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vendredi 20 avril 2012

Retour(s) de campagne 2

"Je parle au cortex, pas aux tripes", déclare Eva Joly (1) qui a bien compris que le choix, aux élections présidentielles surtout, est émotionnel. On demande aux candidats du rêve et de la vibration, pas du rationnel. Eva Joly, aussi respectable, rigoureuse et intéressante soit-elle, ne dégage pas de good vibrations.
"Je me méfie instinctivement des gens qui se donnent pour mission de me faire rêver", écrit Jacques Julliard (2). "Je trouve proprement ineptes les appels permanents à l'irrationnel, sous prétexte que, sans lui, on s'ennuie. Imbéciles, mais c'est vous qui obligez les candidats à promettre sans arrêt, à mentir toujours plus de crainte de vous décevoir", ajoute l'éditorialiste qui soutient François Hollande.

La problématique de l'environnement et donc l'avenir de la planète n'auront pas été au coeur des débats durant cette campagne. Sans doute ne font-ils pas rêver. Mais entre PS et UMP, quelles différences dans ce domaine? C'est toujours la voie d'un développement dépassé qui est privilégiée. "L'environnement, ça commence à bien faire", avait déclaré l'énervé président. Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, chef de groupe PS à l'Assemblée nationale, cité parmi les possibles premiers ministres, défend bec et ongles, son projet d'aéroport du Grand Ouest. Il est prévu depuis 1964, il n'y a aucune raison de ne pas le concrétiser enfin sur près de 1500 hectares (dont 800 de béton). Au mépris de toutes les règles et de tous les problèmes environnementaux et énergétiques actuels. Dans une tribune du Monde, il parlait des opposants comme de "partisans de l'immobilisme" et d'un "modèle social basé sur le refus de toute forme de progrès et le repli sur soi!" (3).
Des militants du Ps belge se sont rendus en car au meeting de François Hollande ce mardi à Lille. Ils chantent l'Internationale. Elle n'avait pas mérité cela. C'est faux, très faux (4). On regrette le temps où les socialistes chantaient "Le chiffon rouge" de Michel Fugain. Cette gentille chanson convenaient mieux au projet révolutionnaire socialiste.

Le journaliste américain Philip Gourevitch ne s'étonne pas que très (très) peu d'Américains sachent que des élections présidentielles se préparent en France, moins encore que personne là-bas ne connaisse le nom de François Hollande. "Cela prouve qu'ils se font finalement une idée très juste de l'élection, écrit-il. Parce qu'au fond il n'y a qu'un candidat dans cette campagne, et c'est le président sortant. Si Hollande l'emporte, ce ne sera pas parce qu'il est désiré, mais parce que Sarkozy est devenu indésirable. (...) Sarkozy est lui-même son unique adversaire." (6)

Marine Le Pen qualifie certains de ses adversaires d' "affreux soixante-huitards attardés" (5). Venant d'une répugnante extrémiste retardée, le compliment vaut son pesant de bêtises.
Le mot de la fin à Caroline Fourest et Fiammetta Venner, à l'adresse de celles et ceux qui seraient tentés de voter pour la candidate du FN. "Ceux qui souhaitent se défouler peuvent faire du sport. Ceux qui veulent envoyer un message n'ont qu'à militer dans des associations. Voter Front national relève de la facilité. Ce geste aggrave la situation au lieu de résoudre les problèmes. Ceux qui choisissent quand même de voter FN ont une pointe d'infantilisme dans le cœur. Il  faut être un grand enfant pour croire que l'on peut tout avoir: la sécurité d'un Etat fort et payer moins d'impôt, l'immigration zéro et la retraite à 60 ans. En bon parti démagogique, le FN leur promet. Il  faut avoir le courge de leur dire qu'il leur ment. Et qu'ils doivent choisir: vouloir la retraite à 70 ans (sans immigration) ou la retraite plus tôt mais accepter l'immigration. Si nous avons besoin de l'immigration, il faut bien l'intégrer. Mais comment convaincre les nouveaux citoyens de se sentir pleinement citoyens si le FN monte? La xénophobie défait l'intégration, donc la cohésion." (7)

