A entendre les commentaires des têtes (pensantes) des partis hier soir, tout le monde a gagné. Il y a ceux qui font un vrai bond en avant, ceux qui se tassent, ceux qui ne bougent pas (ou si peu!) et ceux qui perdent mais moins que ce qu'ils craignaient. Mais quel bonheur que ces élections! On devrait en organiser tous les ans!
Deux grands motifs de (vraie) réjouissance en tout cas:
- la poussée verte, pas seulement dans la partie francophone de Belgique, mais aussi en France où Europe Ecologie talonne un PS en totale perte de vitesse (ce dont je ne me réjouis pas pour la gauche!);
- la disparition chez nous de l'extrême droite: on avait beau savoir que les militants et les rares élus fachos perdaient leur tout aussi rare énergie à se disputer, on redoutait toujours qu'ils ne continuent à ramasser les voix des électeurs qui "veulent donner une leçon aux autres" (sans qu'on sache d'ailleurs en quoi soutenir des partis fascistes permette de faire avancer la démocratie).
A propos de démocratie, une remarque aux journalistes et politologues qui ne cessent de parler de "L"' électeur: "l'électeur a choisi", "l'électeur a été clair", " il faut tenir compte du signal de l'électeur"... Ce singulier pour le moins réducteur m'apparaît comme une négation de la démocratie par essence plurielle.
Il y a donc des électeurs, nombreux, qui ont continué à soutenir "leur" Ps (comme l'écrit un éditorialiste), malgré le climat affairiste qui y règne. Peut-être les imprécations du président ("sans nous, ce sera un bain de sang social") ont-elles effectivement fait peur aux électeurs socialistes. Peut-être les sondages qui s'annoncaient catastrophiques pour le Ps ont-ils convaincu certains d'entre eux de rester fidèles à leur parti. Peut-être des intérêts personnels ont-ils prévalu (voir à ce propos, la lettre qu'a envoyée à son personnel le greffier du conseil provincial du Hainaut). Peut-être Rudy Demotte et tous les partis socialistes de Tournai ont-ils rassuré les électeurs sur leur capacité à pédaler en circulant en cuistax dans les rues de la ville.
Il y a d'autres électeurs, nombreux, qui ont soutenu les écologistes dans leur volonté de réformer radicalement la gouvernance et de s'attaquer sérieusement au problème énergétique et environnemental.
Et puis, il y a ceux, nombreux également qui suivent ou la voie libérale (mais moins nombreux que ne l'espérait l'arrogant Reynders) ou la voie humaniste.
Reste maintenant à composer des majorités. Et là, Ecolo a une belle carte à jouer, en n'acceptant d'embarquer dans une majorité en Wallonie qu'à la condition que de nouvelles règles de gouvernance soient édictées: fin du cumul des mandats et de l'absentéisme parlementaire, nettoyage dans les intercommunales, suppresson - à terme - des provinces, interdiction de passage d'une assemblée parlementaire à l'autre, etc.
Le président du Ps annonce une fois de plus (aujourd'hui plus qu'hier?) qu'il va "entamer de grands travaux d'éthique".
C'est le moment de vérifier s'il y a - enfin! - une vraie volonté derrière les mots. Alors, on pourrait enfin espérer un renouveau en Wallonie, avec une majorité de centre-gauche. Aujourd'hui, on peut y croire. Les écologistes sont en position de force pour imposer ce changement.
Deux grands motifs de (vraie) réjouissance en tout cas:
- la poussée verte, pas seulement dans la partie francophone de Belgique, mais aussi en France où Europe Ecologie talonne un PS en totale perte de vitesse (ce dont je ne me réjouis pas pour la gauche!);
- la disparition chez nous de l'extrême droite: on avait beau savoir que les militants et les rares élus fachos perdaient leur tout aussi rare énergie à se disputer, on redoutait toujours qu'ils ne continuent à ramasser les voix des électeurs qui "veulent donner une leçon aux autres" (sans qu'on sache d'ailleurs en quoi soutenir des partis fascistes permette de faire avancer la démocratie).
A propos de démocratie, une remarque aux journalistes et politologues qui ne cessent de parler de "L"' électeur: "l'électeur a choisi", "l'électeur a été clair", " il faut tenir compte du signal de l'électeur"... Ce singulier pour le moins réducteur m'apparaît comme une négation de la démocratie par essence plurielle.
Il y a donc des électeurs, nombreux, qui ont continué à soutenir "leur" Ps (comme l'écrit un éditorialiste), malgré le climat affairiste qui y règne. Peut-être les imprécations du président ("sans nous, ce sera un bain de sang social") ont-elles effectivement fait peur aux électeurs socialistes. Peut-être les sondages qui s'annoncaient catastrophiques pour le Ps ont-ils convaincu certains d'entre eux de rester fidèles à leur parti. Peut-être des intérêts personnels ont-ils prévalu (voir à ce propos, la lettre qu'a envoyée à son personnel le greffier du conseil provincial du Hainaut). Peut-être Rudy Demotte et tous les partis socialistes de Tournai ont-ils rassuré les électeurs sur leur capacité à pédaler en circulant en cuistax dans les rues de la ville.
Il y a d'autres électeurs, nombreux, qui ont soutenu les écologistes dans leur volonté de réformer radicalement la gouvernance et de s'attaquer sérieusement au problème énergétique et environnemental.
Et puis, il y a ceux, nombreux également qui suivent ou la voie libérale (mais moins nombreux que ne l'espérait l'arrogant Reynders) ou la voie humaniste.
Reste maintenant à composer des majorités. Et là, Ecolo a une belle carte à jouer, en n'acceptant d'embarquer dans une majorité en Wallonie qu'à la condition que de nouvelles règles de gouvernance soient édictées: fin du cumul des mandats et de l'absentéisme parlementaire, nettoyage dans les intercommunales, suppresson - à terme - des provinces, interdiction de passage d'une assemblée parlementaire à l'autre, etc.
Le président du Ps annonce une fois de plus (aujourd'hui plus qu'hier?) qu'il va "entamer de grands travaux d'éthique".
C'est le moment de vérifier s'il y a - enfin! - une vraie volonté derrière les mots. Alors, on pourrait enfin espérer un renouveau en Wallonie, avec une majorité de centre-gauche. Aujourd'hui, on peut y croire. Les écologistes sont en position de force pour imposer ce changement.