Magnifique phrase de Ségolène Royal, reprise au JT de la RTBF ce soir, alors qu'elle conteste la victoire de Martine Aubry: "Si les militants me confirment au poste de premier secrétaire, etc." Le reste de la phrase n'a aucun intérêt. Ce qui est intéressant, c'est d'entendre que, selon elle, elle a déjà été désignée au poste, et qu'elle attend juste une confirmation. "Confirmer: rendre plus ferme (une chose établie)", dit le Petit Robert. Pour S'EGO (et pour qui en doutait), la chose est donc établie.
dimanche 23 novembre 2008
jeudi 13 novembre 2008
Comment être élu et le rester - en 10 leçons
Bientôt les élections!
Voici quelques conseils pour celles et ceux qui voudraient effectuer leurs premiers pas dans ce monde impitoyable mais tellement grisant de la politique.
Bien sûr, on peut partir de rien, mais il est des situations de départ qui constituent un avantage certain:
- être fils/fille/frère... d'un ou d'une élu(e), si possible déjà ministre, parlementaire ou bourgmestre. En marchant dans les traces de papa, il ne vous reste plus qu'à vous faire - éventuellement - un prénom.
- être secrétaire de mutuelle, permanent syndical ou agent d'assurance. Vos membres ou vos assurés deviendront vos électeurs: ayant pu apprécier votre capacité à rendre service et à régler leur dossier, ils vous en sauront gré en votant pour vous. (1)
Leçon n°1: Soyez gentil!
Le sourire aux lèvres en toutes occasions, montrez de la compréhension, de l'empathie, voire de la compassion pour vos interlocuteurs. Serrez leur la main en les regardant dans les yeux, donnez leur raison, ne vous opposez jamais à eux. A la rigueur, permettez vous un bémol (ou un dièse, c'est selon) à leurs réflexions. Affirmez que vous détestez les querelles, toujours stériles, et que vous n'aimez rien tant que le consensus. Ne dites jamais non, préférez dire oui. Faites toujours comprendre à vos vis-à-vis que vous êtes d'accord avec eux, même s'ils sont divisés en deux camps opposés.
Leçon n°2: Affirmez votre amour des gens.
Votre seule et unique priorité, la motivation de votre engagement politique, c'est "les gens"!
C'est pour eux que vous vous battez, que vous êtes capables de travailler autant, de ne pas compter les heures, de ne jamais prendre de vacances. D'autres n'ont d'intérêt que pour l'argent et la bourse ou les petites fleurs et les petits oiseaux, alors que vous, ce sont les gens qui vous passionnent et qui vous boostent! Dans les débats, n'hésitez pas à affirmer que le thème abordé est de peu d'intérêt, que pour vous, ce qui importe, ce sont les gens! (3)
Leçon n°3: Montrez-vous!
Partout et tout le temps. Ne ratez aucune occasion d'être là où sont les gens: fête d'école, de quartier ou de village, inauguration, vernissage, match de foot, banquet, visite de ministre (mieux encore: de souverains), séances (filmées!) du Cabaret wallon (2). Participez à des compétitions sportives, à des karaokés, allez passer une journée à l'usine, mouillez votre maillot! On ne peut être un bon élu, si on n'est pas proche des gens!
Organisez un apéritif et/ou un bal, dont les bénéfices reviendront - évidemment - à une organisation humanitaire.
Montrez vos enfants, portez les dans vos bras (N.B.: il y a un âge pour tout...), emmenez les jusque dans l'isoloir, pour leur montrer à quel point le devoir électoral est fondamental dans nos sociétés démocratiques!
Pour donner plus de sens à votre participation à ces événements, assurez-vous évidemment de la présence de journalistes et de caméras.
Leçon n°4: Ayez l'air d'être ce à quoi à quoi vous voulez ressembler.
Vous voulez donner l'impression d'être quelqu'un qui a le sens des responsabilités. On ne vous demande pas de les prendre, mais au moins de le dire. Soyez convaincu qu'en politique, il s'agit plus d'avoir l'air et de dire que d'être et de faire.
Vous êtes un rassembleur né, un homme de consensus; c'est pourquoi vous pensez au centre (ce qui ne vous empêchera évidemment pas de vous affirmer de gauche ou de droite), loin de tous les extrêmes et de ces "anti-tout". Vous êtes un homme positif et concret, qui veut faire avancer la société et qui a le souci des gens !
Leçon n°5: Répondez toujours à la question posée.
Même si c'est pour ne rien dire. N'avouez jamais que vous ne connaissez pas un dossier. Encore moins que vous vous êtes trompé. Même si vous ne savez que répondre, répondez! N'importe quoi, mais répondez! Dites que c'est un sujet qui mérite réflexion, mais qu'a priori il vous semble que... Reprenez des élements de réponse de vos adversaires, faites en un mix et servez à votre sauce. Ou alors attaquez, critiquez George Bush (succès garanti) ou Nicolas Sarkozy (nécessite plus de subtilité et de métier) ou réjouissez vous du succès de Barak Obama ou de la libération d'Ingrid Betancourt. Citez le développement durable et la création d'emploi dans toutes vos phrases, en affirmant que ce sont des priorités incontournables. Dites de chaque thème abordé qu'il est extrêmement important. Convainquez vous de toute façon que vos électeurs n'entendent rien au domaine abordé, et que ce qui compte, c'est que vous apportiez une réponse, peu importe son contenu, à la question posée.
Leçon n°6: Cultivez vos liens avec des journalistes.
Invitez, de temps en temps, l'un ou l'autre journaliste à manger, pour parler de vos projets, de votre analyse de "la situation". Faites preuve de convivialité avec eux, voire de complicité. Utilisez l'humour. Dès que vous avez la moindre idée, la moindre opinion, transformez les en communiqué de presse. Réagissez à tout ce qui bouge dans l'actualité.
Leçon n°7: Faites confiance au temps.
Dites vous bien qu'en politique six mois, c'est six ans et que l'électeur oublie vite. Ne craignez donc pas les conséquences de vos déclarations intempestives et rappelez vous toujours que les promesse n'engagent que ceux qui y croient. L'essentiel, c'est qu'on parle de vous et l'effet que feront vos propositions (même si ce sera là leur seul effet).
Leçon n°8: Soyez simple!
N'ayez surtout pas l'air d'un intellectuel, les gens ne les aiment pas. Soyez extrêmement simple dans vos explications, utilisez des formules percutantes qui rendent tout de suite compréhensible votre discours. A l'occasion, critiquez ces intellectuels peu au fait de la réalité de terrain, très éloignés des difficultés rencontrées par les gens.
Leçon n°9: Soyez fier de votre commune et de votre région!
Même si le quotidien nous empêche de le voir, nous vivons quand même dans un petit coin qui ne manque pas de charme: nos villes, nos campagnes, nos monuments historiques, nos traditions populaires, et surtout nos populations sont uniques et si attachants. D'ailleurs, vous ne pouvez imaginer vivre ailleurs. Et puis, on ne peut tolérer que Liège et Charleroi mobilisent la majorité des subsides. Si vous êtes élus, votre commune aura sa juste part!
Leçon n°10: Travaillez le non verbal.
Rappelez-vous toujours que dans un discours, d’après certaines études, les mots ne comptent que pour 7%, alors que l’intonation intervient pour 38% et la gestuelle pour 55% ! Tout ce qu'on vous demande , c'est d'apparaître convaincant et empathique!
Leçon bonus: Soyez convaincu que le ridicule ne tue pas plus que l'incohérence!
(1) témoignage d'un député-bourgmestre: "j'ai conservé une certaine activité dans les assurances, tu n'imagines ce que ça rapporte comme voix!"
(2) témoignage d'un bourgmestre: "le Cabaret wallon, ça te fait cinq passages sur la télé locale!"
(3) Post-scriptum (rédigé le 15.11.08, après avoir vu le JT de No Télé): pour témoigner de votre amour des gens, vous pouvez, par exemple, publier votre autobiographie (on n'est jamais si bien servi que par soi-même) sous le titre, par exemple, de "Le goût des gens".
Voici quelques conseils pour celles et ceux qui voudraient effectuer leurs premiers pas dans ce monde impitoyable mais tellement grisant de la politique.