(1) JT de France 2, 19 avril 2012
(2) Marianne, 7 avril 2012
(3) Tribune publiée dans Le Monde du 15 février 2011, citée dans Télérama, 28 mars 2012
(4) JT RTBF, 18 avril 2012
(5) Journal parlé de 13h, France Inter, 20 avril 2012
(6) Télérama, 18 avril 2012
(7) C. Fourest et F. Venner: "Marine Le Pen - biographie", Grasset 2012

voir aussi www.youtube.com/watch?v=BnYmV8WoTFg

jeudi 1 mars 2012

Vivement l'heure d'été

La triste "burqa pride" de l'ULB continue à faire des vagues. Certains profitent de l'occasion pour régler leurs comptes. Notamment avec Caroline Fourest qu'ils ne supportent décidément pas. C'est le cas d'Investigaction, tant sûre d'être l'expression de la vérité face aux "Mediamensonges", qui tente de renverser la vapeur: la coupable, c'est bien la journaliste française, pas ses censeurs qui étaient juste des galopins chahuteurs. Ils s'y mettent à cinq pour sonner la charge. Haro sur l'infidèle, la blasphématrice.
C'est le cas aussi de Pascal Boniface. Le Vif (1) pose la question: "Peut-on encore critiquer l'islam?". La réponse est évidemment affirmative. Mais Pascal Boniface, qui y est interviewé, classe Caroline Fourest parmi "les intellectuels faussaires": "sous couvert d'une dénonciation générale de tous les intégrismes, elle cible surtout les musulmans, parce qu'elle sait que c'est médiatiquement porteur", dit-il.
Pascal Boniface a-t-il lu Caroline Fourest? On se le demande. Elle a écrit des ouvrages tels que "Frère Tariq", oui, où elle démontre le danger des doubles discours du prédicateur qui joue les chevaux de Troie des Frères musulmans, tant aimé des islamo-gauchistes pour qui l'islam est intouchable. Même dans ses errements islamistes aux relents fascistes. Mais Caroline Fourest a aussi écrit "Foi contre choix - La droite religieuse et le mouvement prolife aux Etats-Unis". Avec Fiammetta Venner, elle a écrit "Les nouveaux soldats du pape - Légion du Christ, Opus Dei, traditionnalistes" ou encore "Tirs croisés - La laïcité à l'épreuve des intégrismes juif, chrétien et musulman". Mais certains ne veulent connaître que ses critiques de l'islamisme qu'ils refusent de distinguer de l'islam, alors même que c'est tout l'enjeu de ses analyses.
Pascal Boniface, dans le Vif toujours, estime que "les amalgames entre islamistes, terroristes et musulmans sont fréquents". Donnant en fait par là raison à Caroline Fourest et indiquant qu'il ne veut connaître d'elle que ce qu'il a envie d'en dire.
Qui lit et écoute ses chroniques (2), qui lit Pro Choix (3), saisit les nuances et le discours universaliste et profondément antiraciste et antifasciste, comprend que, tout en respectant les religions, elle se bat contre celles, toutes celles qui veulent imposer par la force ou la menace leurs règles dans la sphère publique. Mais visiblement, allez savoir pourquoi, les nuances dérangent. Qui n'est pas avec moi est contre moi, avait dit un prophète.
L'accusation d'islamophobie est aujourd'hui utilisée à la moindre occasion. Critiquez Saint Tariq, critiquez la burqa, critiquez les délires obscurantistes de certains imams, critiquez la violence commise au nom d'un dieu quelconque et vous y avez droit. On sera bientôt qualifié de blasphémateur par ceux qui, maniant l'art de la contradiction, prétendent lutter pour que tout être humain puisse être autonome.
Dans "La tentation obscurantiste" (4), Caroline Fourest écrit que "ceux qui pensent que le déclin de l'empire américain annonce la revanche de la guerre froide se trompent. Aujourd'hui, ce sont les intégristes musulmans qui, partout dans le monde, incarnent cette bipolarité. Ce sont eux qui triompheront si des progressistes leur déroulent le tapis rouge. Qu'ils le fassent par naïveté, par crétinisme, par cynisme ou par stratégie, ceux-là sont en train de contribuer à fortifier le troisième totalitarisme de l'ère contemporaine".
Dans le même numéro du Vif, Edouard Delruelle, philosophe et directeur adjoint au Centre pour l'Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme, affirme que "Caroline Fourest n'est pas islamophobe. Elle est d'ailleurs un bon exemple de personnes qui doivent pouvoir s'exprimer sur ces questions. J'ai lu ses écrits, elle dénonce, parfois de façon virulente, tous les obscurantismes, sans stigmatiser l'islam ni inciter à la haine envers les musulmans".
Quant à Jean-Philippe Schreiber, directeur du Centre interdiscipliaire d'étude des religions et de la laïcité, il considère qu'à l'ULB, "c'est plus un obscurantisme politique que religieux qui s'est exprimé ce mardi noir". Mais cet obscurantisme a des supporteurs qui luttent contre les médiamensonges et connaissent, eux, la vérité.
On a le droit de traiter ses confrères de faussaires. Encore faudrait-il s'assurer qu'on ne s'appuie pas, pour ce faire, sur une analyse tronquée. Au risque d'apparaître comme un homme de mauvaise foi. Un faussaire de débat. Amen.

