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lundi 5 octobre 2026

Celle qui n'ose pas dire les choses

Comment pourrait-on élire comme présidente ou président quelqu'un qui s'avère incapable d'appeler un chat un chat et une dictature une dictature ? Ce matin sur France Inter (1), Ségolène Royal a refusé de qualifier le régime d'Alger. A peine venait-elle de dire que "si on n'ose pas dire les choses, ce n'est pas de la politique" qu'elle n'osait parler d'autoritarisme à propos du régime algérien : "ce n'est pas à moi de qualifier un pays".  Surprise de son intervieweur : "Vous ne pouvez pas dire qu'un régime qui a enfermé un écrivain, Boualem Sansal, qui aujourd'hui détient dans ses geôles un journaliste français, Christophe Gleizes, vous ne pouvez pas dire que c'est un régime autoritaire ?" Réponse royale : "Non, je ne peux pas le dire. Je pense qu'il y a un certain nombre de problèmes en Algérie, mais la France n'a pas un certain nombre de problèmes ?".
Ségolène Royale est la candidate du relativisme. Puisque tout n'est pas parfait en France, on ne peut rien reprocher aux autres. Rappel de Benjamin Duhamel, le journaliste : "en 2020, vous disiez que la France est un régime autoritaire, et là vous refusez de dire que l'Algérie est un régime autoritaire...". Il est l'heure du journal, on n'en saura pas plus. On comprend que pour Ségolène Royal puisque la démocratie n'est pas parfaite ici on ne peut critiquer les régimes forts. Et tant pis pour celles et ceux qui les subissent. 
On attend d'un ou une candidat à la présidence de la République qu'il défende la démocratie. Ici comme partout ailleurs. Et donc de la clarté par rapport à un soutien à l'Ukraine et une opposition dure au tueur en série qu'est Poutine. Un soutien aux Ukrainiens et au peuple russe. Un soutien aux populations iranienne et afghane par rapport aux régimes islamistes qui les répriment. Un soutien aux Palestiniens qui souffrent de la vengeance sans fin du gouvernement Netanyahou et de la brutalité du Hamas. On n'attend pas de quelqu'un qui vise le poste présidentiel qu'il se taise ou qu'il nous dise qu'il faut comprendre, voire excuser les dictateurs et les crapules. 
Cette attente concerne également le RN et LFI si ambigus dans leur rapport à Trump et Poutine pour le premier, à Poutine pour la seconde.

(1) https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-du-lundi-05-octobre-2026-6131111

mardi 14 avril 2015

Enfumeurs et enfumeuse

Lutter contre la pollution, c'est simple: il suffit parfois de quelques bons conseils et tout s'arrange. Une étude européenne, baptisée Sinfonie, a analysé l'air que respirent les enfants et leurs enseignants dans 114 écoles de 23 pays européens. Résultat alarmant: on trouve dans 85% d'entre elles des particules fines PM 2,5, du radon, du benzène, du formaldéhyde, autant d'éléments cancérogènes en quantités supérieures aux normes. Les respirer à longueur de journée risque de provoquer asthme, eczéma, allergies et affections respiratoires (1). Bref, il y a de quoi s'inquiéter et surtout agir rapidement. La Ministre française de l'Ecologie l'a compris et a donc courageusement pris les choses en mains, avec "une décision simple, pragmatique, qui concilie qualité de l'air et simplicité des actions": elle a édité un guide "des bonnes pratiques". On peut être rassuré: le papier en est recyclé et les encres non toxiques.

La situation restant en l'état, elle fera le bonheur de l'industrie du tabac qui utilise la pollution de l'air, extérieur comme intérieur, pour expliquer les cancers du poumon et les problèmes respiratoires dont il ne pourrait évidemment pas être tenu responsable. En 1988 déjà, un mémo de Philip Morris résumait la stratégie du tabac sur le tabagisme passif. Il invitait les défenseurs du tabac notamment à "placer la fumée ambiante dans une perspective appropriée, en rapport avec la qualité de l'air en général" (2).
Le Tobacco Institute, lui, se vantait de dominer les tentatives de le mettre au pas: "La première menace est la législation. Depuis environ une douzaine d'années, nous avons fait face à plus de 1000 projets de loi et avons fait échouer plus de 90% d'entre eux" (2).
Aujourd'hui, Philip Morris combat la législation anti-tabac de l'Uruguay où sept habitants meurent chaque jour du tabagisme. L'Etat mène des campagnes anti-tabac et a imposé des images choc sur les paquets de cigarettes, ce qui déplaît fortement au groupe américain dont le logo n'apparaît plus suffisamment. Il a dès lors déposé plainte contre l'Etat uruguayen.
Avaaz a lancé une pétition pour soutenir l'Uruguay (3).
Chaque année dans le monde, cinq millions de personnes meurent du tabac.