Bien sûr, on peut partir de rien, mais il est des situations de départ qui constituent un avantage certain:
- être fils/fille/frère... d'un ou d'une élu(e), si possible déjà ministre, parlementaire ou bourgmestre. En marchant dans les traces de papa, il ne vous reste plus qu'à vous faire - éventuellement - un prénom.
- être secrétaire de mutuelle, permanent syndical ou agent d'assurance. Vos membres ou vos assurés deviendront vos électeurs: ayant pu apprécier votre capacité à rendre service et à régler leur dossier, ils vous en sauront gré en votant pour vous. (1)
Leçon n°1: Soyez gentil!
Le sourire aux lèvres en toutes occasions, montrez de la compréhension, de l'empathie, voire de la compassion pour vos interlocuteurs. Serrez leur la main en les regardant dans les yeux, donnez leur raison, ne vous opposez jamais à eux. A la rigueur, permettez vous un bémol (ou un dièse, c'est selon) à leurs réflexions. Affirmez que vous détestez les querelles, toujours stériles, et que vous n'aimez rien tant que le consensus. Ne dites jamais non, préférez dire oui. Faites toujours comprendre à vos vis-à-vis que vous êtes d'accord avec eux, même s'ils sont divisés en deux camps opposés.
Leçon n°2: Affirmez votre amour des gens.
Votre seule et unique priorité, la motivation de votre engagement politique, c'est "les gens"!
C'est pour eux que vous vous battez, que vous êtes capables de travailler autant, de ne pas compter les heures, de ne jamais prendre de vacances. D'autres n'ont d'intérêt que pour l'argent et la bourse ou les petites fleurs et les petits oiseaux, alors que vous, ce sont les gens qui vous passionnent et qui vous boostent! Dans les débats, n'hésitez pas à affirmer que le thème abordé est de peu d'intérêt, que pour vous, ce qui importe, ce sont les gens! (3)
Leçon n°3: Montrez-vous!
Partout et tout le temps. Ne ratez aucune occasion d'être là où sont les gens: fête d'école, de quartier ou de village, inauguration, vernissage, match de foot, banquet, visite de ministre (mieux encore: de souverains), séances (filmées!) du Cabaret wallon (2). Participez à des compétitions sportives, à des karaokés, allez passer une journée à l'usine, mouillez votre maillot! On ne peut être un bon élu, si on n'est pas proche des gens!
Organisez un apéritif et/ou un bal, dont les bénéfices reviendront - évidemment - à une organisation humanitaire.
Montrez vos enfants, portez les dans vos bras (N.B.: il y a un âge pour tout...), emmenez les jusque dans l'isoloir, pour leur montrer à quel point le devoir électoral est fondamental dans nos sociétés démocratiques!
Pour donner plus de sens à votre participation à ces événements, assurez-vous évidemment de la présence de journalistes et de caméras.
Leçon n°4: Ayez l'air d'être ce à quoi à quoi vous voulez ressembler.
Vous voulez donner l'impression d'être quelqu'un qui a le sens des responsabilités. On ne vous demande pas de les prendre, mais au moins de le dire. Soyez convaincu qu'en politique, il s'agit plus d'avoir l'air et de dire que d'être et de faire.
Vous êtes un rassembleur né, un homme de consensus; c'est pourquoi vous pensez au centre (ce qui ne vous empêchera évidemment pas de vous affirmer de gauche ou de droite), loin de tous les extrêmes et de ces "anti-tout". Vous êtes un homme positif et concret, qui veut faire avancer la société et qui a le souci des gens !
Leçon n°5: Répondez toujours à la question posée.
Même si c'est pour ne rien dire. N'avouez jamais que vous ne connaissez pas un dossier. Encore moins que vous vous êtes trompé. Même si vous ne savez que répondre, répondez! N'importe quoi, mais répondez! Dites que c'est un sujet qui mérite réflexion, mais qu'a priori il vous semble que... Reprenez des élements de réponse de vos adversaires, faites en un mix et servez à votre sauce. Ou alors attaquez, critiquez George Bush (succès garanti) ou Nicolas Sarkozy (nécessite plus de subtilité et de métier) ou réjouissez vous du succès de Barak Obama ou de la libération d'Ingrid Betancourt. Citez le développement durable et la création d'emploi dans toutes vos phrases, en affirmant que ce sont des priorités incontournables. Dites de chaque thème abordé qu'il est extrêmement important. Convainquez vous de toute façon que vos électeurs n'entendent rien au domaine abordé, et que ce qui compte, c'est que vous apportiez une réponse, peu importe son contenu, à la question posée.
Leçon n°6: Cultivez vos liens avec des journalistes.
Invitez, de temps en temps, l'un ou l'autre journaliste à manger, pour parler de vos projets, de votre analyse de "la situation". Faites preuve de convivialité avec eux, voire de complicité. Utilisez l'humour. Dès que vous avez la moindre idée, la moindre opinion, transformez les en communiqué de presse. Réagissez à tout ce qui bouge dans l'actualité.
Leçon n°7: Faites confiance au temps.
Dites vous bien qu'en politique six mois, c'est six ans et que l'électeur oublie vite. Ne craignez donc pas les conséquences de vos déclarations intempestives et rappelez vous toujours que les promesse n'engagent que ceux qui y croient. L'essentiel, c'est qu'on parle de vous et l'effet que feront vos propositions (même si ce sera là leur seul effet).
Leçon n°8: Soyez simple!
N'ayez surtout pas l'air d'un intellectuel, les gens ne les aiment pas. Soyez extrêmement simple dans vos explications, utilisez des formules percutantes qui rendent tout de suite compréhensible votre discours. A l'occasion, critiquez ces intellectuels peu au fait de la réalité de terrain, très éloignés des difficultés rencontrées par les gens.
Leçon n°9: Soyez fier de votre commune et de votre région!
Même si le quotidien nous empêche de le voir, nous vivons quand même dans un petit coin qui ne manque pas de charme: nos villes, nos campagnes, nos monuments historiques, nos traditions populaires, et surtout nos populations sont uniques et si attachants. D'ailleurs, vous ne pouvez imaginer vivre ailleurs. Et puis, on ne peut tolérer que Liège et Charleroi mobilisent la majorité des subsides. Si vous êtes élus, votre commune aura sa juste part!
Leçon n°10: Travaillez le non verbal.
Rappelez-vous toujours que dans un discours, d’après certaines études, les mots ne comptent que pour 7%, alors que l’intonation intervient pour 38% et la gestuelle pour 55% ! Tout ce qu'on vous demande , c'est d'apparaître convaincant et empathique!
Leçon bonus: Soyez convaincu que le ridicule ne tue pas plus que l'incohérence!
(1) témoignage d'un député-bourgmestre: "j'ai conservé une certaine activité dans les assurances, tu n'imagines ce que ça rapporte comme voix!"
(2) témoignage d'un bourgmestre: "le Cabaret wallon, ça te fait cinq passages sur la télé locale!"
(3) Post-scriptum (rédigé le 15.11.08, après avoir vu le JT de No Télé): pour témoigner de votre amour des gens, vous pouvez, par exemple, publier votre autobiographie (on n'est jamais si bien servi que par soi-même) sous le titre, par exemple, de "Le goût des gens".
mardi 11 novembre 2008
Dieu est-il amour ou castagne, humour ou loupage?
A voir ce dimanche, dans les images du JT, les religieux orthodoxes et arméniens se foutre sur la gueule dans la basilique du Saint Sépulcre à Jérusalem, la question-titre se pose effectivement! Les coups de poings et de cierge ont plu dru entre les deux camps et la police a eu fort à faire pour séparer ces prêcheurs de paix. En fait, c'était franchement drôle quand on réfléchit aux discours habituellement tenus par ces porteurs de vérité... A l'origine du pugilat, paraît-il, le déplacement d'une chaise. On n'ose imaginer ce qui se serait passé si l'un des deux groupes avait fermé l'église à l'autre. Quand Malraux prévoyait non pas que "le XXIe siècle serait spirituel ou ne serait pas", mais "la possibilité d'un évènement spirituel à l'échelle planétaire", imaginait-il un événement de cette sorte: les tenants des différentes religions se rentrant dans le chou ?
