lundi 7 septembre 2009

Dans la série "Qu'est-ce que j'apprends en rentrant de vacances"?... (3)

J'apprends que le princeke d'Antoing se marie et que je n'ai même pas été invité! Moi qui ai tant fait pour que le patrimoine naturel d'Antoing soit préservé. Et les princes d'Antoing, on en conviendra, appartiennent à ce patrimoine naturel. Leur reproduction tranquille a toujours été assurée. Dans le souci évident de la biodiversité, puisque le petit prince a épousé une actrice italienne.
Le parrain de celle-ci, Berlusca, n'est finalement pas venu. Dommage: on aurait pu assister à la rencontre entre le prince de glisse (père du marié) et le roi du dérapage verbal (parrain de la mariée) (1).
Ce qui me sidère, c'est la foule qui vient assister à cet "événément mondjal", comme le qualifie le Toine Culot antoinien. Il faut dire qu'il y avait parmi les invités (je l'apprends par No Télé) le prince (ou le comte? et quelle est la différence?) d'Arenberg dont le seul mérite est, je suppose (2), de posséder ce titre suranné. Et puis il y avait aussi des starlettes italiennes. Passionnantes. Tous ces people inconnus devraient en tout cas contribuer, comme le soulignait le Gustave Labarbe (3) antoinien, à ce que "beaucoup de monde viendront à Antoing, parce qu'ils ont découvert que le château est un fleuron". Un maïeur qui a reconnu, avec la modestie qu'il faut lui reconnaître, que les hôtes et les invités de la fête "ce n'est pas notre monde à moi".
Donc, vraiment c'était un beau mariage et ceux qui le critiquent ne sont que des jaloux!

(1) voir, parmi d'autres, "De Berlusca": gaffe e frasi storiche di Berlusconi -
Perle di Berlusconi tratte da Le mille Balle Blu.. THE CHAMPIONS!!!
www.youtube.com/watch?v=ONLxH0IgyLs
(2) pour n'en avoir jamais entendu parler - mais il est vrai que je sors peu. Dans le monde.
(3) Gustave Labarbe est maire de Champignac (dans les aventures de Spirou et Fantasio)

jeudi 3 septembre 2009

Dans la série "Qu'est-ce que j'apprends en rentrant de vacances"?... (2)

J'apprends la composition du nouveau gouvernement wallon. Et puis des autres aussi. Avec les répercussions sur le fédéral. Tiens, Jean-Claude Marcourt est toujours ministre wallon. Lui qui avait été tête de liste aux européennes et qui jurait ses grands dieux que l'Europe, c'était là son grand combat. Tiens, les ministres Ecolo, Nollet et Henry, étaient députés fédéraux et abandonnent leur place à d'autres. Mais le père Daerden, élu wallon, est balancé au fédéral, tout comme Philippe Courard. Par le Vif, je découvre que Sophie Pécriaux et Christian Dupont sont les seuls candidats effectifs PS de la circonscription de Charleroi (sur cinq élus) qui siègeront à Namur. Massin, étant donné qu'il n'est pas ministre, a préféré garder sa place d'échevin carolo et a laissé son siège à la première suppléante, Ingrid Colicis. Elle aussi a préféré rester échevine à Charleroi. C'est le 2e suppléant qui a hérité du siège. Busquin n'a pas souhaité sièger, il est remplacé par le 3e suppléant. Magnette, élu à Namur, s'est rappelé qu'il était ministre fédéral, il a laissé sa place à la 4e suppléante.
Bref, l'après-élection est un grand jeu de chaises musicales, le moment où les "élus multiples" s'offrent le luxe de choisir leur place préférée.
Et comme, en plus, les partis se gardent toujours la possibilité de désigner à des postes de ministres des personnes qui n'ont jamais été élues (1), on en arrive à se demander s'il est encore utile de présenter des candidats aux élections. On pourrait se contenter de voter pour des partis. A eux ensuite de décider qui siègera dans quelle assemblée. Le système serait peut-être un peu moins hypocrite...
Un mot encore sur la désignation de la présidente du Parlement wallon: Emilie Hoyos vient d'être élue à un premier mandat et hop, la voilà au perchoir namurois. A une fonction qui réclame, à tout le moins, l'expérience d'un, si pas de deux mandat(s). Une explication...?

(1) grâce à quoi, elles peuvent avoir une visibilité et espérer être élues un jour. Voir les Marcourt, Nollet, Arena, Magnette, Simonet, Courard et d'autres.

mardi 1 septembre 2009

Dans la série "Qu'est-ce que j'apprends en rentrant de vacances"?...