(1): Fabrice Nicolino: "Ecoles: du radon et du benzène au programme", Charlie Hebdo, 8 avril 2015.
(2) cité par Gérard Dubois dans "Le rideau de fumée - Les méthodes secrètes de l'industrie du tabac", Seuil, 2003.
(3) https://secure.avaaz.org/fr/uruguay_vs_big_tobacco_loc/?baluBfb&v=56732

lundi 3 novembre 2014

Climat détestable

Il faut sauver la biodiversité, préserver l'environnement, lutter contre le dérèglement climatique. Presque tous les partis politiques, presque tous les gouvernements de la planète en sont convaincus depuis vingt ans. Au point que certains se demandent quel est encore le sens de l'existence de partis écologistes. Puisque le souci environnemental est aujourd'hui celui de tous les partis, quelles que soient leurs idéologies. Et de toute façon, les écolos sont des "djihadistes verts". Il y a quelques années encore, ils étaient traités de "khmers verts". Les temps changent. Le climat aussi. En 2013, les émissions de CO2 ont légèrement dépassé les 35 milliards de tonnes, soit presque un tiers de plus qu'il y a dix ans.
Le dernier rapport du GIEC est plus que jamais alarmiste (1). Il indique que, au rythme de nos consommations d'énergies fossiles, nous pourrions atteindre un réchauffement de l'ordre de 4 à 5° d'ici la fin du siècle. Ce qui serait totalement catastrophique. Le réchauffement que connaît la Terre n'a jamais été aussi important depuis 800.000 ans. Si nous voulons la sauver des pires scénarios, il faudrait diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 40 à 70%. D'urgence.

"Nous serons incapables de relever le défi climatique tant que nous ne l'envisagerons pas comme une lutte bien plus large entre des visions du monde différentes, écrit Naomi Klein (2), comme un processus visant à reconstruire et réinventer l'idée même de collectivité, de communauté, de bien commun, de société civile et de civisme - idée mise à mal et abandonnée depuis des décennies. Si le défi climatique nous paraît si intimidant, c'est parce qu'il impose de passer outre à toute une série de règles - certaines inscrites dans les législations nationales et les accords commerciaux, et d'autres, non écrites mais tout aussi puissantes, qui font qu'aucun gouvernement ne restera au pouvoir s'il augmente les impôts, refuse de gros investissements, si néfastes soient-ils, ou prévoit de réduire progressivement les secteurs de l'économie qui nous mettent tous en danger."