Dans son pamphlet intitulé "L'humanité disparaîtra, bon débarras!" (1), Yves Paccalet, philosophe et naturaliste français qui fut membre de l'équipe du commandant Cousteau, constatant la catastrophe que représente l'être humain pour la planète et pour lui-même, écrit ceci:
"Je suis désolé de noter que, si nous sommes le plus parfait résultat de l'intelligence divine, le QI du créateur voisine celui du pithécanthrope! (...) Le "dessein intelligent" ressemble au cahier de brouillon d'un enfant de classe maternelle. Parce que nous, Homo sapiens, sommes de plus en plus nombreux sur un vaisseau spatial aux dimensions et aux ressources limitées, nous aurons de plus en plus souvent, et avec de moins en moins de scrupules, recours à la violence.
Le vingt et unième siècle sera belliqueux, ou je ne m'y connais pas. La conclusion pourrait en être une série de conflits terrifiants qui s'achèveraient en guerre totale - la troisième et dernière à laquelle on collerait l'adjectif de "mondiale". Au bouquet final de ce feu d'artifice, l'humanité serait grillée, écrasée, irradiée, affamée, noyée, gelée, anéantie. Sans le moindre espoir de renaissance ou de réincarnation... Sans aucune chance de ressusciter avant le Jugement dernier; et encore: si Dieu ne foire pas la résurrection des morts comme il a loupé la création..."
(Et pour que personne ne soit en reste, Paccalet, dont le désespoir n'empêche pas l'humour, ajoute plus loin, quand il aborde le terrorisme: "Concernant les "soixante-dix vierges" promises au martyr de l'islam dans le paradis d'Allah, j'ai mon idée. Il s'agit d'une interprétation erronée du Coran: la sourate parle de "soixante-dix asticots". Ceux-là, au moins, sont sûrs.")
L'inénarrable Sarah Palin, elle, s'en remettra à Dieu pour décider ou non de sa candidature aux élections présidentielles américaines de 2012: Il me montrera la voie, a-t-elle déclaré. S'il pouvait aussi lui donner un atlas en même temps, ça pourrait l'aider: un proche de sa campagne a déclaré que Sarah Palin ignorait que l'Afrique était un continent en tant que tel (elle pensait qu'il s'agissait d'une région regroupant quelques pays) et que l'Afrique du Sud était un Etat (elle pensait que le terme désignait la partie méridionale de la même région). En fait, si je peux me permettre de conseiller Dieu, il vaudrait mieux pour l'humanité qu'il indique à Mrs Palin la sortie de secours.
Tant qu'on y est, toujours de Paccalet, dans le même ouvrage, ce paragraphe qui pourrait être dédié à André Antoine, Ministre wallon de l'Aménagement du Territoire et des Transports, grand défenseur des aéroports wallons et des pistes de ski sur neige artificielle: " L'homme est le cancer de la Terre. Cette formule choquera les âmes sensibles; mais peu me chaut d'offusquer les "humanistes" qui ont des yeux pour ne pas voir et un cerveau pour imaginer que Dieu les a conçus afin qu'ils passent leur éternité à chanter des cantiques au paradis ou à cuire en enfer. (Si Dieu existe, il nous a faits pour s'amuser, comme nous fabriquons nos programmes de télévision, nos OGM et nos armes de destruction massive. A la fin, c'est toujours la même catastrophe.)"
Bref, encore deux mythes qui s'effondrent: Dieu et l'Homme. Si vous en avez un autre...
(1) J'ai lu n° 8438, Prix du Pamphlet 2006
Dans son pamphlet intitulé "L'humanité disparaîtra, bon débarras!" (1), Yves Paccalet, philosophe et naturaliste français qui fut membre de l'équipe du commandant Cousteau, constatant la catastrophe que représente l'être humain pour la planète et pour lui-même, écrit ceci:
"Je suis désolé de noter que, si nous sommes le plus parfait résultat de l'intelligence divine, le QI du créateur voisine celui du pithécanthrope! (...) Le "dessein intelligent" ressemble au cahier de brouillon d'un enfant de classe maternelle. Parce que nous, Homo sapiens, sommes de plus en plus nombreux sur un vaisseau spatial aux dimensions et aux ressources limitées, nous aurons de plus en plus souvent, et avec de moins en moins de scrupules, recours à la violence.
Le vingt et unième siècle sera belliqueux, ou je ne m'y connais pas. La conclusion pourrait en être une série de conflits terrifiants qui s'achèveraient en guerre totale - la troisième et dernière à laquelle on collerait l'adjectif de "mondiale". Au bouquet final de ce feu d'artifice, l'humanité serait grillée, écrasée, irradiée, affamée, noyée, gelée, anéantie. Sans le moindre espoir de renaissance ou de réincarnation... Sans aucune chance de ressusciter avant le Jugement dernier; et encore: si Dieu ne foire pas la résurrection des morts comme il a loupé la création..."
(Et pour que personne ne soit en reste, Paccalet, dont le désespoir n'empêche pas l'humour, ajoute plus loin, quand il aborde le terrorisme: "Concernant les "soixante-dix vierges" promises au martyr de l'islam dans le paradis d'Allah, j'ai mon idée. Il s'agit d'une interprétation erronée du Coran: la sourate parle de "soixante-dix asticots". Ceux-là, au moins, sont sûrs.")
L'inénarrable Sarah Palin, elle, s'en remettra à Dieu pour décider ou non de sa candidature aux élections présidentielles américaines de 2012: Il me montrera la voie, a-t-elle déclaré. S'il pouvait aussi lui donner un atlas en même temps, ça pourrait l'aider: un proche de sa campagne a déclaré que Sarah Palin ignorait que l'Afrique était un continent en tant que tel (elle pensait qu'il s'agissait d'une région regroupant quelques pays) et que l'Afrique du Sud était un Etat (elle pensait que le terme désignait la partie méridionale de la même région). En fait, si je peux me permettre de conseiller Dieu, il vaudrait mieux pour l'humanité qu'il indique à Mrs Palin la sortie de secours.
Tant qu'on y est, toujours de Paccalet, dans le même ouvrage, ce paragraphe qui pourrait être dédié à André Antoine, Ministre wallon de l'Aménagement du Territoire et des Transports, grand défenseur des aéroports wallons et des pistes de ski sur neige artificielle: " L'homme est le cancer de la Terre. Cette formule choquera les âmes sensibles; mais peu me chaut d'offusquer les "humanistes" qui ont des yeux pour ne pas voir et un cerveau pour imaginer que Dieu les a conçus afin qu'ils passent leur éternité à chanter des cantiques au paradis ou à cuire en enfer. (Si Dieu existe, il nous a faits pour s'amuser, comme nous fabriquons nos programmes de télévision, nos OGM et nos armes de destruction massive. A la fin, c'est toujours la même catastrophe.)"
Bref, encore deux mythes qui s'effondrent: Dieu et l'Homme. Si vous en avez un autre...
(1) J'ai lu n° 8438, Prix du Pamphlet 2006
jeudi 6 novembre 2008
La meilleure blague du moment: le nucléaire comme voie verte!
Nucléaire, le retour? On sent bien que le gouvernement Leterme est prêt à prolonger la vie des centrales, revenant sur la loi de sortie du nucléaire, votée voici six ans par certains partis qui sont toujours aujourd'hui dans cette glorieuse majorité qui gouverne la Belgique. Son argument: en 2015, année prévue pour les premières fermetures de centrales, les énergies alternatives ne seront pas suffisamment développées pour remplacer l'apport du nucléaire. On sent bien que le lobby nucléaire dispose de solides relais au sein du Gouvernement. Un gouvernement dont les membres ne se posent évidemment pas la question de savoir ce qu'ils ont fait ces dernières années pour mettre en oeuvre des alternatives renouvelables. A savoir, rien, ou si peu. Ne se demandent pas ce qu'ils ont fait ou ce qu'ils peuvent faire pour diminuer les consommations d'énergie. Et c'est bien là le comble, c'est que pour ces partis les affaires sont les affaires et l'économie doit continuer à tourner à plein régime. Comme dans les golden sixties. Le changement de culture économico-politique, ce n'est décidément pas pour aujourd'hui. Ni même pour demain.