J'apprends que la Wallonie sera en faillite une année sur deux! Le si sympathique Bernie Ecclestone et Etienne Davignon se proposent de partager le grand prix entre le Nürbürgring et Spa-Francorchamps. Mais que va devenir l'économie wallonne qui ne tient que grâce à la Formule 1?
On se souvient qu'il y a six ou sept ans, l'hystérie avait gagné une part importante de la Wallonie qui voyait son cher grand prix partir en fumée comme tabac de cigarette. Certains "sportifs" excités allaient jusqu'à suggérer de pendre des écolos (sic!)... Tous les défenseurs du "plus beau circuit du monde" nous le disaient, aidés notamment par la Dernière Heure: il fallait, coûte que coûte, sauver ce grand prix qui faisait vivre une partie importante de la Wallonie. Le sauvetage nous coûta et nous coûte en effet très cher et ne rapporte que des clopinettes. Le week-end dernier, le grand prix n'a rassemblé que quelque 50.000 spectateurs. Moins encore que l'année dernière. Juste comme un festival moyen... Cette année, plus de 300.000 personnes à Werchter, 140.000 festivaliers à Dour, 78.000 à Couleur Café. Même le petit (et relativement jeune) festival Espéranzah parvient à réunir 30.000 personnes. Et la culture n'a jamais eu droit aux ponts d'or et aux tapis rouges offerts à cette grande multinationale qu'est la Formule 1...
Alors, Francorchamps, un investissement pour qui et pourquoi? Valait-il que certains de nos ministres s'abaissent à lécher les bottes de cet admirateur d'Hitler qu'est Ecclestone? Il n'y a pas qu'une odeur de pneu brulé qui se dégage de ce circuit...

lundi 6 juillet 2009

Eole, que de vent en ton nom!

Un nouveau projet éolien entre le Mont de l'Enclus et le Mont Saint-Aubert, au nord de Tournai, suscite l'émoi dans la population locale. Comme à chaque fois, dans cette Wallonie picarde qui met en tête de ses priorités le développement durable, l'idée même de vent suscite la tempête. Elle rend même frileux.
Réunis à Tournai ce 1er juillet, les vingt-trois bourgmestres de la WAPI (1) ont décidé de prendre les choses en main et envisagent un plan de développment de l'éolien dans notre région. « Nous sommes tous soucieux de deux choses, affirment-ils dans le Courrier de l'Escaut : le développement durable et le respect de l'environnement (2). Il faut trouver un équilibre entre la production d'énergie verte et l'intérêt des citoyens ». Voilà des déclarations bien fermes! Hélas, comme d'habitude, les responsables politiques du coin brassent toujours plus de vent que les éoliennes de chez nous. A part celle de Colruyt à Ghislenghien, toujours pas l'ombre d'une pale chez nous...
Dans un appel récent, Walter De Kuyssche tire la sonnette d'alarme: "le Hainaut Occidental (plus de 320.000 habitants) peut se prévaloir de n’avoir aujourd’hui toujours qu’une seule éolienne sur son territoire. Effarant ! Comme simple citoyen lambda que je suis, je suis inquiet, non sans raison, pour l’avenir de la Terre. Chaque fois qu’on essaie d’installer quelques infortunées éoliennes dans la région, on trouve toujours mille et une bonnes raisons pour reporter ou pour ne pas réaliser le projet. (...)
Chez nous, dans une région toujours gouvernée par une gauche progressiste, on trouve perpétuellement de bonnes raisons pour ne rien faire. Cela en devient exaspérant et révoltant quand on sait (...) que la plupart des scientifiques donnent l’échéance de non-retour à une dizaine d’années. (...)
Réaffirmant la détermination de la majorité des citoyens qui veulent un avenir vivable pour eux et pour les générations futures (dont les parcs à éoliennes sont une des multiples petites composantes indispensables), je tire de toutes mes forces la sonnette d’alarme sur les enjeux essentiels de l’humanité. Le réchauffement climatique, la faim et la misère dans le monde en étant à mes yeux les deux principaux. Mais aussi sur la politique suivie par les responsables politiques pour rencontrer ces enjeux, sur la règlementation qu’ils élaborent à cet effet et sur la manière dont l’Administration applique ou fait appliquer cette règlementation.
Vous excuserez mon impatience, mais je crois qu’il est super temps.
En fait, il est minuit moins cinq", conclut Walter De Kuyssche (3).

