cherchais en vain une raison de rire. La question, après chaque élection, reste entière: comment cet individu fait-il un tel paquet de voix (72.000 cette année, si j'ai bien lu - c'est 71.999 d'inexpliquables)? Aux yeux de certains, cet homme apparaitrait chaleureux, paraît-il. Il me glace. Et on s'étonnera que les Flamands ne comprennent pas les Wallons. Je me sentais Flamand. Un souffle venu de Russie sortait de la télé. Là-dessus, j'ai repris un verre de vin.
Au JT de la RTBF ce soir, Thomas Gadisseux, face au palais royal, nous parle d'un parti de centre-droite d'un côté, d'un parti de gauche de l'autre. Ce qui me réjouit, c'est l'optimisme de ce jeune homme. Ne pas vouloir voir que la NVA est solidement ancrée à droite et que le Ps est un parti d'une vague gauche (ou d'une gauche vague), c'est faire preuve ou de naïveté ou d'incapacité d'analyse. Biffez la mention inutile, s'il échet.
Une raison de se réjouir. Quand même! Le FN disparaît totalement du côté francophone. Et le Vlaams Blokbelang perd un tiers de ses sièges. Je le disais: quel beau dimanche!
"C'est un pays qui me débèqu'te
Pas moyen de se faire anglais
Ou suisse ou con ou bien insecte
Partout ils sont confédérés...
Faut les voir à la télé-urne
Ces vespasiens de l'isoloir
Et leur bulletin dans les burnes
Et le mépris dans un placard
Ils ont voté... et puis après?
Dans une France socialiste
Je mettrais ces fumiers debout
A fumer les scrutins de liste
Jusqu'au mégot de mon dégoût
Et puis assis sur une chaise
Un ordinateur dans l'gosier
Ils chanteraient la Marseillaise
Avec des cartes perforées
Le jour de gloire est arrivé"
(Léo Ferré: Ils ont voté)
samedi 12 juin 2010
Allez voter (pour un parti démocratique)! 16 (et dernier)
Chaque jour jusqu'aux élections, une citation pour vous convaincre - s'il le fallait - d'aller voter. Et de bien voter. Sinon, ce serait trop facile.
Allez, aujourd'hui, on solde.
Et avant cela, un conseil, si je peux me permettre: ne votez pas pour celles et ceux qui se sont fait élire dans un parlement régional il y a un an exactement. Et surtout pas pour celles et ceux qui sont aujourd'hui ministres régionaux ou communautaires. Ces candidats à tout qui pensent être candidats atouts. Il y a des limites à l'indécence.
"Antiféministe par idéologie, l’extrême droite exalte une conception de la famille basée sur une logique d’exclusion et de rejet de l’universalisme. Face à la libération des mœurs (…), dans ce domaine comme dans les autres, l’extrême droite veut apparaître comme une alternative capable de conjurer les peurs du lendemain. La bataille contre l’extrême droite est tout à la fois politique, idéologique et culturelle. On ne peut ignorer aucune de ces dimensions."
Hugues Le Paige : Le désarroi démocratique – L’extrême droite en Belgique
"POPULISME
Doctrine consistant à plaire au peuple, à épouser toutes ses querelles. Du coup, le populisme est populaire, c’est même son essence.
« Mes idées sont les vôtres. » (Ségolène Royal, printemps 2006)
REM. Il existe un populisme de gauche et un populisme de droite.
SYN. Démagogie."
Nathalie Segaunes et Dominique de Montvalon :
Dico inespéré de la gauche, Le Parisien – Aujourd’hui en France, 2007
"Le paradoxe est bien là : l’exigence de moralité (voire le moralisme, de l’opinion publique) est ambiguë et variable. Et il en fut toujours ainsi : le même citoyen bruxellois pouvait vilipender les partis « pourris par l’argent » et revoter pour le énième fois en faveur d’un candidat - ancien Premier ministre – condamné par la justice comme étant le « champion toute catégorie de la fraude fiscale », « viscéralement fraudeur », dit un jour un magistrat à son propos. La fraude étant dans ce cas valorisée comme un bon tour joué à l’Etat. Le populisme a deux versants : il est la manifestation du rejet virulent de la politique et l’expression de la complaisance roublarde vis-à-vis des fraudeurs. (…)
Comme si la « proximité de terrain » était retournée par ses acteurs contre les Institutions (avec un grand I) lointaines que sont la Justice et les appareils politiques centraux."
Hugues Le Paige : Vive la politique !
Allez, aujourd'hui, on solde.
Et avant cela, un conseil, si je peux me permettre: ne votez pas pour celles et ceux qui se sont fait élire dans un parlement régional il y a un an exactement. Et surtout pas pour celles et ceux qui sont aujourd'hui ministres régionaux ou communautaires. Ces candidats à tout qui pensent être candidats atouts. Il y a des limites à l'indécence.
"Antiféministe par idéologie, l’extrême droite exalte une conception de la famille basée sur une logique d’exclusion et de rejet de l’universalisme. Face à la libération des mœurs (…), dans ce domaine comme dans les autres, l’extrême droite veut apparaître comme une alternative capable de conjurer les peurs du lendemain. La bataille contre l’extrême droite est tout à la fois politique, idéologique et culturelle. On ne peut ignorer aucune de ces dimensions."