J'avais eu le plaisir et l'honneur de défendre au Sénat la loi de sortie du nucléaire et de rappeler que, selon de nombreux experts, plus un pays recourt au nucléaire, plus il s'inscrit dans une culture du gaspillage énergétique. De rappeler qu'il est possible, sans rien changer à notre confort, de diminuer de 30% nos consommations énergétiques. Ainsi, la simple extinction de tous les appareils électriques qui restent constamment en veille en Belgique permettrait la fermeture de la plus ancienne des centrales nucléaires de Doel. Visiblement, le gouvernement ne s'en soucie guère. L'économie libérale prime et l'ogre a des besoins insatiables.
Dans une note récente, l'ancien ministre wallon de l'Energie, José Daras (Ecolo), rappelle qu'après cinquante ans de développement le nucléaire n'atteint même pas 4% de l'énergie finale dans le monde. Il souligne qu'on s'apprête à fermer plus de 200 réacteurs sur les 439 en fonction dans le monde, que le mineurs d'uranium (entre autres en Afrique) travaillent dans des conditions infra-humaines, qu'une nouvelle centrale nucléaire coûte 5 milliards d'euros et réclame dix ans de chantier. Alors que la lutte contre le changement climatique n'attend pas...
Car c'est bien là l'argument des relais du lobby nucléaire au sein du gouvernement: le nucléaire serait la seule alternative possible aux sources d'énergie génératrices de gaz à effet de serre. L'énergie nucléaire est donc, selon eux, parfaitement propre. Ne se pose pas pour eux la question de la dangerosité du nucléaire et de ses déchets.
Au Nouveau-Mexique, aux Etats-Unis, à 600 mètres de profondeur une ancienne mine de sel accueille un site de déchets atomiques. La sarcophage est garanti (?) 10.000 ans, il sera fermé en 2033 quand le site sera saturé. Pour prévenir les (hypothétiques!) habitants de la Terre en 12.033 de la dangerosité de ces déchets, dans une langue universelle, les experts du coin ont décidé d'entourer le site de représentations du tableau "Le cri" d'Edvard Munch, le symbole universel de... la terreur.
En Ukraine, autour de Tchernobyl, c'est toujours la mort et le maladie qui règnent en maîtres. "La population a diminué de moitié, notre terre est contaminée. Et on voit, encore aujourd'hui, beaucoup d'enfants malades, à l'hôpital. Nous détenons le record des opérations du coeur, des cancers, des tuberculoses.", déclarait à Télérama (16.07.08) Kateryna Dmytrivna Volovyk, préfète de la région de Poliské.
Mais bien sûr, il n'y a strictement aucun risque d'accident nucléaire chez nous, nous disent les défenseurs du nucléaire, on ne peut comparer la sécurité occidentale avec celle qui était de mise sous le régime soviétique!
A Tricastin en France, entre Montélimar et Orange, depuis l'été dernier (2008), les incidents et les révélations se succèdent chaque semaine: fuite d'uranium, salariés contaminés, nappe phréatique polluée, déchets radioactifs mal protégés.
Ce vendredi 7 novembre à 21h, Arte diffuse un téléfilm de François Luciani intitulé "Inéluctable": le test d'arrêt d'urgence d'un réacteur nucléaire menace de virer au remake français de Tchernobyl. Une fiction totalement invraisemblable? Elle est largement inspirée d'un rapport du très sérieux Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, et des incidents qui surviennent chaque année dans les centrales d'EDF...
En attendant, chez nous, le sémillant Ministre fédéral du Climat et de l'Energie, Paul Magnette (Ps), se tâte, mais on sent bien que les jeux sont faits: le nucléaire aura encore quelques beaux jours devant lui. Et après nous les mouches?
P.S. (c'est le cas de le dire): Quelqu'un peut-il éclairer ma lanterne? Dans un article de la Libre Belgique du 22 octobre dernier intitulé "Comment le PS tient la force atomique", un représentant socialiste estime, à propos de ce dossier nucléaire, que, si on se base sur ses positions dans ce dossier, "Ecolo est devenu un parti populiste". Et poursuit en affirmant que "on ne va certainement pas sombrer dans le populisme. D'ailleurs, si c'était le cas, nous arions déjà donné le feu vert à la poursuite du nucléaire: l'atome a le vent en poupe en ce moment". Donc, si on le suit bien, être contre le nucléaire, c'est être populiste. Et être pour aussi. Comprenne qui pourra...
RE-P.S.: Après avoir vu le téléfilm d'Arte cité plus haut, je suis totalement convaincu qu'avec le nucléaire nos vies reposent entre les mains d'apprentis-sorciers! C'est le terme qui me paraît le plus approprié. Mais nos bourgmestres ont l'immense courage de s'opposer à des éoliennes plutôt qu'à des centrales nucléaires...
J'avais eu le plaisir et l'honneur de défendre au Sénat la loi de sortie du nucléaire et de rappeler que, selon de nombreux experts, plus un pays recourt au nucléaire, plus il s'inscrit dans une culture du gaspillage énergétique. De rappeler qu'il est possible, sans rien changer à notre confort, de diminuer de 30% nos consommations énergétiques. Ainsi, la simple extinction de tous les appareils électriques qui restent constamment en veille en Belgique permettrait la fermeture de la plus ancienne des centrales nucléaires de Doel. Visiblement, le gouvernement ne s'en soucie guère. L'économie libérale prime et l'ogre a des besoins insatiables.
Dans une note récente, l'ancien ministre wallon de l'Energie, José Daras (Ecolo), rappelle qu'après cinquante ans de développement le nucléaire n'atteint même pas 4% de l'énergie finale dans le monde. Il souligne qu'on s'apprête à fermer plus de 200 réacteurs sur les 439 en fonction dans le monde, que le mineurs d'uranium (entre autres en Afrique) travaillent dans des conditions infra-humaines, qu'une nouvelle centrale nucléaire coûte 5 milliards d'euros et réclame dix ans de chantier. Alors que la lutte contre le changement climatique n'attend pas...
Car c'est bien là l'argument des relais du lobby nucléaire au sein du gouvernement: le nucléaire serait la seule alternative possible aux sources d'énergie génératrices de gaz à effet de serre. L'énergie nucléaire est donc, selon eux, parfaitement propre. Ne se pose pas pour eux la question de la dangerosité du nucléaire et de ses déchets.
Au Nouveau-Mexique, aux Etats-Unis, à 600 mètres de profondeur une ancienne mine de sel accueille un site de déchets atomiques. La sarcophage est garanti (?) 10.000 ans, il sera fermé en 2033 quand le site sera saturé. Pour prévenir les (hypothétiques!) habitants de la Terre en 12.033 de la dangerosité de ces déchets, dans une langue universelle, les experts du coin ont décidé d'entourer le site de représentations du tableau "Le cri" d'Edvard Munch, le symbole universel de... la terreur.
En Ukraine, autour de Tchernobyl, c'est toujours la mort et le maladie qui règnent en maîtres. "La population a diminué de moitié, notre terre est contaminée. Et on voit, encore aujourd'hui, beaucoup d'enfants malades, à l'hôpital. Nous détenons le record des opérations du coeur, des cancers, des tuberculoses.", déclarait à Télérama (16.07.08) Kateryna Dmytrivna Volovyk, préfète de la région de Poliské.
Mais bien sûr, il n'y a strictement aucun risque d'accident nucléaire chez nous, nous disent les défenseurs du nucléaire, on ne peut comparer la sécurité occidentale avec celle qui était de mise sous le régime soviétique!
A Tricastin en France, entre Montélimar et Orange, depuis l'été dernier (2008), les incidents et les révélations se succèdent chaque semaine: fuite d'uranium, salariés contaminés, nappe phréatique polluée, déchets radioactifs mal protégés.
Ce vendredi 7 novembre à 21h, Arte diffuse un téléfilm de François Luciani intitulé "Inéluctable": le test d'arrêt d'urgence d'un réacteur nucléaire menace de virer au remake français de Tchernobyl. Une fiction totalement invraisemblable? Elle est largement inspirée d'un rapport du très sérieux Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, et des incidents qui surviennent chaque année dans les centrales d'EDF...
