De son côté, à quelques jours des élections en Hongrie, la fille à papa Le Pen est allée soutenir son camarade Orban, soutien indéfectible de Poutine et cheval de Troie du Kremlin dans l'Union européenne. Le vice-président américain a fait de même. La Le Pen a choisi son camp. Soutenir Orban, c'est soutenir ces joyeux va-t-en-guerre de Poutine et Trump. Et les nouveaux maires RN affichent leur priorité : retirer le drapeau européen des façades de leurs mairies (ce qui ne les empêchera évidemment pas d'aller chercher des subventions auprès de l'UE). Anti-UE et pro-Trump et Poutine, voilà le grand parti nationaliste français. Qu'on s'en souvienne.
mardi 7 avril 2026
Les désespérants
lundi 29 juillet 2024
Rien qu'une chanson
Extraits :
[Alkpote] J'recharge le Kalachnikov, en Louis Vuitton comme Ramzan Kadyrov (Clique, clique) Nique l'imam Chalgoumi et ceux qui suivent le Sheitan à tout prix (Trogneux) Marine et Marion, les putes, un coup de bâton sur ces chiennes en rut (Vlan) On continue la lutte, bientôt, on va célébrer leur chute (Tchin) Nique tous ces députés, on sait qu'ils manipulent les statistiques (Menteurs) Y a rien de magnifique, nous on fait de la violence artistique (Sale) Font du mal à nos enfants, ils veulent nous injecter une puce dans l'sang (Antéchris) DJ Kore le commandant, on vient pour projeter une vue d'ensemble (Tounsi)
[Cokein] Des racistes en rafale, je sais que les médias en raffolent / J'vois des corps au sol, l'être humain n'a plus d'corazón / Espèce de franc-maçon, tu te nourris du sang qu'tu consommes / Dans leurs ambassades, c'est le Sheitan qui les passionne / Ouais, la France, c'est nous (C'est nous), fuck Eric Zemmour / Pas besoin d'chercher des rimes, ils tournent à l'heure du ftour / Tu sais qu'c'est ça qui est terrible, ils nous font des longs discours /La France, ça d'vient l'Amérique, peur qu'elle tombe après les deux tours
vendredi 14 juin 2024
Populaire ?
Imaginer une seule seconde Marion Maréchal - Le Pen ministre de la Culture ôte toute hésitation.
lundi 10 juin 2024
Gueule de bois
Nous voilà triplement atterrés. Par le résultat à l'élection européenne d'hier en France de l'extrême droite et de la droite extrême qui totalisent ensemble 40,21% (1), par la décision insensée du président Macron de dissoudre l'Assemblée nationale et par l'effondrement, dans de nombreux pays européens, des partis qui portent le combat écologique.
Ce pays conservateur qu'est la France croit-il vraiment à la dédiabolisation du FN devenu RN ? Les visages et les discours se sont lissés et les promesses de jours heureux se sont additionnées sans qu'on sache comment le monde tournerait mieux avec cette extrême droite nationaliste et xénophobe, qui regarde l'avenir dans un rétroviseur. Les programmes sont pauvres et les arguments faibles, mais "on a besoin de changement", disent les électeurs du RN qui choisissent donc le parti qui ne changera rien. Avec le RN au pouvoir, l'environnement, les droits de l'homme, les valeurs d'accueil, d'ouverture, de fraternité, la solidarité avec l'Ukraine valseraient à la poubelle. Et son programme économique, de l'avis de tous les experts, n'a aucune crédibilité. En attendant, le FN-RN fait la course en tête. Et de loin. Le parti de la famille Le Pen, des fainéants (ses élus européens travaillent très peu), des philistins et des incompétents triomphe, avec l'aide de certains médias fascinés par Jordan Bardella, le jeune loup aux dents longues et aux idées courtes.
Le diable est à la porte et le président la lui ouvre. Emmanuel Macron obéit à Bardella qui l'avait appelé à dissoudre l'Assemblée nationale au vu de son score. Macron, "kamikaze de la dissolution" (2), tente un "pari fou", "un coup de poker", pour se redonner une majorité (un peu) plus claire, au risque d'offrir le gouvernement au parti d'extrême droite. Une explication circule : Macron essaierait de démontrer, en l'amenant au pouvoir, l'incompétence, notoire mais non démontrée, du FN-RN. Et les électeurs rejetteraient ainsi la fille à papa Le Pen en 2027. "On n'a pas encore essayé l'extrême droite", disent nombre d'électeurs. Les Hongrois l'essaient depuis quatorze ans. Orban est premier ministre de Hongrie depuis 2010. On ne se débarrasse pas facilement de l'extrême droite. Une extrême droite que le dérèglement climatique laisse indifférent. Elle préfère, courageusement, fermer les yeux. Ce qu'apprécient ses électeurs que le simple prononcé du mot écologie hérisse.
L'écologie, et donc l'avenir de l'humanité, est la grande perdante (même s'il y a d'heureux îlots de résistance et même de victoire - tel le Danemark) du scrutin européen. Quand elle n'est pas criminalisée (3), elle est traitée de punitive. Alors que ce sont nos modes de production et de consommation qui sont punitifs. En témoignent la hausse constante des températures, les sécheresses et les incendies qui y sont liés, la hausse du niveau des mers, l'augmentation du nombre de tempêtes, des précipitations et des inondations, avec leur lot de drames. Mais les électeurs préfèrent s'en lamenter sans devoir s'en soucier.
(2) https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-edito-politique/l-edito-politique-du-lundi-10-juin-2024-4247613
(3) https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/09/une-des-raisons-du-declin-de-l-ecologie-politique-est-a-l-evidence-la-criminalisation-du-mouvement-environnementaliste_6238110_3232.html
samedi 23 avril 2022
Pour ceux qui douteraient encore
Quelques réflexions encore pour la route qui n'est plus qu'une dernière ligne droite.
(4) Emission "28 minutes", séquence "La dérive des continents", Arte, 22.4.2022.
mercredi 18 décembre 2019
La mendiante
(1) https://www.lexpress.fr/actualite/politique/le-drole-d-appel-aux-dons-de-marine-le-pen-a-ses-militants_2111369.html