Deux jours avant la réunion des bourgmestres, dans Nord Eclair cette fois, l'un de ces maïeurs, celui de Celles, était interrogé à propos de ce projet éolien entre les deux monts. Et là, il n'y a pas été de main morte. C'est la voix de la fermeté: "Je n'ai pas à être pour ou contre. (...) Il faut voir. (...) Je ne vous laisserai pas dire que je m'en fous. Mais disons que je n'ai absolument aucun avis sur la question. (...) Je vous l'ai dit et je vous le répète, je n'ai là-dessus absolument aucun avis." (4)
Si un jour on cherche à élever un monument à la personne qui serait la personnification du courage politique, personnellement, je soutiendrais la candidature de Daniel Lefebvre!

(1) Et bientôt la WALIPI: Wallonie Libre et Picarde!
(2) Rappelons à nos bourgmestres que le concept même de développement durable sous-entend le respect de l'environnement. Qu'ils sont donc soucieux d'une chose...
(3) http://athois-la-terre.jimdo.com/hainaut-occidental-à-l-heure-des-éoliennes-il-est-minuit-moins-cinq/
(4) ce morceau d'anthologie dans Nord Eclair, 29 juin 2009

Un JT où on sait causer

Le présentateur vedette du JT de la RTBF semble un peu fatigué ces dernières années...
Relevé de quelques phrases, parmi d'autres, telles qu'entendues au hasard de JT.
Des vacances à prendre peut-être? Articulez!, disait un de mes collègues de la télévision sénégalaise aux candidats de Génies en Herbe.

Une semaine pour se rentre
Dans le monte
Ne pas faire exploser la bomp
Le climat est plutôt tenduhhh
Serch Kubla
De vifs tensions au sein du parlement de la Conauté française
Rester sur ses gartes
5 jours après voir été poignardé
La procreur du roi de Lièch
Autefois au pouvoir
Démontre ainsi que les rcentes agressions en Somalihh
Les cahiers au feu, les profs au miyeu.
La télé allemante
Le meïs génétiquement modifié
Le suspenn reste total

samedi 27 juin 2009

Sport et opium

Je n'aime pas vraiment le sport. Allez savoir pourquoi, je n'arrive pas à m'ôter de l'idée que c'est magouilles et compagnie. Que c'est l'univers de l'argent, de la triche et du dopage. Merckx m'a fait vibrer quand j'avais 15 ans. C'était il y a bien longtemps... Mais je sais, je suis sûrement, encore une fois, de mauvaise foi. Il me suffirait d'écouter tout journaliste sportif qui se respecte, c'est-à-dire qui respecte son public et qui minimise la moindre affaire ou la présente comme un cas isolé (et malheureux!) dans un monde qui si propre et si enthousiasmant. Ou qui fait des héros de personnages peu ragoûtants.
Les propos d'Eric Cantona n'en sont que plus réjouissants. Rencontrant récemment la presse à l'occasion de la sortie du film "Looking for Eric" (de Ken Loach), il qualifiait Raymond Goethals de "charlot et de malhonnête" (ce qui n'est pas très sympa pour Charlie Chaplin). Le Sorcier, voilà bien un magouilleur comme l'ont adoré tous les amateurs de sport, journalistes en tête. Fais-nous rire et rêver, Raymond la Science! "Goethals est un Belge que je n'aime absolument pas. parce que c'est quelqu'un de malhonnête, dit Cantona. Pas qu'avec moi. Il a truqué le football et pour moi, les gens qui truquent le football, ce sont des charlots. Goethals n'a eu du succès que dans des clubs qui ont été reconnus corrompus à l'époque où il les dirigeait. Il ne faudrait pas oublier de le dire." Voilà qui est fait!
Cantona en a profité pour réclamer des règles et des prix corrects pour les places dans les stades: "Le foot est le sport le plus populaire. Il faudrait qu'il soit accessible à tous. Il y a énormément d'argent qui circule". (déclarations reprises dans LLB du 17 juin)
Voilà un bon thème de travail pour Rama Yade, ex-secrétaire d'Etat (français) aux droits de l'homme, à présent reléguée au sport: rechercher ne serait-ce qu'un minimum d'éthique dans cet univers opaque.