En attendant, chez nous, le sémillant Ministre fédéral du Climat et de l'Energie, Paul Magnette (Ps), se tâte, mais on sent bien que les jeux sont faits: le nucléaire aura encore quelques beaux jours devant lui. Et après nous les mouches?
P.S. (c'est le cas de le dire): Quelqu'un peut-il éclairer ma lanterne? Dans un article de la Libre Belgique du 22 octobre dernier intitulé "Comment le PS tient la force atomique", un représentant socialiste estime, à propos de ce dossier nucléaire, que, si on se base sur ses positions dans ce dossier, "Ecolo est devenu un parti populiste". Et poursuit en affirmant que "on ne va certainement pas sombrer dans le populisme. D'ailleurs, si c'était le cas, nous arions déjà donné le feu vert à la poursuite du nucléaire: l'atome a le vent en poupe en ce moment". Donc, si on le suit bien, être contre le nucléaire, c'est être populiste. Et être pour aussi. Comprenne qui pourra...
RE-P.S.: Après avoir vu le téléfilm d'Arte cité plus haut, je suis totalement convaincu qu'avec le nucléaire nos vies reposent entre les mains d'apprentis-sorciers! C'est le terme qui me paraît le plus approprié. Mais nos bourgmestres ont l'immense courage de s'opposer à des éoliennes plutôt qu'à des centrales nucléaires...
Voir le dossier complet d'Etopia sur le nucléaire sur www.etopia.be/spip.php?article223
lundi 27 octobre 2008
Voler à tout prix ? Une pétition à ne pas signer!
Une pétition circule en ce moment sur le net. Je l'ai reçue signée d' "un contribuable, au nom de tous les vacanciers". Je suis (entre autres qualités dans ma vie) vacancier, mais je me désolidarise de cet appel qui ne peut être lancé "au nom de tous les vacanciers"...
Il s'adresse au "Cher(e) CONtribuable" (on commence en finesse!) et dit ceci: "Le budget de notre gouvernement prévoit l’implémentation d’une nouvelle taxe sur les tickets d’avion.
Cette taxe remontera à environ 10 à 50 euros par personnes. Le contribuable (ndlr: lequel?) est d’avis que cette pression supplémentaire sur le budget de milliers des vacanciers est injustifiable. Tous ensemble, nous voulons faire comprendre au gouvernement qu’il est nécessaire de revenir sur cette décision afin que tout le monde puisse continuer à partir en vacances (ndlr: "le contribuable" est-il bien sûr que tout le monde part déjà en vacances, et en avion qui plus est?).
Dès lors, poursuit le message, nous vous invitons à signer cette pétition en ligne contre la taxe sur le site web ci-dessous : http://www.stoplataxesurlesbilletsdavion.be ".
En fait, quand on se rend sur ce site, on se rend compte que cette pétition (non argumentée - je n'ai jamais vu un texte de pétition aussi lapidaire !) est portée, non par des contribuables, mais par le secteur lui-même: les compagnies d'aviation et les aéroports. Les pauvres, voilà qu'une menace de taxe leur tombe dessus! Visiblement, ces gens ne savent pas ce que sont les taxes, ils n'en ont pas l'habitude, contrairement à nous, communs des mortels. Ils sont plutôt habitués à recevoir des subventions par paquets. Faut-il rappeler qu'il n'y a aucune taxe sur les billets d'avion ni sur le kérosène? En y échappant, le secteur aérien peut se permettre de pratiquer des tarifs qui ne permettent pas à d'autres modes de déplacement - bien moins polluants pour certains - de soutenir la concurrence. Un comble en cette période! Est-il acceptable qu'on continue à aller passer une journée à Pise, à des prix totalement écrasés, pour le simple plaisir d'y manger une excellente pizza ou d'aller passer deux jours à Carcassonne parce qu'on a besoin de soleil?
Pourquoi le secteur aérien échapperait-il aux taxes que paient tous les autres secteurs économiques?
Ceci dit, dans une page "Opinion" de la Libre Belgique de ce jour, Jean-Yves Saliez, secrétaire général d'Inter-Environnement Wallonie, se réjouit "qu'un premier pas soit fait pour permettre de mieux orienter le choix du consommateur volant", mais trouve regrettable "que cette attention portée au secteur aérien soit déconnectée de toute vision stratégique et utilise en sus le faux prétexte d'une fiscalité verte." "L'objectif premier, estime-t-il, doit être une modification de la consommation du bien concerné et l'orientation du consommateur vers des alternatives durables. Pour ce faire, l'effet sur le prix doit être suffisamment significatif. D'autre part, les sommes issues de ce prélèvement doivent servir au développement des alternatives et/ou à un transfert global de la fiscalité sur les ressources. Or, aucune de ces conditions n'est ici réunie." C'est pourquoi il plaide pour un développement de ces alternatives et pour une TVA à 21% sur les billets d'avion comme c'est le cas actuellement pour les autres modes de transport.
Il constate aussi que "la Wallonie connaît une véritable explosion des émissions de gaz à effet de serre du secteur aérien, multipliées par 78 sur la période 1990-2005."
Au fond, le réchauffement climatique, ils en pensent quoi, les promoteurs de vols-à-tout-prix et les joyeux vacanciers lésés ? On a connu plus nobles combats! Le luxe avant l'avenir de la planète...? Ca vous a un petit air de "après nous, les mouches"...
Enfin, s'il est soutenu par le syndicat des vacanciers aériens, l'ultra-libéralisme souffrant a encore de beaux jours devant lui. Plus que la planète...?
P.S.: n'empêche, j'aimerais quand même savoir qui est "un contribuable" qui signe le premier message... Courage! Courage!
Il s'adresse au "Cher(e) CONtribuable" (on commence en finesse!) et dit ceci: "Le budget de notre gouvernement prévoit l’implémentation d’une nouvelle taxe sur les tickets d’avion.
Cette taxe remontera à environ 10 à 50 euros par personnes. Le contribuable (ndlr: lequel?) est d’avis que cette pression supplémentaire sur le budget de milliers des vacanciers est injustifiable. Tous ensemble, nous voulons faire comprendre au gouvernement qu’il est nécessaire de revenir sur cette décision afin que tout le monde puisse continuer à partir en vacances (ndlr: "le contribuable" est-il bien sûr que tout le monde part déjà en vacances, et en avion qui plus est?).
Dès lors, poursuit le message, nous vous invitons à signer cette pétition en ligne contre la taxe sur le site web ci-dessous : http://www.stoplataxesurlesbilletsdavion.be ".
En fait, quand on se rend sur ce site, on se rend compte que cette pétition (non argumentée - je n'ai jamais vu un texte de pétition aussi lapidaire !) est portée, non par des contribuables, mais par le secteur lui-même: les compagnies d'aviation et les aéroports. Les pauvres, voilà qu'une menace de taxe leur tombe dessus! Visiblement, ces gens ne savent pas ce que sont les taxes, ils n'en ont pas l'habitude, contrairement à nous, communs des mortels. Ils sont plutôt habitués à recevoir des subventions par paquets. Faut-il rappeler qu'il n'y a aucune taxe sur les billets d'avion ni sur le kérosène? En y échappant, le secteur aérien peut se permettre de pratiquer des tarifs qui ne permettent pas à d'autres modes de déplacement - bien moins polluants pour certains - de soutenir la concurrence. Un comble en cette période! Est-il acceptable qu'on continue à aller passer une journée à Pise, à des prix totalement écrasés, pour le simple plaisir d'y manger une excellente pizza ou d'aller passer deux jours à Carcassonne parce qu'on a besoin de soleil?
Pourquoi le secteur aérien échapperait-il aux taxes que paient tous les autres secteurs économiques?
Ceci dit, dans une page "Opinion" de la Libre Belgique de ce jour, Jean-Yves Saliez, secrétaire général d'Inter-Environnement Wallonie, se réjouit "qu'un premier pas soit fait pour permettre de mieux orienter le choix du consommateur volant", mais trouve regrettable "que cette attention portée au secteur aérien soit déconnectée de toute vision stratégique et utilise en sus le faux prétexte d'une fiscalité verte." "L'objectif premier, estime-t-il, doit être une modification de la consommation du bien concerné et l'orientation du consommateur vers des alternatives durables. Pour ce faire, l'effet sur le prix doit être suffisamment significatif. D'autre part, les sommes issues de ce prélèvement doivent servir au développement des alternatives et/ou à un transfert global de la fiscalité sur les ressources. Or, aucune de ces conditions n'est ici réunie." C'est pourquoi il plaide pour un développement de ces alternatives et pour une TVA à 21% sur les billets d'avion comme c'est le cas actuellement pour les autres modes de transport.