On a ainsi vu, tout récemment, la ministre française de l'Ecologie, Ségolène Royal, décider de supprimer l'écotaxe annoncée. "Le bon sens a prévalu", ont dit certains. Qu'est-ce que le bon sens?, se demande-t-on. Juste une "absence de courage et de vision", a rétorqué Eva Joly. Est-ce le bon sens de ne pas faire payer les pollueurs? De ne pas réinjecter le produit de ces écotaxes dans des moyens de transport moins polluants? On pourrait l'admettre si, par ailleurs, les gouvernements développaient une vision large et audacieuse d'une nouvelle organisation de la société. On n'en voit nulle trace, même embryonnaire. Partout, on ne pleure que pour voir revenir une bonne vieille croissance, celle qui nous a menés où nous en sommes. En France, on pleure la mort de Christophe de Margerie, "un grand capitaine d'industrie français très lucide sur la situation de la planète" a dit de lui le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé (3). Ce capitaine dirigeait Total. "La plus grande entreprise française gagne ses milliards en déstabilisant le climat pour des milliers d'années", écrit Fabrice Nicolino. Et le climat, vraiment, c'est important, affirment les ministres Fabius et Royal: ils appellent à "une mobilisation universelle et immédiate" sur le changement climatique, "menace grave pour la biodiversité, la sécurité alimentaire et la santé" (1). Ils sont aussi convaincants que leurs homologues belges Elio Di Rupo, qui a découvert avec émotion le problème il y a quelques années en s'entretenant avec Nicolas Hulot, ou Joëlle Milquet qui affirmait, il y a tant d'années maintenant, qu'il faut "être radical pour le climat".
N'attendons rien non plus, au contraire, du nouveau commissaire européen  en charge de l'Energie et du Climat, Miguel Arias Canete. Il a été l'un des responsables d'Italcar Espana (ce qu'il a oublié d'indiquer dans sa déclaration d'intérêts lorsqu'il était député européen), lobbyiste pour les OGM et fondateur de Petrolifera Ducar et Petrolis Canarias. Mais qu'on se rassure: avant de devenir commissaire européen, il a transmis ses actions à ses beaux-frères (4). Il ne peut donc être soupçonné de conflits d'intérêts. On ne pouvait trouver meilleures mains européennes à qui confier l'avenir du climat.
Bref, on désespère de voir un ou une responsable politique oser un vrai projet, plutôt que pleurnicher et se gargariser de mots.

"Il pourrait être beaucoup moins efficace, poursuit Naomi Klein de se battre pour une taxe carbone minimale que, par exemple, de former une grande coalition pour revendiquer un revenu minimal garanti, non seulement parce qu'un revenu minimum permettra aux travailleurs de refuser des emplois liés aux énergies polluantes, mais aussi parce que le fait même de plaider pour une protection sociale universelle ouvre la voie à un vrai débat de fond sur les valeurs - sur ce que chacun de nous doit aux autres au nom de notre humanité commune, et sur ce qui, collectivement, nous paraît plus important que la croissance économique et les bénéfices des entreprises."
Naomi Klein plaide pour une autre vision du monde, "fondée sur l'interdépendance plutôt que sur l'hyperindividualisme, sur la réciprocité plutôt que sur la domination et sur la coopération plutôt que sur la hiérarchie".

Récemment, le maire Montpellier, épuisé par les inondations à répétition qu'a connues sa ville déclarait qu'on ne pouvait plus dire que le réchauffement climatique n'existe pas. Mais la grande majorité des politiques et des citoyens ont choisi la politique de l'autruche. Ni voir, ni savoir est leur nouvelle devise. Tant qu'on voudra toujours plus de voitures et de camions sur nos routes, plus d'avions dans le ciel, plus de produits phyto sur nos terres, aucune éolienne dans la vue, un kérosène non taxé, un baril de pétrole au plus bas, on prendra le risque de se faire déplumer plus que l'arrière-train. "Ce qui est aujourd'hui politiquement réaliste ne le sera sans doute plus quand nous aurons essuyé d'autres ouragans Katrina, d'autres cyclones Sandy, d'autres typhons Bopha", estime Sivan Kartha, chercheur pour l'Institut pour l'Environnement de Stockholm (5).
Naomi Klein encore: "nous gagnerons en affirmant que de tels calculs (de ceux qui estiment que la lute contre le réchauffement coûte trop cher) sont moralement monstrueux, puisqu'ils insinuent qu'il serait économiquement acceptable de laisser des pays entiers disparaître, des millions de gens mourir sur des terres desséchées et de priver les enfants d'aujourd'hui de leur droit à habiter un monde fourmillant des merveilles et des beautés de la création".

Des notes positives - quand même! - on pourra en trouver dans le documentaire que diffuse Arte ce mardi soir (6): dans "Sacrée Croissance!", Marie-Monique Robin rencontre des "lanceurs d'avenir". "Il y a des initiatives qui sont les germes de la société post-croissance, explique-t-elle, d'une réponse globale au grand désordre planétaire actuel. (...) J'ai choisi des initiatives suffisamment abouties pour qu'on voie la transformation des territoires et des gens." (7) On trouvera dans ce film "un stimulant réservoir d'idées et d'énergie pour inventer demain", écrit Télérama.

