mercredi 3 juin 2009

Observations campagnardes, en passant

Les meilleurs ami(e)s du monde
Quel plaisir de voir bras dessus bras dessous, sur leurs affiches respectives, Christian et Rudy (Ps) et Chantal et Marie-Christine (MR) ! C'est un vrai bonheur de les voir exprimer ainsi la camaraderie et la fraternité. Dommage qu'on ne les voit pas en entier : on aimerait savoir qui marche sur les pieds de l'autre...

Vu à Tournai un petit engin à moteur portant les affiches de deux candidats Ps, un homme et une femme. Leurs affiches apparaissent sponsorisées par Piaggio et BMW. C'est donc cela le socialisme du XXIè siècle ?

Marie-Christine Marghem pratique le teasing, cette méthode publicitaire qui consiste d'abord à diffuser un message intrigant pour le faire suivre, ensuite, d'un autre message qui donne l'explication du premier.
Depuis quelques semaines, des panneaux dans les champs posaient la question suivante, en lettres blanches sur fond bleu: "Vous connaissez la dernière?". La réponse est apparue voici quelques jours: "La dernière vous connaît !" et invite à voter pour la dernière suppléante de la liste MR. Le slogan ne manque pas d'inquiéter. A croire qu'elle nous observe et sait tout de nous. En français, Wikipedia traduit teasing par aguichage. Personnellement, Big Brother me semble peu aguicheur!

Vu ce mardi 2 juin, juste avant le JT de la RTBF de 19h30, un étrange clip... Etrange, étonnant, sidérant, abracadabrantesque (comme eût dit Chirac) ? Les mots me manquent pour désigner ce qui est finalement apparu comme une tribune électorale du Ps. J'avais cru tout d'abord qu'il s'agissait d'une moquerie à son égard venant du MR ou de l'extrême gauche. Et en fait, c'était le Ps lui-même qui semblait jouer à se caricaturer. On y voyait et entendait Elio Di Rupo dont la voix était ensuite déformée et reprise par "des gens" en choeur, avec des slogans qui allaient du lénifiant au catastrophiste. Etait-on dans le premier ou le trente-sixième degré ? Aussi incompréhensible qu'un ovni...

lundi 1 juin 2009

Les médias soufflent le show et le choix

Journalistes un peu de courage! Prenez votre place! Jouez votre rôle! Travaillez un peu!
Visiblement, la mode française de placer les candidats en ligne directe face aux citoyens a gagné la Belgique. Les journalistes sont aux abonnés absents.
Sur RTL-TVI, ce soir, Jean-Michel Javaux était placé au beau milieu du plateau, seul, face aux spectateurs assis sur des gradins et appelés à lui poser leurs questions. L'insupportable Vrebos se contentant de le couper (souvent) ou de lui demander d'être bref. Une spectatrice lui pose une question sur la sortie du nucléaire, Vrebos somme Javaux de donner une "réponse courte!". C'est bien connu, la politique est une affaire simple et "les gens" sont des abrutis qui ne peuvent comprendre que des explications brèves et simples. Ne nous embarrassons pas de réponses complexes et nuancées.
Heureusement, RTL a toujours la bonne idée de couper aussi ses présentateurs, avec de la pub ("une pause", comme dit pudiquement Vrebos), j'en ai lâchement profité pour me sauver.

A la RTBF, Johanne Montay s'est amusée à enfermer les présidents de partis en tête-à-tête dans un "Huis clos". Elle-même n'est pas présente sur le plateau et se contente d'intervenir en off. Ce qui oblige les deux candidats à se regarder les yeux dans les yeux et renforce l'affrontement. A la fin, du "combat" Di Rupo-Reynders, Montay leur a demandé à chacun d'estimer qui l'avait gagné. Voilà une question qui fait vraiment avancer le schmilblic et à laquelle aucun des deux n'a évidemment répondu!
La solitude du politique, la réponse simple et rapide ou le duel, quelle image de la politique induit la télé! Et ce sont ces mêmes journalistes qui iront dénoncer le fossé entre les citoyens et les politiques! On a les élus qu'on mérite aussi parce qu'on a les médias qu'on a!

jeudi 28 mai 2009

Les candidats que je soutiens...

... sont restés très verts!