Il constate aussi que "la Wallonie connaît une véritable explosion des émissions de gaz à effet de serre du secteur aérien, multipliées par 78 sur la période 1990-2005."
Au fond, le réchauffement climatique, ils en pensent quoi, les promoteurs de vols-à-tout-prix et les joyeux vacanciers lésés ? On a connu plus nobles combats! Le luxe avant l'avenir de la planète...? Ca vous a un petit air de "après nous, les mouches"...
Enfin, s'il est soutenu par le syndicat des vacanciers aériens, l'ultra-libéralisme souffrant a encore de beaux jours devant lui. Plus que la planète...?
P.S.: n'empêche, j'aimerais quand même savoir qui est "un contribuable" qui signe le premier message... Courage! Courage!
lundi 20 octobre 2008
Tous végétariens (2)
A l'occasion de l'ouverture de l'exposition "C'est notre terre" (1), la Libre Belgique (18.10.08) relève les chiffres suivants:
"Produire un kilo de protéines de viande de boeuf nécessite 200 m2 de terres alors qu'un kilo de protéines de soja n'en nécessite que 10 m2. Au total, les ingrédients utilisés pour la confection d'un hamburger ont nécessité 2400 litres d'eau, tandis que produire un litre de bière demande 25 litres d'eau.
Le transport de 500 gr de haricots frais du Kenya par avion contribuera à émettre 3 kilos de CO2.
Un kilo de raisins venus d'Afrique du Sud par ce même moyen de transport revient à libérer 7,2 kg de dioxyde de carbone dans l'atmosphère..."
On apprend également que la fabrication d'un t-shirt en coton demande pour sa part 2000 litres d'eau.
Donc, tous végétariens ET naturistes!
"Produire un kilo de protéines de viande de boeuf nécessite 200 m2 de terres alors qu'un kilo de protéines de soja n'en nécessite que 10 m2. Au total, les ingrédients utilisés pour la confection d'un hamburger ont nécessité 2400 litres d'eau, tandis que produire un litre de bière demande 25 litres d'eau.
Le transport de 500 gr de haricots frais du Kenya par avion contribuera à émettre 3 kilos de CO2.
Un kilo de raisins venus d'Afrique du Sud par ce même moyen de transport revient à libérer 7,2 kg de dioxyde de carbone dans l'atmosphère..."
On apprend également que la fabrication d'un t-shirt en coton demande pour sa part 2000 litres d'eau.
Donc, tous végétariens ET naturistes!
(1) à Tour et Taxis à Bruxelles jusqu'au 26 avril 2009
On vit une époque formidable!
Le capitalisme qui se prend les pieds dans son épaisse moquette, le pétrole qui vous a comme un goût de trop peu, la planète qui se réchauffe à toute allure... Tout cela est pour le moins perturbant, c'est vrai. Et si, plutôt que de s'affoler ou de se lamenter, on en faisait une opportunité? Pour changer radicalement de système, satisfaire uniquement nos vrais besoins, travailler dans un échange égalitaire, se définir des priorités et s'y attaquer.
Le WWF affirme aujourd'hui que les dernières études indiquent que le réchauffement climatique est et sera plus rapide et plus intense que prévu. On s'attend désormais à ce que le niveau des mers augmente d'1,20 m d'ici 2100 et que, en Belgique, les tempêtes et les inondations soient plus nombreuses. Et on ne vous parle pas de ce qui attend les habitants de Tuvalu et du Bangladesh... Le WWF en appelle à diminuer de 30 %, d'ici 2020, nos rejets de gaz à effet de serre , et ce sans compensation extérieure, uniquement sur le territoire européen.
Dans le Vif/l'Express du 10 octobre dernier, l'économiste Jacques Attali estimait que "si le dérèglement climatique s'accélérait aussi vite que s'est emballée la crise bancaire, des évolutions deviendraient, à partir d'un certain moment irréversibles: des centaines de millions de gens seraient contraints de déménager. La température pourrait augmenter tellement qu'une très grande partie de la planète deviendrait invivable; des phénomènes naturels entraîneraient des émissions massives de méthane, asphyxiant l'humanité. Il serait alors trop tard pour se lamenter de ne pas avoir écouté ceux qui ont prévenu et de ne pas avoir agi quand il était encore temps."
Le JT de la RTBF ce soir nous annonce que certains prévisionnistes estiment à 20 millions le nombre de chômeurs que provoquera dans l'année qui vient la crise financière actuelle.
Dans une page « Opinion » publiée dans la Libre Belgique (01.10.08), le prospectiviste Marc Halévy estime qu’une immense dépression est à nos portes. « C’est de survie au quotidien qu’il s’agit, écrit-il. Retour à l’essentiel. Retour au réel. La seule issue est la voie de la frugalité. En tout. L’humanité n’a guère le choix, ou bien elle devient vraiment frugale et assume le principe de réalité, ou bien elle s’enferme dans le principe de plaisir et elle mourra… comme la Bourse et les banques. »
Face à tous ces constats et à ces prévisions, les incantations de certains candidats en campagne sont pathétiques, témoignant d'une profonde surdité et d'une totale cécité par rapport à l'état de la planète et à l'avenir de ses habitants. La question n'est évidemment plus de sauver le nucléaire, de créer de nouvelles autoroutes, de s'opposer à des éoliennes ou de soutenir des promoteurs de centres commerciaux et de parcs d'attraction.
La question cruciale aujourd'hui est celle d'un autre Etat, d'une autre économie, plus solidaire, plus visionnaire, non gaspilleuse en eau, en énergie, en matières premières, en espaces. Donc, une économie qui se démarque totalement de ce capitalisme, dont les libéraux, les pseudo-humanistes et les socio-démocrates réunis sous le vocable Ps ont été et sont encore les porteurs de valises.
Le/la véritable homme/femme politique aujourd'hui sera celui/celle qui saura dire non, qui saura renverser la tendance de manière claire. Les décisons doivent être prises vite. L'avenir est entre les mains des politiques, mais aussi, et surtout, des électeurs. Y a quelqu'un?
Le WWF affirme aujourd'hui que les dernières études indiquent que le réchauffement climatique est et sera plus rapide et plus intense que prévu. On s'attend désormais à ce que le niveau des mers augmente d'1,20 m d'ici 2100 et que, en Belgique, les tempêtes et les inondations soient plus nombreuses. Et on ne vous parle pas de ce qui attend les habitants de Tuvalu et du Bangladesh... Le WWF en appelle à diminuer de 30 %, d'ici 2020, nos rejets de gaz à effet de serre , et ce sans compensation extérieure, uniquement sur le territoire européen.
Dans le Vif/l'Express du 10 octobre dernier, l'économiste Jacques Attali estimait que "si le dérèglement climatique s'accélérait aussi vite que s'est emballée la crise bancaire, des évolutions deviendraient, à partir d'un certain moment irréversibles: des centaines de millions de gens seraient contraints de déménager. La température pourrait augmenter tellement qu'une très grande partie de la planète deviendrait invivable; des phénomènes naturels entraîneraient des émissions massives de méthane, asphyxiant l'humanité. Il serait alors trop tard pour se lamenter de ne pas avoir écouté ceux qui ont prévenu et de ne pas avoir agi quand il était encore temps."
Le JT de la RTBF ce soir nous annonce que certains prévisionnistes estiment à 20 millions le nombre de chômeurs que provoquera dans l'année qui vient la crise financière actuelle.
Dans une page « Opinion » publiée dans la Libre Belgique (01.10.08), le prospectiviste Marc Halévy estime qu’une immense dépression est à nos portes. « C’est de survie au quotidien qu’il s’agit, écrit-il. Retour à l’essentiel. Retour au réel. La seule issue est la voie de la frugalité. En tout. L’humanité n’a guère le choix, ou bien elle devient vraiment frugale et assume le principe de réalité, ou bien elle s’enferme dans le principe de plaisir et elle mourra… comme la Bourse et les banques. »
Face à tous ces constats et à ces prévisions, les incantations de certains candidats en campagne sont pathétiques, témoignant d'une profonde surdité et d'une totale cécité par rapport à l'état de la planète et à l'avenir de ses habitants. La question n'est évidemment plus de sauver le nucléaire, de créer de nouvelles autoroutes, de s'opposer à des éoliennes ou de soutenir des promoteurs de centres commerciaux et de parcs d'attraction.