(1) http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2014/11/le-résumé-pour-décideurs-du-giec.html
(2) The Nation (New York), 16 septembre 2014, à partir de son dernier ouvrage "This Changes Everything: Capitalism vs. The Climate" in Le Courrier international, 2 octobre 2014.
(3) cité par Fabrice Nicolino, in "Derrière Margerie, les morts du pétrole", Charlie Hebdo, 29 octobre 2014.
(4) "Un commissaire européen qui sent le pétrole", Fabrice Nicolino, Charlie Hebdo, 8 octobre 2014. Miguel Arias Canete est le Zemmour espagnol: "il est compliqué de tenir un débat avec une femme, a-t-il déclaré, car montrer de la supériorité intellectuelle pourrait paraître sexiste". Vraiment, un grand monsieur que ce commissaire européen!
(5) cité par Naomi Klein - voir (1).
(6) Arte, mardi 4 novembre, 20h50. A revoir pendant les sept jours qui suivent sur Arte+7 (www.arte-tv.com).
(7) Télérama, 29 octobre 2014.

dimanche 13 avril 2014

Triomphe de l'autruche

Comment va la Terre? On ne peut mieux. Nous n'avons pas eu d'hiver et le printemps est exceptionnellement beau et chaud.
Evidemment, les experts du GIEC ne peuvent s'empêcher d'essayer de plomber cette ambiance radieuse. Leur nouveau rapport a été publié à Yokohama le 31 mars. Insécurité alimentaire, difficultés d'accès à l'eau, déplacements de population, voilà quelques-uns des impacts qui vont toucher tous les continents. Le changement climatique va "ralentir la croissance, créer de nouvelles poches de pauvreté". Les risques de conflits violents vont augmenter, les maladies liées à la malnutrition et à la mauvaise qualité de l'eau aussi. Aucune région du monde ne sera épargnée. En Europe et en Asie, on nous annonce une aggravation des inondations, de plus en plus de vagues de chaleur (1).
Les villes étouffent sous la pollution et les particules fines. Les citadins sont obligés de prendre leur voiture chaque week-end pour se réfugier à la côte. Bientôt, ils pourront y aller à vélo, la mer sera peut-être à deux pas de chez eux, tant elle ronge les côtes. Elle érode les plages, les dunes et les digues en Normandie, en Aquitaine, en Pays basque et partout où elle peut. Des habitants doivent quitter définitivement leur logement (2).
Même phénomène à l'autre bout de la planète: dans le golfe de Thaïlande, la mer monte, les six cents kilomètres de côtes sont de plus en plus érodés. Les inondations et les tempêtes se succèdent, un nombre incalculable de maisons ont disparu, les nouvelles digues sont déjà détruites, la mousson s'éternise. Bangkok s'enfonce de trois centimètres chaque année. Le rendement des cultures, des rizières notamment, s'effondre (3).

A peine nommée à un grand ministère de l'écologie (4), Ségolène Royal a annoncé une mesure forte: le report, voire la suppression, de l'écotaxe. Elle veut remettre à plat le système. Pas de "'écologie punitive", dit-elle (5). Il faut inciter les gens, pas les punir. Voilà quarante ans qu'on "incite les gens" à changer de mode de consommation, à faire des économies d'énergie, à préserver la planète. Cette politique incitative n'est guère fructueuse, il faut le constater. Les écologistes, les ONG environnementales protestent contre l'annonce de la ministre. Même un sénateur UMP de l'est de la France, François Grosdidier, dénonce "un bond de dix ans en arrière", lui qui voit passer par chez lui les camions qui évitent la Suisse et l'Allemagne qui appliquent une écotaxe. 
Pour fêter la bonne nouvelle que constitue l'annonce de S'EGO, des Benêts rouges (6) ont incendié, dans les Deux-Sèvres, un portique écotaxe (7). Déjà la Terre respire.

(1) La Nouvelle République, 1er avril 2014.
(2) Thalassa, France 3, 4 avril 2014.
(3) "Sale temps pour la planète - Thaïlande, à fleur d'eau", France 5, 11 avril 2014.
(4) ministère refusé par les Verts (qui commettent là une erreur historique) pour de sombres raisons électoralistes.
(5) La Nouvelle République, 5 avril 2014.
(6) selon le nom que leur donne un ami breton.
(7) La Nouvelle République, 12 avril 2014.