Au Parlement européen


MARIE-CHRISTINE LEFEBVRE
3e SUPPLEANTE


Plus d’écologie, de justice sociale, de démocratie,
un souffle Vert pour l’Europe aujourd’hui et demain

Une Europe où nos enfants vivront mieux demain qu’aujourd’hui. Avec les Verts, c’est possible.
La triple crise actuelle (économique, sociale, climatique) est une occasion unique de changer de politique, de mettre fin à la libéralisation à tout prix.
Personnellement, je m’engage à défendre les services publics si je suis élue le 7 juin.
Leur marchandisation a déjà fait beaucoup de dégâts, en termes d’emplois et de qualité de service. La poste, le chemin de fer, l’éducation, la santé, la culture doivent répondre aux besoins des citoyens. Pas aux lois du marché !

Pour la contacter :
marie-christine.lefebvre@ecolo-tournai.be

Au Parlement wallon

MARC GUILMIN

5e effectif


Fort d’une longue expérience de militant Ecolo, de professeur de langues, de directeur d’école et de responsable pédagogique dans l’enseignement pour adultes, je choisis avec l’équipe régionale de porter un message fort.
Ensemble, osons des projets du 21e siècle respectueux du développement durable et de la bonne gouvernance. Contribuons à améliorer la qualité de l’éducation, de l’enseignement, de la formation, rendons confiance aux acteurs et défendons l’émancipation socioculturelle par davantage de responsabilisation.
La crise a frappé : tournons nous enfin vers d’autres filières d’emplois pour un avenir meilleur.

Pour le contacter :
fb603320@skynet.be

Au Parlement wallon

INGRID DELMOT-VAN HOORDE
7e effective

L’écologie permet de faire des économies. Petits gestes tout simples contre le gaspillage ou techniques sophistiquées d’utilisation rationnelle de l’énergie. Nombreux sont les citoyens, les administrations et les entrepreneurs qui appliquent l’écologie au quotidien. Les économies potentielles sont importantes. Ecolo propose des solutions qui permettent d’allier confort de vie, respect de l’environnement et économies substantielles. Pour la planète, c’est tout bénéfice !
Ecolo peut aider administrations, entreprises et citoyens par des systèmes de tiers- investisseurs ou de partenariats public-ménages.
Ecolo : pour un confort respectueux de l’environnement !

Pour la contacter :
idelmot@gmail.com

LISTE ECOLO n° 10

En savoir plus :
www.ecolo.be

A la campagne

Face-à-face pour le moins tendu entre Reynders et Di Rupo dans le Huis clos de la RTBF ce mercredi soir. Le président du Ps a perdu son sourire légendaire et abandonné la méthode Coué. Reynders, lui, ne quitte pas, son insupportable sourire goguenard. Di Rupo est passé du "tout va très bien, Madame la marquise" à "la crise sera terrible". Lui qui, il n'y a pas si longtemps, en réunion du conseil communal de Mons, déclarait qu'il n'était pas "un catastrophiste"... On cherchait en vain un chouïa d'autocritique chez l'un ou l'autre. C'est l'autre qui "avait tout faux".

"Le centre, c'est vous", nous dit le CDH. Eh la! Eh la! C'est pas moi, le centre. Je n'aime pas les positions molles, consensuelles, insipides, incolores, inodores. Mais ce slogan a au moins le mérite de prouver que le CDH a clairement pris ses distances avec les chrétiens. Jésus disait: "tu vomiras les tièdes"...

Aux candidats en lice, je me permets de rappeler, modestement, les quelques conseils que j'ai ici publiés sous le titre "Comment être élu et le rester - en 10 leçons". Vous pouvez les retrouver sur ce blog en date du 13 novembre 2008.
Les candidats, mais surtout les électeurs, peuvent aussi venir voir le spectacle "Elise et Nous" que nous présentons ce vendredi 29 mai à 19h en la salle du Mercredi des Cendres (sic) à Stambruges. A l'invitation d'Ecolo Beloeil et Bernissart.

mercredi 27 mai 2009

Le musée Hergé? Ils peuvent faire tintin!

