Les fleuves souffrent, eux aussi, du réchauffement climatique. Le Rhin vient d'atteindre son niveau le plus bas, du jamais vu (1). Le plus long fleuve d'Europe, le Danube, a lui aussi atteint la côte d'alerte. En juillet, son niveau a chuté des deux tiers, avec des conséquences catastrophiques. La Hongrie a dû fermer son unique réacteur nucléaire faute de pouvoir le refroidir. Il fournit 40% de la production d'électricité hongroise. Des usines ont dû réduire leur production, à cause d'un manque d'électricité. En Roumanie, une centrale nucléaire a été partiellement arrêtée. En Bulgarie, à certains endroits, le lit du Danube est totalement à sec. Le transport fluvial est évidemment mis à mal, voire impossible sur certains tronçons.
Le chemin de fer souffre également : des rails se déforment à cause des chaleurs excessives, des voies sont fermées à cause des incendies.
Comment faire de la marche ou du vélo quand les températures oscillent entre 30 et 40°C, voire plus ?
En fait, les moyens de transport les moins polluants souffrent d'un réchauffement de la planète provoqués notamment par ceux qui le sont le plus et qui, eux, continuent à fonctionner comme d'habitude. C'est le principe du pollueur non payeur et l'inverse. Les bouchons sont toujours aussi importants à l'entrée et la sortie des villes et sur la route des vacances. Et les avions toujours plus nombreux à voler. Une des nombreuses propositions issues de la Convention citoyenne sur le climat, mise sur pied par le président Macron, consistait à fixer à 110 km/h la vitesse maximale sur les autoroutes. Macron l'a balayée aussitôt. Dans les années '60, le lobby automobile avait lancé le slogan "Ma voiture, ma liberté". Il ajoute à présent : "Et après nous, les mouches".
(1) https://www.arte.tv/fr/videos/129044-062-A/arte-journal-02-08-2026/
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