A lire aussi:
www.lesoir.be/519665/article/actualite/monde/2014-04-13/pour-giec-il-est-urgent-d-agir-grande-echelle-sur-gaz-effet-serre

samedi 7 septembre 2013

Miroir, dis-moi qui est la plus belle

La communication est décidément bien difficile entre les politiques et les journalistes. Les premiers reprochent aux seconds de déformer leurs propos, de les sortir de leur contexte, de rechercher le scoop à tout prix.
Dernier exemple en date: Ségolène Royal. L'hebdomadaire Le Point publie une interview d'elle sur deux pages. La dame à l'ego royal y dit combien le rôle de présidente de l'Assemblée nationale était taillé pour elle: "ça n'aurait pas été mauvais pour le pouvoir que ce soit moi la présidente de l'Assemblée". Mais elle sait qu'on la redoute: "j'ai du charisme, de l'aura, du poids. Au gouvernement, je leur ferais de l'ombre", dit-elle.  Elle s'aime bien, se voit en "personnage sécurisant" et n'aime pas les autres: Martine Aubry, Claude Bartolone, Delphine Batho en prennent pour leur grade. Et c'est normal, puisque les autres lui piquent ses idées. Et ils ne s'en rendent même pas compte. Elle en rit, mais elle ne leur fera pas la guerre, puisqu'elle ne veut pas "remugler (sic) le passé".
La journaliste du Point rapporte dans son magazine toutes ces hautes réflexions dont il eût été dommage que nous n'eussions pas connaissance. Il faut croire qu'à leur lecture ou aux coups de fil qu'elle a reçus, Ségolène Royal a compris qu'elle avait émis quelques bêtises. La voilà qui se plaint de l'incompétence de la journaliste, incapable de retranscrire ses propos. D'ailleurs, affirme-t-elle, "je n'ai donné aucune interview au Point ni en ai sollicité une". On la croit volontiers,  on ne l'imagine pas une seule  seconde rechercher une interview. La modestie de S'Ego ne le souffrirait pas.

lire
- "Royal dénonce les propos que lui fait tenir Le Point", La Nouvelle République, 6 septembre 2013. 
- www.lepoint.fr/politique/segolene-royal-au-gouvernement-je-leur-ferais-de-l-ombre-04-09-2013-1720978_20.php

samedi 15 octobre 2011

Vite dit

Michel Daerden a une conception bien à lui du pas de côté. On ne veut plus de lui dans sa commune d'Ans? Qu'à cela ne tienne, il sera tête de liste l'an prochain dans la commune voisine de Saint-Nicolas. Le pouvoir comme le vin, ça vous tourne la tête.

Le nucléaire, c'est l'énergie propre et sûre, disent ses encenseurs. A voir les combinaisons et les masques que portent les travailleurs des centrales nucléaires, on a un peu de mal à les croire.

De quoi je me mêle? Camarades français, allez-vous voter pour un notaire qui vous promet l'eau tiède? Choisissez une femme de gauche.

Magnifique démonstration de Ségolène Royal au JT de France2 ce 13 octobre:
"J'ai une capacité d'entraînement formidable dans les quartiers défavorisés, qui d'ailleurs ne sont pas venus voter à cette primaire." Cherchez l'erreur.

Bien joué de la part du VLD, le parti le plus culotté actuellement. Responsable de la chute du gouvernement en 2010 et dès lors de la crise, il arrive à imposer ses ukazes et à empêcher les Verts d'entrer dans le gouvernement fédéral. Il pousse ainsi le gouvernement vers la droite et affaiblit Di Rupo en envoyant les Ecologistes lui tirer dessus depuis l'opposition.

dimanche 23 novembre 2008

Je m'ego, tu t'es ego, elle s'ego...

Magnifique phrase de Ségolène Royal, reprise au JT de la RTBF ce soir, alors qu'elle conteste la victoire de Martine Aubry: "Si les militants me confirment au poste de premier secrétaire, etc." Le reste de la phrase n'a aucun intérêt. Ce qui est intéressant, c'est d'entendre que, selon elle, elle a déjà été désignée au poste, et qu'elle attend juste une confirmation. "Confirmer: rendre plus ferme (une chose établie)", dit le Petit Robert. Pour S'EGO (et pour qui en doutait), la chose est donc établie.