J'ai longtemps cru que j'aurais été tintinophile de 7 à 77 ans. Mais je ne serai finalement pas arrivé jusque là. Les héritiers d'Hergé en ont décidé autrement. Voilà longtemps qu'on avait compris à quel point le moindre centime "faisable" avec Tintin leur était indispensable, mais ces derniers temps, leur attitude s'apparente à celle d'Harpagon.
Le 9 juillet prochain, le tribunal de grande instance d'Evry devra rendre sa décision sur la plainte des ayants-droits d'Hergé qui ont poursuivi devant la justice l'éditeur Arconsil. Son crime? Avoir publié une série de romans de Gordon Zola (!): les aventures de Saint-Tin. Saint-Tin et son ami Lou (un perroquet) ont vécu des aventures telles que "Le crado pince fort", "L'oreille qui sait" ou "La lotus bleue", dans lesquelles ils croisent le Rasta populiste, le capitaine Aiglefin et le professeur Margarine. Les ayants-tous-les-droits d'Hergé n'apprécient pas que "soient exploités les éléments qui font la notoriété de l'oeuvre " d'Hergé et réclament l'interdiction de la distribution de ces livres et 160.000 euros et intérêts. Si la justice leur donne raison, l'éditeur déposera le bilan. (LLB - 04.04.09)
Dans le même temps, voilà deux-trois semaines, à l'occasion d'un "festival" Tintin à Namur, la société Moulinsart mettait aux enchères des planches et des objets originaux d'oeuvres d'Hergé, pour une valeur de deux millions d'euros... Etonnant comme des oeuvres intouchables peuvent brusquement devenir monnayables! (Sud Presse - 09.05.09)
Et puis voilà qu'il y a deux jours, la même société Moulinsart recevait 120 journalistes, cameramen et photographes du monde entier pour leur faire visiter, en exclusivité, le musée Hergé qui ouvrira ses portes tout prochainement à Louvain-la-Neuve. Mais les caméras et les appareils photo ont dû rester au vestiaire. Pourquoi inviter des journalistes si c'est pour leur interdire de faire leur travail? C'est que les ayants-droits les ont décidément tous. Y compris celui d'être parano. Y compris celui d'être des marchands du temple. Y compris celui de se tirer dans le pied. Hergé, pour eux, n'est plus un artiste, mais une pompe à fric. Je ne mettrai pas les pieds au musée Hergé, mille sabords! Et ma collection de livres et d'objets "Tintin" ne grandira plus, bande de bachi-bouzouks! Elle vieillera sagement dans mon grenier. Vivement 2053.
70 ans après la mort de l'auteur, les ayants-droits n'en ont plus...

La neige commence à fondre

L'enquête publique sur le projet de centre de glisse a généré quelque 5300 courriers d'opposition (et quand même, soyons honnêtes, une petite dizaine en soutien). Face à ce mouvement d'importance, les responsables politiques ne pouvaient conserver l'attitude des trois petits singes et continuer à fermer les yeux, à se boucher les oreilles et à se taire. Lorsque le conseil communal d'Antoing eut à se prononcer, il n'y eut pas de surprise: il vota en faveur du projet, à l'exception de trois abstentions et de l'opposition de Samuel Vincent. Les promoteurs ont dû commencer à sentir le vent tourner en apprenant la position du conseil communal de Brunehaut qui dit non à la partie sud du projet, mais oui au nord. Un oui toutefois assorti d'une série de conditions, dont celle d'envoyer le trafic vers Antoing. La vraie surprise est venue du conseil communal de Péruwelz où 11 conseillers adoptèrent la même position que le CC de Brunehaut, mais se firent battre par 12 de leurs collègues qui adoptèrent un avis défavorable au projet. Parmi eux, non seulement Yves Wuilpart, le conseiller Ecolo qui, le premier, avait invité le CC à adopter cette position ferme, mais aussi l'échevine Véronique Waroux (CDH), les échevins Dimitri Kajdanski et William Brulard (PS) et de nombreux conseillers MR. Et cela parce qu'à Péruwelz se tint un vrai débat ouvert, sans consigne de vote. un bel exemple de démocratie où - une fois n'est pas coutume - ne triompha pas la particratie.
Par la suite, ce fut le conseil municipal de Flines-lez-Mortagne qui rendit son verdict: défavorable, une position adoptée à la quasi unanimité des conseillers. Les nouvelles qui nous parviennent de la préfecture et du conseil général semblent aller dans le même sens. Celle d'un vent contraire au projet. Il faut dire que les promoteurs adoptent des stratégies de communication incompréhensibles: voir leur attitude totalement fermée lors de la réunion d'information-débat organisé par la mairie de Flines (voir www.c-i-a-o.eu). Et les sondages qui donnent Ecolo faire un bond prodigieux ne doivent pas rassurer l'équipe princière... Il est encore trop tôt pour dire "ciao" au projet, mais préparez vos mouchoirs!