vendredi 26 juin 2009

De l'intérêt de disposer de machines de guerre

Je viens de découvrir un fascicule distribué en toutes-boîtes en fin de campagne électorale. Il s'intitule Solidarité Santé et émane de la Mutualité Socialiste du Hainaut Occidental (bimestriel n°23 - mai-juin 2009). En pages 2 et 3, on peut y lire une longue interview de Jean-Claude Marcourt, en tant que "Ministre de l'Economie, de l'Emploi, du Commerce extérieur et du Patrimoine de la Région wallonne". Il est interrogé sur le rôle de l'Europe en matière de santé. On pourrait évidemment, et naïvement, se demander en quoi il est intéressant d'avoir l'avis du ministre de l'économie sur la santé. Solidarité Santé évite soigneusement (qui a dit: hypocritement?) de rappeler que Jean-Claude Marcourt est tête de liste Ps à l'Europe. En page 5, sous le titre "Tournai, un projet hospitalier qui se construit", une photo de Rudy Demotte. Le texte souligne que "en 2005, Rudy Demotte alors ministre fédéral des Affaires sociales et de la santé publique, a encouragé l'organisation des activités hospitalières sur base de fortes synergies géographiques". L'information n'est pas fausse, juste oublieuse: c'est Thierry Detienne, alors ministre des Affaires sociales en Région wallonne qui fut le premier à pousser à la recherche de ces synergies. Mais bon, Thierry Detienne est Ecolo...
En page 7, on a encore la chance d'avoir droit à une photo de Rudy Demotte sans qu'elle ne s'explique.
Quelle chance pour un parti que d'avoir ainsi à sa disposition des organisations qui mènent un travail important et jouent un rôle indispensable dans nos sociétés, mais acceptent d'être des instruments à sa solde!
Je me souviens que, lors des élections communales de 2006, la façade de P&V Assurances sur la Grand-Place de Tournai était couverte d'affiches du Ps. Et la publicité toutes-boîtes de No Télé annonçant ses débats électoraux était sponsorisée, pour son édition de Brunehaut, par le bureau P&V d'Antoing et son directeur... candidat à Brunehaut. Candidat Ps, s'il fallait le préciser...
Dans la grande réflexion menée actuellement sur la bonne gouvernance en Région wallonne, il serait sans doute intéressant de se pencher sur les liens qui unissent partis politiques, mutualités, syndicats, sociétés d'assurance, j'en passe et des meilleurs sans doute. La grande nébuleuse...

lundi 22 juin 2009

Vin, voile et burqa

Ma seule religion, c'est le vin. Mais, vous vous en doutez, je ne suis pas intégriste. J'apprécie autant un Chambolle-Musigny ou un Lalande de Pommerol qu'un petit vin de pays. Cette religion m'oblige à porter un petit chapeau en forme de bouteille. Si demain, je suis élu député, pourrais-je siéger avec mon chapeau? La question fait débat aujourd'hui.
Je n'ai pas un respect immense pour les religions. Pour la bonne raison que c'est réciproque. Elles ne représentent pas vraiment des outils de libération de l'homme. Et moins encore de la femme.
Faut-il interdire les couvre-chefs dans les assemblées parlementaires, dans les services publics, dans les écoles? Je le pense, parce que sous quel prétexte va-t-on en accepter certains et en refuser d'autres? Sous le prétexte de la religion? Et si oui, lesquelles? Celles qui sont reconnues ou toutes? Ce qui pose la question de savoir ce qu'est une religion. Une secte qui a réussi, comme disait je ne sais qui. A raison. J'éprouve toujours un malaise à demander à un étudiant de retirer sa casquette en cours, quand des filles portent un fichu. Que veut exprimer cette fille en gardant son foulard? Et ce garçon avec sa casquette? On voit par là qu'aucune réponse n'est simple. Mais aussi qu'accepter le foulard sous prétexte de non discrimination devrait ouvrir la porte à toutes les autorisations. Pour quelle raison une attitude soi disant religieuse serait plus respectable qu'une autre? Comme ma passion pour le vin qui m'amène à porter un chapeau.
J'écrivais "soi disant" parce qu'il reste à prouver que le port du voile soit chaque fois un signe religieux. Il y a quelques années, j'avais eu l'occasion de participer à une réunion autour de ce thème. Les deux jeunes filles présentes expliquaient que la raison majeure qui les amenait à porter le voile était de se protéger du regard et des insultes des garçons.