La question cruciale aujourd'hui est celle d'un autre Etat, d'une autre économie, plus solidaire, plus visionnaire, non gaspilleuse en eau, en énergie, en matières premières, en espaces. Donc, une économie qui se démarque totalement de ce capitalisme, dont les libéraux, les pseudo-humanistes et les socio-démocrates réunis sous le vocable Ps ont été et sont encore les porteurs de valises.
Le/la véritable homme/femme politique aujourd'hui sera celui/celle qui saura dire non, qui saura renverser la tendance de manière claire. Les décisons doivent être prises vite. L'avenir est entre les mains des politiques, mais aussi, et surtout, des électeurs. Y a quelqu'un?
jeudi 16 octobre 2008
Pendant la crise, les affaires continuent (mais jusque quand?)
Business as usual, malgré la grave crise financière que nous traversons (sera-ce une traversée du désert - et de quelle taille est-il? - ou du miroir?). On apprend que le promoteur du projet Snow Games à Lessines a entrepris les travaux de remblaiement d'une gigantesque carrière actuellement sous eau, pour y créer un parking pour 750 voitures. Sans rire, il nous explique que son "produit" (des pistes de ski sur neige artificielle) sera d'autant plus rentable que la crise sera importante. C'est le même architecte qui avait déjà affirmé que ses pistes de ski offriraient une belle alternative au moindre enneigement des stations alpines. Autrement dit: vive le réchauffement climatique, c'est tout bénéfice pour mon projet de beauf ! Le cynisme capitaliste, à défaut de beaux jours devant lui, a de la suffisance à revendre.
De son côté, le Ministre wallon de l'Aménagement du Territoire affirme que, coûte que coûte, il fera du projet Cora à Mouscron/Estaimpuis une réalité, malgré les avis négatifs du Conseil d'Etat qui donne raison aux riverains. Il est prêt à légiférer pour éviter ces empêcheurs d'investir en rond. Et voilà qu'on apprend que, face au site convoité par Cora, se créerait une autre grande zone commerciale, "pour répondre aux besoins des entreprises et aux demandes des consommateurs". Les consommateurs, c'est nous. Nous qui restons bien sûr demandeurs de prendre notre voiture pour aller acheter à plusieurs kilomètres de chez nous des produits de merde dont nous n'avons aucun besoin.
Le même ministre de l'Aménagement du Territoire a aussi dans ses fonctions (on n'oserait dire : dans ses compétences) les Transports. A ce titre, il déplore la décision du Gouvernement fédéral de taxer les billets d'avion. Le souci de l'économie capitaliste passe avant celui du réchauffement climatique et des économies d'énergie pour ce grand humaniste d'André Antoine.
Au niveau européen, certains pays, Pologne et Italie en tête, entendent remettre en question les engagements des 27 en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Il faut d'abord redresser l'économie, estiment-ils. Ces espèces de chevaux de trait qui avancent avec des oeillères, le regard sur leurs sabots, ne peuvent voir que cette économie a précisément montré toutes ces limites et ses dangers, qu'elle est à l'origine de l'étouffement de la planète, qu'il est urgentissime d'en changer et que les économies d'energie sont, justement l'un des moyens de limiter la casse. Le capitalisme a le front bas. (1)
Y a-t-il encore l'un ou l'autre pilote dans le bateau ivre dans lequel nous sommes embarqués?
Est-il rassurant de se dire que, à cause du réchauffement climatique, on ne risque pas de heurter un iceberg?
De son côté, le Ministre wallon de l'Aménagement du Territoire affirme que, coûte que coûte, il fera du projet Cora à Mouscron/Estaimpuis une réalité, malgré les avis négatifs du Conseil d'Etat qui donne raison aux riverains. Il est prêt à légiférer pour éviter ces empêcheurs d'investir en rond. Et voilà qu'on apprend que, face au site convoité par Cora, se créerait une autre grande zone commerciale, "pour répondre aux besoins des entreprises et aux demandes des consommateurs". Les consommateurs, c'est nous. Nous qui restons bien sûr demandeurs de prendre notre voiture pour aller acheter à plusieurs kilomètres de chez nous des produits de merde dont nous n'avons aucun besoin.
Le même ministre de l'Aménagement du Territoire a aussi dans ses fonctions (on n'oserait dire : dans ses compétences) les Transports. A ce titre, il déplore la décision du Gouvernement fédéral de taxer les billets d'avion. Le souci de l'économie capitaliste passe avant celui du réchauffement climatique et des économies d'énergie pour ce grand humaniste d'André Antoine.
Au niveau européen, certains pays, Pologne et Italie en tête, entendent remettre en question les engagements des 27 en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Il faut d'abord redresser l'économie, estiment-ils. Ces espèces de chevaux de trait qui avancent avec des oeillères, le regard sur leurs sabots, ne peuvent voir que cette économie a précisément montré toutes ces limites et ses dangers, qu'elle est à l'origine de l'étouffement de la planète, qu'il est urgentissime d'en changer et que les économies d'energie sont, justement l'un des moyens de limiter la casse. Le capitalisme a le front bas. (1)
Y a-t-il encore l'un ou l'autre pilote dans le bateau ivre dans lequel nous sommes embarqués?
Est-il rassurant de se dire que, à cause du réchauffement climatique, on ne risque pas de heurter un iceberg?
(1) Ils nous vendront la corde pour les pendre, disait Lénine, cité par Bernard Maris dans Charlie Hebdo de ce 15 octobre.
Le même Bernard Maris conclue son excellent article d'explication de la crise actuelle en constatant que "au nom de la crise, le Grenelle de l'environnement passe à la trappe. Or la crise écologique n'est qu'une conséquence de la crise financière, de la démesure, de la cupidité et de l'hubris des banquiers. La crise redistribue les cartes, mais le mistigri ira aux écolos."
Le même Bernard Maris conclue son excellent article d'explication de la crise actuelle en constatant que "au nom de la crise, le Grenelle de l'environnement passe à la trappe. Or la crise écologique n'est qu'une conséquence de la crise financière, de la démesure, de la cupidité et de l'hubris des banquiers. La crise redistribue les cartes, mais le mistigri ira aux écolos."
lundi 6 octobre 2008
Les anti-éoliennes font beaucoup de vent
Difficile d'échapper aux opposants aux éoliennes en ce moment. Ce soir, déjà assez énervé par un sujet précédent (1), je fuis No Télé devant les arguments d'un anti-éolien de Leuze. Je zappe sur FR3 pour suivre les infos régionales. Et je tombe sur un sujet sur les anti-éoliens... J'ai coupé la télé.
Le Leuzois que j'ai esquivé estimait que les éoliennes coûtent une fortune à la collectivité en termes de certificats verts. S'insurge-t-il sur le coût bien plus ENORME des centrales nucléaires que nous payons tous? Parce que, aujourd'hui, d'un sujet à l'autre, un des arguments principaux de ceux qui s'opposent aux moulins à vent, c'est que ceux-ci rapportent de l'argent à quelques-uns. Je ne le conteste pas et j'admets volontiers que certains entrepreneurs ont flairé l'aubaine et espèrent installer des éoliennes un peu n'importe où. Mais les mêmes opposants n'ont jamais protesté, que je sache, contre Electrabel, gigantesque groupe privé très longtemps monopolitisque, qui s'est généré des bénéfices gargantuesques en nous faisant payer très cher son (notre) électricité nucléaire! Les nimbystes se découvrent, brusquement, des sentiments de protecteurs de la collectivité (pour un peu, on les croirait communistes - non, je rigole!) qui cachent mal leurs points de vue très personnels, très (trop) souvent réduits à l'esthétique. Les éoliennes gâchent leur paysage. Les mêmes ne se sont évidemment jamais demandé si leur maison est "belle", si les pylônes qui transportent l'électricité nucléaire sont élégants ou si l'avenir qu'ils espèrent pour les enfants (et ceux des autres) est lumineux.