Le temps est trop court

Voilà une éternité (au moins!) que ce blog est en veilleuse.
Ce n'est pas que les motifs de coups de gueule me manquaient.
C'est que l'enquête publique sur le centre de glisse, les représentations de "Elise et Nous", la préparation d'un nouveau spectacle et mes activités de formateur m'ont pris énormément de temps.
Allez, les affaires reprennent (comme on dit au Ps) et j'ai mis de côté une série de sujets. Je vais essayer de trouver le temps...

lundi 30 mars 2009

Le dire, c'est bien...

"Les capitalistes, on doit leur rentrer dans le lard!" Discours musclé du président du Ps ce dimanche. La gauche caviar se changerait-elle en gauche épinards ? "Si le libéralisme ne marche pas, il faut changer de système. La pensée unique libérale a vécu." Voilà le Ps en guerre contre l'idéologie libérale. On applaudit bien sûr. Mais juste poliment. Du bout des doigts. Y a-t-il quelqu'un qui y croit dans la salle? C'est que, dans le même temps, on chercherait vainement, chez les responsables sociaux-démocrates une attitude en rupture avec le capitalisme. A Antoing et dans les communes environnantes, les bourgmestres soutiennent le projet de centre de glisse. Qui n'a rien de capitaliste, c'est une évidence...
Dans le même temps, le grand timonier de la Wallonie picarde socialiste part, lui aussi, en campagne, présentant son "équipe d'entrepreneurs ". Lui qui s'était autrefois auto-proclamé "manager de la santé publique" (à l'époque où il était ministre fédéral en charge du secteur) a visiblement intégré le vocabulaire capitaliste. Va falloir revoir son lexique...
Le Ps estime que "le moment est venu de reconstruire: c'est le moment des socialistes", peut-on lire dans la Libre. "C'est l'heure de l'alternative", pouvait-on entendre au JT. Et le quidam de s'interroger: quoi? les socialistes seraient donc dans l'opposition depuis longtemps? Mais on ne m'avait rien dit!
Essayer de faire croire que c'est enfin son heure alors qu'on est au pouvoir depuis vingt ans, ça s'appelle du culot. A moins que ce ne soit un aveu d'inaction ou d'incapacité.

Après le JT du dimanche soir, sur Arte, le portrait du peintre Georg Baselitz. "On ne peut pas devenir artiste en restant un gentil petit garçon, dit-il. Il faut bousculer l'ordre social". La politique, elle, n'a rien à voir avec l'art. Elle est affaire de gentils petits garçons...

P.S. (!): L'ineffable Daniel Senesael (celui-là s'il n'existait pas, il faudrait l'inventer), parlant de Rudy Demotte, en a dit "c'est notre trésor à nous, notre croix byzantine retrouvée". J'ai regardé la rediffusion du JT de No Télé pour m'assurer que j'avais bien compris et je me suis pincé. J'avais bien entendu. A quand sa première plaquette de poésie? J'attends impatiemment.

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En parlant de capitalisme, une de ses plus belles vitrines se porte mal. On a pu lire dans la presse récemment que le Grand Prix de Formule 1 de Francorchamps enregistre un déficit qui dépasse les 3,8 millions d'euros. Bon, allez, on ira de notre poche, nous citoyens. Après tout, ça ne fait jamais que 1,15 € par Wallon.
Seuls 52000 spectateurs sur les 65000 attendus se sont déplacés pour aller voir tourner ces magnifiques bolides.
Ce déficit est évidemment très inquiétant pour la Wallonie. Il y a quelques années, quand Ecolo avait refusé de faire une exception à la loi anti-tabac pour ces pauvres petits constructeurs automobiles sans le sou, il fallait entendre les imprécateurs affirmant haut et fort combien ce grand prix constituait un atout économique de premier ordre pour la Wallonie. Et lui rapportait un argent considérable. Et voilà que c'est l'inverse! Voilà que ce grand prix nous coûte de l'argent. Qui l'eut cru? La Wallonie va fermer boutique bientôt, non?