En France, où ce problème est réglé, c'est au port de la burqa qu'entendent s'attaquer de nombreux députés, de gauche comme de droite. La burqa ou le vêtement de l'anti-communication. Comment peut-on s'enfermer ou se laisser enfermer dans cette robe informe et aveugle? On ne peut communiquer avec ces fantômes que l'on croise. La communication ne s'opère pas qu'avec la voix, mais aussi avec le regard, les mimiques, la gestuelle. On ne peut vivre en société en s'habillant de la sorte. S'habiller en burqa, c'est s'extraire d'une société qui, par esence, n'est faite que de rapports sociaux. C'est refuser ses semblables. C'est refuser d'être. Ou être empêchée d'exister.
Le problème est aussi pratique. Je ne pourrais imaginer une seconde faire passer un examen à une étudiante en burqa. Comment être sûr que c'est bien elle?
Hier soir au JT de France 2, deux jeunes femmes en burqa expliquaient que cette tenue les mettait à l'abri des garçons. On n'en sort pas. Et si on travaillait à l'éducation des garçons (et de leurs pères) pour permettre aux filles de se libérer et d'oser être elles-mêmes?

La bonne gouvernance, ça commence quand?

Armand De Decker était tête de liste MR au Parlement bruxellois et il a été élu le 7 juin. Mais il ne prêtera pas serment. C'est que, comme il sait à présent qu'il a peu de chances de devenir ministre-président à Bruxelles, il préfère garder le perchoir du Sénat. Je crois que je serai plus utile au pays en restant président du Sénat, dit-il (sans rire). Il aurait pu rester président de la haute assemblée, en étant sénateur de communauté, mais, dans ce cas, il ne pourrait conserver sa fonction de bourgmestre d'Uccle... Et celle-là aussi, il y tient. Bref, il aura été candidat pour rien. Et hop, c'est son suppléant qui deviendra député bruxellois! (voir LLB de ce jour)
Ils sont nombreux en ce moment à chanter "les pommes faisaient rouli-roula" (un pas en avant, deux pas en arrière, trois pas su' l'côté, trois pas d'l'aut' côté). Outre les cas déjà évoqués ici (voir "Génération zappeurs", dans "Quelques considérations post-électorales, 8 juin), on peut noter les suivants.
Elio Di Rupo avait été élu député fédéral voici deux ans. Et hop, changez! Le voilà à nouveau député wallon. Idem pour Sophie Pécriaux, Pierre-Yves Jeholet, Florence Reuter, Véronique Salvi et Maxime Prévot. André Flahaut, lui, avait voulu à toute force être tête de liste en Brabant wallon. Mais finalement, il reste au fédéral. Et son suppléant doit lui dire merci.
Joëlle Milquet a aussi été élue au parlement bruxellois, mais reste au fédéral, tout comme Melchior Wathelet et Francis Delpérée.
Le plus beau cas de figure est sans doute celui de Jean-Marie Dedecker: le judoka, poujadiste qui clame haut et fort sa haine des combines politiques, a été élu à la fois à l'assemblée flamande et au parlement européen. Mais, tous comptes faits, il reste à la Chambre!
C'est vrai, on sent bien que la bonne gouvernance est en marche et que ce sera bien difficile de l'arrêter!
On prend les paris, combien d'entre eux seront encore têtes de liste aux élections fédérales de 2011? Avec toujours pour priorité une vision à long terme! C'est une évidence.
Mais oui, on vous aime, on ne vous l'a pas assez dit ?

dimanche 21 juin 2009

Les étrangers sont nuls *

Il est une déclaration du soir du 7 juin trop vite oubliée. Celle de Bart De Wever, leader de la NVA qui, interrogé sur le résultat des élections côté francophone, déclarait qu'il n'a pas à donner son avis sur des élections à l'étranger. Voilà une position particulièrement intéressante, parce qu'elle signifie, si l'on suit De Wever, qu'en Belgique nous sommes tous des étrangers. Si les Francophones sont des étrangers pour les Flamands, c'est que ceux-ci le sont pour ceux-là. Au même titre que les Français, les Néerlandais, les Italiens (les nationalités les plus présentes en Belgique), les Marocains, les Turcs, les Portugais, les Congolais, les Roumains, les Espagnols, les Russes, les Afghans, les Kosovars, etc. La Belgique serait ainsi (corrigez-moi si je me trompe) le seul Etat au monde uniquement peuplé d'étrangers. Et où tout le monde devrait donc avoir exactement les mêmes droits. Qui dit étranger veut aussi dire que le pays où vivent ces gens n'est pas le leur. Les Flamands ne seraient donc pas plus chez eux en Belgique que les Francophones ou tous les autres.
Eh quoi, retour au pays d'origine? Bart, réfléchis un peu! C'est quand qu'on va où?
Ceci dit, ce qui est rassurant, c'est de savoir que nous sommes tous des étrangers, Bart De Wever aussi bien que nous tous.

* Pierre Desproges