(1) 24 février 2012
(2) http://carolinefourest.wordpress.com
(3) www.prochoix.org/cgi/blog
(4) C. Fourest, La tentation obscurantiste, Grasset, 2005

mercredi 8 février 2012

Faiblesses d'esprit

La plupart des gens progressent vers le haut. Il en est, plus rarement, qui effectuent le trajet inverse. C'est le cas de Souhail Chichah. On ne peut que le regretter. On l'a rencontré il y a quinze ans. C'était ce qu'on peut qualifier d'esprit éclairé. Depuis, la lumière s'est éteinte. Il est passé du siècle des lumières à celui de l'obscurantisme. Quel triste chemin suit un esprit pour en arriver là? Aujourd'hui, pour exister, le voilà réduit à dénoncer les critiques contre la religion, plus précisément contre les dérives de l'islam. Pour cet assistant à l'ULB, la critique doit visiblement être évitée. Curieux positionnement pour un chercheur. La science, quelle qu'elle soit, peut-elle exister sans critique?
Hier soir, l'ULB recevait Caroline Fourest et Hervé Hasquin pour un débat sur l'extrême droite. "L'extrême droite est-elle ou non devenue fréquentable?", c'était là la question à débattre. Mais il n'y eut pas de débat. Les organisateurs de la "burqa pride", menée par Souhail Chichah, l'ont voulu ainsi. Dès le début de la soirée, ils se sont mis à chahuter, à huer, à faire du tapage, avec un seul objectif: empêcher toute prise de parole de Caroline Fourest accusée d'islamophobie. Pour ces censeurs, la critique de l'islamisme, cette utilisation de l'islam à des fins fascisantes, s'apparente à du racisme. On ne peut critiquer la religion. Surtout pas l'islam, cette religion des pauvres, des sans-grade de la planète *.
Face aux cris des censeurs, Hervé Hasquin invite ceux-ci à faire valoir leurs arguments. Le micro est donc ouvert à ceux qui veulent le fermer. Chichah se contente de saluer ses troupes. "Burqa blabla", scandent celles-ci. On voit par là la puissance de l'argumentation. Finalement, il se contente de dénoncer, vêtu d'une simili-burqa, "Bruxelles, ville islamophobe", sans plus d'explications. Ses partisans, dont plusieurs sont courageusement "voilés", l'acclament.
Le philosophe Guy Haarscher, qui mène les débats, condamne la censure et l'attitude de Souhail Chichah: "j'ai toujours considéré qu'il avait une burqa dans la tête", dit-il.
Le Cercle du Libre Examen et les associations d'étudiants de l'ULB dénoncent les méthodes fascisantes de ces censeurs et de leur leader, chercheur en économie à l'Université Libre de Bruxelles. La communauté de l'ULB se plaint de cette attaque contre la liberté d'expression. Souhail Chichah a autrefois marqué son soutien à Dieudonné, tombé dans les bras de Jean-Marie Le Pen. L'accusation d'islamophobie est le déguisement de fachos masqués.
Le débat n'a pas eu lieu hier, mais la réponse à la question est claire: c'est non, l'extrême droite n'est pas devenue fréquentable. A jouer les censeurs sans arguments, les anti-islamophobes s'amusent à créer l'islamophobie. Et ont choisi leur camp. Celui de la censure et de l'affrontement. Celui de l'extrême droite, bête et méchante.

* les nababs du pétrole, par exemple?

lire http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2012-02-08/l-ulb-denaturee-et-menacee-par-des-assassins-de-la-democratie-895845.php
Lire aussi sur ce blog "Faut-il enfiler une burqa pour parler de l'islamisme? (09.09.2010) et "Mauvaise foi" (15.11.2010)

Post-scriptum: lire le témoignage et l'analyse de Caroline Fourest sur
http://www.huffingtonpost.fr/caroline-fourest/
caroline-fourest-ulb_b_1267538.html#s681471

jeudi 9 septembre 2010

Faut-il enfiler une burqa pour parler de l'islamisme? (2)

Suite du billet "Faut-il enfiler une burqa pour parler de l'islamisme?", publié en date du 6 septembre