Il faut dire qu'ils sentent bien qu'ils ont le soutien de leurs bourgmestres: ceux d'Antoing, de Brunehaut et de Tournai ont déposé un recours contre un projet d'éoliennes aux confins de leurs trois communes. "Il faut réfléchir", dit Pierre Wacquier, bourgmestre de Brunehaut, qui en veut bien chez lui, mais, désolé, "franchement, je ne vois pas où à Brunehaut. Notre territoire n'est pas bien grand." N'y voyez aucun nimbysme, bien sûr. D'autant qu'il "ne mène pas un combat contre les énergies renouvelables. Bien au contraire!" C'est pas que je ne veux pas, mais je ne peux pas! Son collègue tournaisien, Christian Massy, estime que "il n'y a pas le feu au lac, puisque la Wallonie a déjà dépassé les objectifs européens en matière d'énergie renouvelable." Manque de bol pour lui: trois jours après ces courageuses déclarations, l'Union européenne décidait de faire passer de 6 à 20% la part des énergies renouvelables. Le bourgmestre de Brunehaut va jusqu'à refuser le projet d'un agriculteur qui voudrait, grâce à une éolienne domestique de 18 m, produire l'électricité nécessaire à son entreprise agricole. Le bourgmestre s'y oppose, arguant de la proximité... d'une voie lente (attendue depuis plus de dix ans). On notera que le long de cette future voie lente s'élève depuis longtemps un pylône GSM au moins aussi haut.
Mais, on l'a compris, les bourgmestres, c'est comme les éoliennes: ça tourne avec le vent. Si des riverains sont contre, ils le sont aussi. Une voix, c'est toujours bon à prendre. Et le subjectif prend le dessus. On sent bien que ce n'est pas l'intérêt collectif qui compte, juste le sentiment de riverains qui trouvent qu'une éolienne "c'est pas beau" et que de ce fait leur maison va perdre de la valeur.
Dans "Le divorce français", le journaliste François de Closets pointe ces politiques qui suivent l'opinion publique: "C'est parce que le peuple peut se tromper que les élites doivent avoir le courage de prendre des décisions impopulaires. Si vous ne prenez pas de décision impopulaire, vous ne gouvernez pas."
Chez nous, ne cherchez pas "l'élite", elle se fond dans le peuple. Non aux éoliennes, mais oui au centre de glisse, soi-disant créateur d'emplois, gaspilleur d'eau, d'énergie et de nature et générateur de CO2. C'est qu'une élection, ça se mérite chaque jour!
(1) un ministre-présidents (je ne citerai pas son nom) serrant les mains de manifestants protestant contre le coût de la vie, comme s'il n'appartenait pas aux décideurs. Ahurissant, mais culotté, je m'incline!
Derrière leur auvent, et
dans un climat de réchauffement,
les bourgmestres d'Antoing et de Brunehaut
se sont associés,
Fini donc les ambiances électriques
c'est donc cela la vie en rose!
Je sais,
C'est rotor...mais j'en suis pale !
Et si on veut tout des Magnette tiser
Qu'on le fasse avec force 5 !
Skier fait, ( ce recours ) est
blanc de cohérence
comme neige au soleil.
Bon prince,
CO2 que je remet...
un bonnet...
d'âne.
Patrick A
Le Leuzois que j'ai esquivé estimait que les éoliennes coûtent une fortune à la collectivité en termes de certificats verts. S'insurge-t-il sur le coût bien plus ENORME des centrales nucléaires que nous payons tous? Parce que, aujourd'hui, d'un sujet à l'autre, un des arguments principaux de ceux qui s'opposent aux moulins à vent, c'est que ceux-ci rapportent de l'argent à quelques-uns. Je ne le conteste pas et j'admets volontiers que certains entrepreneurs ont flairé l'aubaine et espèrent installer des éoliennes un peu n'importe où. Mais les mêmes opposants n'ont jamais protesté, que je sache, contre Electrabel, gigantesque groupe privé très longtemps monopolitisque, qui s'est généré des bénéfices gargantuesques en nous faisant payer très cher son (notre) électricité nucléaire! Les nimbystes se découvrent, brusquement, des sentiments de protecteurs de la collectivité (pour un peu, on les croirait communistes - non, je rigole!) qui cachent mal leurs points de vue très personnels, très (trop) souvent réduits à l'esthétique. Les éoliennes gâchent leur paysage. Les mêmes ne se sont évidemment jamais demandé si leur maison est "belle", si les pylônes qui transportent l'électricité nucléaire sont élégants ou si l'avenir qu'ils espèrent pour les enfants (et ceux des autres) est lumineux.
Il faut dire qu'ils sentent bien qu'ils ont le soutien de leurs bourgmestres: ceux d'Antoing, de Brunehaut et de Tournai ont déposé un recours contre un projet d'éoliennes aux confins de leurs trois communes. "Il faut réfléchir", dit Pierre Wacquier, bourgmestre de Brunehaut, qui en veut bien chez lui, mais, désolé, "franchement, je ne vois pas où à Brunehaut. Notre territoire n'est pas bien grand." N'y voyez aucun nimbysme, bien sûr. D'autant qu'il "ne mène pas un combat contre les énergies renouvelables. Bien au contraire!" C'est pas que je ne veux pas, mais je ne peux pas! Son collègue tournaisien, Christian Massy, estime que "il n'y a pas le feu au lac, puisque la Wallonie a déjà dépassé les objectifs européens en matière d'énergie renouvelable." Manque de bol pour lui: trois jours après ces courageuses déclarations, l'Union européenne décidait de faire passer de 6 à 20% la part des énergies renouvelables. Le bourgmestre de Brunehaut va jusqu'à refuser le projet d'un agriculteur qui voudrait, grâce à une éolienne domestique de 18 m, produire l'électricité nécessaire à son entreprise agricole. Le bourgmestre s'y oppose, arguant de la proximité... d'une voie lente (attendue depuis plus de dix ans). On notera que le long de cette future voie lente s'élève depuis longtemps un pylône GSM au moins aussi haut.
Mais, on l'a compris, les bourgmestres, c'est comme les éoliennes: ça tourne avec le vent. Si des riverains sont contre, ils le sont aussi. Une voix, c'est toujours bon à prendre. Et le subjectif prend le dessus. On sent bien que ce n'est pas l'intérêt collectif qui compte, juste le sentiment de riverains qui trouvent qu'une éolienne "c'est pas beau" et que de ce fait leur maison va perdre de la valeur.
Dans "Le divorce français", le journaliste François de Closets pointe ces politiques qui suivent l'opinion publique: "C'est parce que le peuple peut se tromper que les élites doivent avoir le courage de prendre des décisions impopulaires. Si vous ne prenez pas de décision impopulaire, vous ne gouvernez pas."
Chez nous, ne cherchez pas "l'élite", elle se fond dans le peuple. Non aux éoliennes, mais oui au centre de glisse, soi-disant créateur d'emplois, gaspilleur d'eau, d'énergie et de nature et générateur de CO2. C'est qu'une élection, ça se mérite chaque jour!
(1) un ministre-présidents (je ne citerai pas son nom) serrant les mains de manifestants protestant contre le coût de la vie, comme s'il n'appartenait pas aux décideurs. Ahurissant, mais culotté, je m'incline!
Derrière leur auvent, et
dans un climat de réchauffement,
les bourgmestres d'Antoing et de Brunehaut
se sont associés,
Fini donc les ambiances électriques
c'est donc cela la vie en rose!
Je sais,
C'est rotor...mais j'en suis pale !
Et si on veut tout des Magnette tiser
Qu'on le fasse avec force 5 !
Skier fait, ( ce recours ) est
blanc de cohérence
comme neige au soleil.
Bon prince,
CO2 que je remet...
un bonnet...
d'âne.
Patrick A
jeudi 2 octobre 2008
Le dérideur
Marc Moulin est mort. Et Ahmadinejab, Kim Jong Il et Loukachenko sont vivants. La vie est mal faite!
Nous sommes nombreux à nous sentir "into the dark"...
Nous sommes nombreux à nous sentir "into the dark"...
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