Hugues Le Paige : Le désarroi démocratique – L’extrême droite en Belgique
"POPULISME
Doctrine consistant à plaire au peuple, à épouser toutes ses querelles. Du coup, le populisme est populaire, c’est même son essence.
« Mes idées sont les vôtres. » (Ségolène Royal, printemps 2006)
REM. Il existe un populisme de gauche et un populisme de droite.
SYN. Démagogie."
Nathalie Segaunes et Dominique de Montvalon :
Dico inespéré de la gauche, Le Parisien – Aujourd’hui en France, 2007
"Le paradoxe est bien là : l’exigence de moralité (voire le moralisme, de l’opinion publique) est ambiguë et variable. Et il en fut toujours ainsi : le même citoyen bruxellois pouvait vilipender les partis « pourris par l’argent » et revoter pour le énième fois en faveur d’un candidat - ancien Premier ministre – condamné par la justice comme étant le « champion toute catégorie de la fraude fiscale », « viscéralement fraudeur », dit un jour un magistrat à son propos. La fraude étant dans ce cas valorisée comme un bon tour joué à l’Etat. Le populisme a deux versants : il est la manifestation du rejet virulent de la politique et l’expression de la complaisance roublarde vis-à-vis des fraudeurs. (…)
Comme si la « proximité de terrain » était retournée par ses acteurs contre les Institutions (avec un grand I) lointaines que sont la Justice et les appareils politiques centraux."
Hugues Le Paige : Vive la politique !
vendredi 11 juin 2010
Votez Néandertal
Les courriers volent ces jours-ci. Bas. C'est fou le nombre de responsables politiques qui ignorent les règles. Ou qui se trompent. Ou qui ne l'ont pas fait exprès. Ou qui tombent à cours de timbre.
Il y a eu ce bourgmestre MR (dont j'ai oublié le nom) qui appelle ses concitoyens à voter pour sa femme en utilisant un papier à lettre avec l'en-tête de la commune. Pour ce que ça change, dit-il.
Il y a Claude Eerdekens qui ne rate jamais une occasion de faire parler de lui. Cette fois en envoyant des courriers à en-tête du Parlement wallon en franchise postale. Une franchise réservée aux envois vers l'administration. Oui, mais j'étais en rupture de stock de timbres, se justifie-t-il. Fait-il venir ses timbres de Sao Paulo par bateau ?
Et puis il y a celui qu'on avait presque oublié, l'ineffable José Happart. Il a envoyé un courrier à des centaines de personnes, leur rappelant qu'il est un jour intervenu pour les soutenir dans un dossier et leur demandant de lui renvoyer l'ascenseur en votant pour son ami Michel Daerden. Une attitude contraire au code des élus, lui rappelle celle qui lui a succédé au perchoir du Parlement wallon. De telles pratiques ne sont plus dans l'air du temps, relève la journaliste de RTL. "L'air du temps, ça ne me concerne pas. C'est pas mon problème, l'air du temps", déclare l'ancien belge.
Et pendant ce temps-là, Elio Di Rupo sourit dans tous les débats. Vous lui parlez intérêts notionnels ? Il sourit. Contrôle des chômeurs ? Il sourit. Avenir de la Belgique ? Il sourit. Heureusement que les débats électoraux ne sont pas (encore) coupés par de la pub, on ne s'y retrouverait plus.
Il y a eu ce bourgmestre MR (dont j'ai oublié le nom) qui appelle ses concitoyens à voter pour sa femme en utilisant un papier à lettre avec l'en-tête de la commune. Pour ce que ça change, dit-il.
Il y a Claude Eerdekens qui ne rate jamais une occasion de faire parler de lui. Cette fois en envoyant des courriers à en-tête du Parlement wallon en franchise postale. Une franchise réservée aux envois vers l'administration. Oui, mais j'étais en rupture de stock de timbres, se justifie-t-il. Fait-il venir ses timbres de Sao Paulo par bateau ?
Et puis il y a celui qu'on avait presque oublié, l'ineffable José Happart. Il a envoyé un courrier à des centaines de personnes, leur rappelant qu'il est un jour intervenu pour les soutenir dans un dossier et leur demandant de lui renvoyer l'ascenseur en votant pour son ami Michel Daerden. Une attitude contraire au code des élus, lui rappelle celle qui lui a succédé au perchoir du Parlement wallon. De telles pratiques ne sont plus dans l'air du temps, relève la journaliste de RTL. "L'air du temps, ça ne me concerne pas. C'est pas mon problème, l'air du temps", déclare l'ancien belge.
Et pendant ce temps-là, Elio Di Rupo sourit dans tous les débats. Vous lui parlez intérêts notionnels ? Il sourit. Contrôle des chômeurs ? Il sourit. Avenir de la Belgique ? Il sourit. Heureusement que les débats électoraux ne sont pas (encore) coupés par de la pub, on ne s'y retrouverait plus.
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