mercredi 25 mars 2009

La république des satisfaits

Le débat sur le projet de centre nature, glisse, loisirs, sports, commerces et tout le bazar, à No Télé hier soir, a indiqué combien est toute puissante la loi du marché. C'est l'union sacrée entre l'ultra libéralisme, la noblesse et le Ps (on y ajoutera le CDh, non représenté sur le plateau, mais à la manoeuvre au sein du Gouvernement wallon). La nature est marchandisée au nom de la création d'emplois dont la porte-parole des promoteurs est toujours incapable de citer le nombre.
Les arguments sur toutes les incohérences dont est porteur ce projet ne comptent pas pour les bourgmestres qui n'ont d'yeux que leurs antoiniens, leurs brunehautois et leurs péruwelziens. Il importe plus que les enfants de leurs écoles puissent accéder à la piscine que l'absurdité de ce projet bien plus pharaonique que princier. La vision du projet n'est que localiste: tant que les enfants pourront aller à la piscine du centre, que les taxes rentreront et que les riverains ne seront pas trop perturbés par le trafic automobile, roulez, jeunesse!
Leur argumentation est pathétique: la référence à l'exemple allemand (700.000 emplois créés durant la dernière décennie en axant l'économie clairement dans la voie du développement durable) ne suscite que rejet de la part d'un des bourgmestres: "oui, mais ici on n'est pas en Allemagne! On est en Wallonie picarde!" Bon sang! Comme si je l'avais oublié... Et hélas! Dans Wallonie picarde, il y a Wallonie, donc inertie, vision localiste et soumission à l'économie. Mais "il faut être optimiste", déclarait un autre bourgmestre, suivant la voie ouverte par le guide suprême wallon (picard), Rudy Demotte qui, récemment dans un tract de son parti, disait s'investir à 100% dans "la positive attitude wallonne".
Faut-il pleurer? Faut-il en rire? Quelle réflexion à long terme de la part des politiques? Quelle réflexion éthique? Quelle prise de responsabilité par rapport au reste de la planète, aux générations futures? Finalement, la question est: à quoi sert le politique?
Plus que jamais, il est indispensable que les citoyens et les associations se mobilisent, face à un pouvoir économique tout puissant et à un pouvoir politique soumis.

samedi 14 mars 2009

La majorité silencieuse peut-elle s'exprimer?

Jeudi soir, la CIAO organisait une réunion publique pour présenter son analyse du projet de "centre de glisse", actuellement soumis à enquête publique (voir www.c-i-a-o.eu) et inviter un maximum de citoyens à exprimer leur opposition à ce projet d'un autre âge. Ces citoyens sont venus nombreux (+/- 220 personnes), la salle du foyer socioculturel était comble et personne n'y a soutenu le projet. Au contraire!
A l'entrée, trois personnes distribuaient des tracts (au texte assez obscur, tant sur la forme que sur le fond) pour dénoncer l'expression et la position de la CIAO.
La CIAO n'a jamais prétendu représenter personne d'autre que les (nombreux) membres qui la composent. Les trois "anti-anti'" (comme les présente le Courrier de l'Escaut) se présentaient comme les porte-parole d'une certaine majorité silencieuse qui, selon eux, ne verrait que des avantages à ce projet pharaonique.
L'expression "majorité silencieuse" est amusante et... fallacieuse.
De quelle fraction de la société seraient-ils majoritaires? Des vassaux du prince? Des vendus aux promoteurs? Des naïfs? Des populistes? Des citoyens antoiniens? Des habitants de la planète? Ils reconnaîtront aisément que n'être que trois pour représenter la majorité, c'est un peu court...
L'autre problème, c'est qu'ils s'expriment et que, aussitôt, ils ne sont plus silencieux.
Donc, cqfd, la majorité silencieuse n'existe pas. Elle n'est qu'une expression leurre qui tente de faire croire que ceux qui s'expriment contre le projet sont largement minoritaires.
A charge, dès lors, à ceux qui prétendent représenter la majorité de... le faire. Et donc de faire s'exprimer en nombre les supporters du projet. C'est le jeu démocratique. Même à Antoing...
Il est piquant de constater qu'à la réunion organisée par les promoteurs à Antoing le 20 janvier dernier, il n'y avait dans la salle que quarante personnes, dont une trentaine de membres de la CIAO. Personne, hors les promoteurs, n'y a soutenu le projet. Bien au contraire!
Où était donc cette fameuse majorité silencieuse? Ah, mais c'est vrai, j'oubliais: elle est silencieuse. Elle ne peut, par définition, s'exprimer. Et elle est sans doute invisible.
En réalité, l'expression majorité silencieuse est souvent utilisée par les poujadistes, voire par une droite plus extrême.
Que ceci vous / nous motive un peu plus à dénoncer un projet totalement incohérent avec les politiques actuelles. Faites part de votre opposition auprès des communes concernées (voir www.c-i-a-o.eu)!