Ceux qui ont l'outrecuidance de critiquer l'islamisme se font traiter aussitôt d'islamophobes. Le mot est lâché, il s'apparente à xénophobe et hop, critiquer les dérives de l'islam, son utilisation politique, c'est être raciste. Le tour est joué. On ne peut donc plus critiquer des idées qui, ici, apparaissent des plus dangereuses. "Les islamistes n'ont de cesse de nourrir l'amalgame, cherchant à dénaturer le débat afin de tromper à la fois les musulmans et l'opinion publique internationale, écrit Mohamed Sifaoui (1). Et ils y parviennent, auprès de certains décideurs politiques totalement pétrifiés face au phénomène islamiste mais aussi auprès des courants d'extrême-gauche, voire de la gauche dite "classique", qui ne cessent de fausser le débat en accusant d' "islamophobie" ceux qui critiquent ou luttent contre le fanatisme musulman."
Le reproche de xénophobie, de néocolonialisme ou d'islamophobie vis-à-vis de ceux qui osent critiquer le dévoiement obscurantiste et violent de l'islam n'a aucun sens, il est simpliste, volontairement (?) ignorant et pervers et est devenu une arme facile. Sont-elles xénophobes, néocolonialistes, ces femmes iraniennes, irakiennes, algériennes qui, fuyant leur pays, ont voulu échapper à la folie furieuse des barbus fous de dieu et fémininophobes qui - et ce n'est pas le pire des reproches qu'on peut leur adresser - les obligent à se voiler? Ces femmes, "islamistophobes" (c'est le terme qu'il faudrait utiliser) par expérience et le plus souvent musulmanes, appellent leurs consoeurs d'Europe à refuser ce signe de soumission qu'est le voile. Sont-ils xénophobes et néo-colonialistes Mohamed Sifaoui, Samir Khalil Samir, Malalaï Joya, Ibn Warraq, Ayaan Hirsi Ali et bien d'autres encore ?
"Les premiers à se rendre compte de la supercherie sont bien souvent des esprits libres de culture musulmane. Surtout lorsqu'ils ont migré dans des démocraties laïques pour fuir l'islamisme, écrit Caroline Fourest (1). Ceux-là supportent moins que les autres ce discours tiers-mondiste dévoyé visant à torpiller l'universalisme. Un collectif de féministes algériennes et iraniennes à écrit une lettre ouverte enflammées à l'intention de ceux qu'elles appellent les "féministes de l'exotisme", entendez les féministes tiers-mondistes soutenant le port du voile: "
Ce message, certes chargé de colère, s'adresse à certaines de nos camarades féministes engagées dans les luttes antiracistes, altermondialistes, traversées par une certaine culpabilité coloniale et post-coloniale. Militantes et/ou chercheuses, porteuses des valeurs féministes, nous n'arrivons pas à concevoir, à comprendre ni à accepter votre engagement aux côtés de celles qui se nomment "féministes musulmanes et/ou voilées", aux dépens des féministes laïques. (...) Est-ce de l'exotisme? Nous ne pouvons croire cela, est-ce de la naïveté politique? Nous n'osons croire cela, est-ce une alliance conjoncturelle contre l'impérialisme et le capitalisme américains? (...) L'adage qui énonce que "l'ennemie de mon ennemie est mon amie" ne peut être l'apanage des féministes, souvenez-vous des conséquences de l'alliance: islamistes et communistes en Iran, et ce qui arriva à ces derniers une fois les islamistes au pouvoir. Au quotidien, les femmes sont menacées, emprisonnées, arrêtées, lapidées, meurtries. Entendez-vous leurs cris de liberté? Ou seulement leurs échos, écoutez...! (...) Que nous soyons originaires d'Iran, d'Algérie, d'Afghanistan ou du Pakistan, ce n'est pas de gaieté de coeur que nous avons quitté nos terres d'enfance. Aujourd'hui, nous nous retrouvons unies dans une terre laïque où la liberté de conscience est garantie par la loi, où la lutte pour l'égalité des droits est possible, quoique ardue." (3)

En fait, ils défendent qui et quoi ceux qui défendent l'islamisme? Ahmadinejad et son gouvernement qui lapident les femmes, qui pendent les homosexuels ? Défendent-ils ceux qui pensent qu'il faut un moratoire sur la lapidation? Pas une interdiction, non un moratoire, comme le propose Tariq Ramadan, le temps d'y réfléchir, de se poser la question: c'est bien ou pas bien? c'est une belle mort ou non? ça se fait ou ça ne se fait pas? La question mérite réflexion, vaut la peine qu'on se prenne la tête. Peut-être des états généraux ou quelques colloques pourraient-ils la trancher (la question) ? Bien sûr qu'il faut opposer un non radical, catégorique à des pratiques aussi barbares. Mais chez les anticolonialistes, certains s'interrogent... Ou se taisent.

En attendant, en Iran, "la Cour suprême a commencé le réexamen de la condamnation à mort de Sakineh Mohammadi Ashtiani. Cette démarche semble uniquement destinée à atténuer les pressions exercées sur les autorités par la communauté internationale en différant la décision relative au choix de la méthode d’exécution.
Cette femme est toujours condamnée à être lapidée."
(extrait de www.isavelives.be - signez la pétition!)

(A suivre)

(1) dans "Combattre le terrorisme islamiste"
(2) C. Fourest: "La dernière utopie - menaces sur l'universalisme", Grasset 2009)
(3) texte complet sur www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2009/05/22/2179