Affichage des articles dont le libellé est Parti socialiste. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Parti socialiste. Afficher tous les articles

mercredi 25 janvier 2017

La Wallonie: une vraie cure de jouvence

Voilà bientôt quatre ans que j'ai quitté la Belgique. La Wallonie en particulier. Je pourrais y revenir aujourd'hui, sans avoir l'impression que quoi que ce soit y ait changé. Le Ps reste ce qu'il est, miné par les affaires (dont il a toujours eu le sens) Ce parti a décidément l'argent dans son ADN. Bien sûr, Tecteo, ce monstre, n'existe plus, remplacé par Publifin, autre organisme aux allures de pieuvre, dont le rôle est notamment de distribuer de larges et généreux dividendes aux camarades et même à leurs amis. Stéphane Moreau est passé de l'un à l'autre avec un égal bonheur et une aisance dont il a le secret. 
Les ministres (Ps mais aussi Cdh) - Magnette, Demotte, Furlan, Prévot, Di Antonio - restent dans les faits bourgmestres, même si la loi le leur interdit (c'est qu'il faut bien respecter le choix de leurs braves électeurs) et certains emploient leur compagne et leurs amis dans leur cabinet. Et Elio Di Rupo s'indigne toujours, la main sur le cœur, des pratiques inacceptables de ces parvenus.
Vivre en Wallonie devrait être remboursé par la sécurité sociale. Le temps n'y a pas prise. Je dirais même plus: le temps ne fait rien à l'affaire (ou aux affaires).
Dans ce monde en plein bouleversement, ce Ps wallon immuable est un repère.

A lire:  http://www.lalibre.be/dossier/l-affaire-publifin-587f2cb8cd708a17d56a699c

lundi 15 février 2016

Multinationales et mépris multiples

Que sont les valeurs et les références du socialisme devenues? Elles ont perdu, au fil des dernières décennies et d'une véritable incapacité à penser l'avenir, leur brillance rose ou rouge pour se teinter de bleu acier. Les voilà tous, ceux qui chantent l'Internationale à la fin de leurs congrès, qui se muent en petites mains des multinationales. Elio Di Rupo, empereur de toutes les Wallonie et de tous leurs partis socialistes, s'était déjà enorgueilli d'accueillir en sa baronnie montoise le grand Google. Voilà à présent qu'il inaugure en sa ville, avec un bonheur non dissimulé, un centre Ikea. Les trois cent cinquante emplois promis justifient sa soumission au capitalisme et à ses débordements. Tant pis pour les hectares arrachés à l'agriculture, tant pis pour le renforcement de l'usage de la voiture individuelle qu'implique l'implantation loin de la ville de ces géants de la distribution. Tant pis pour les emplois indépendants qui disparaîtront dans un rayon de cinquante ou soixante kilomètres autour de ces centres. "Un emploi Ikea, ce sera 3,5 à 5 emplois perdus dans toute la zone de chalandise", craint l'économiste Alexandre Bertrand, membre du Collectif Citoyen Mons Equitable (1).
Tant pis aussi pour toutes les grandes déclarations sur l'écologie, sur la défense du commerce indépendant et de proximité, sur la fin (promis-juré, avaient-ils dit il y a quinze ans) des implantations commerciales en dehors des villes. Qui fait la loi, sinon le marché? Que veut un élu, sinon le rester? Ce qui implique une certaine flexibilité. Paul Magnette, alors Ministre fédéral du Climat et de l'Energie, l'avait déjà déclaré (c'était à propos du projet de centre des sports de glisse à Antoing) (2): les principes ne doivent pas ouvrir la porte au jansénisme et n'empêchent pas le droit au plaisir. Et notamment à celui de consommer ce que l'on veut quand on veut.
Les profits d'Ikea sont considérables, mais rapportent peu aux pays où il est implanté. Le roi de l'ameublement connaît les meilleurs coffres. C'est ce que dénoncent les députés verts européens (3): les "acrobaties" comptables d'Ikea lui ont permis d'éviter de payer un milliard d'euros d'impôts aux fiscs européens entre 2009 et 2014. Quand on sait que tous les produits vendus par Ikea sont fabriqués dans les pays de l'Est et surtout en Asie, on mesure combien nos pays et leurs responsables politiques s'enferment dans le clientélisme, sans aucune autre considération: pourvu que des emplois soient créés, plus aucune valeur n'existe.

Nicolas Sarkozy n'a jamais eu aucun principe socialiste ou écologiste et n'a jamais caché son goût pour l'argent. Mais des travailleurs indépendants, et en particulier les petits commerçants, ont pu naÏvement croire que l'UMP, plus que d'autres partis, pouvait défendre leur existence. Nicolas Ier, qui rêve toujours de vengeance, sourd à l'opinion publique qui veut le ranger dans le tiroir des erreurs qu'on aimerait oublier, Nicolas Ier a sorti un livre  dont il aimerait qu'il se vende et surtout qu'on parle. On ne sait s'il souhaite qu'il soit lu. Pour le faire vendre, son parti a envoyé un courrier à tous ses adhérents, les invitant à le pré-commander auprès de plateformes internationales de commande en ligne, Amazon, iTunes, Decitre et quelques autres, celles-là mêmes qui, elles aussi échappent autant qu'elles peuvent à l'impôt et veulent la mort du petit commerce. Les libraires indépendants, qui n'existent déjà plus aux yeux de celui qui ne voit que lui, se sont vengés avec humour (4) et n'ont pas laissé le hasard placer son livre dans leurs vitrines ou leurs rayons. Le voici qui voisine ici avec un recueil de Cabu intitulé "Toujours aussi cons!", là entre un livre sur les dinosaures et un autre sur les légumes anciens, ou encore à côté de l'ouvrage "Qu'il est bon d'être mauvais" signé par "un odieux connard". Celui-ci n'en tient pas rigueur à l'ancien président. (5)

Mais que tous les indépendants, belges comme français, soient rassurés: dès la prochaine campagne électorale ils recevront un courrier très émouvant des mêmes candidats qui, la larme à l'œil, les assureront de leur soutien.

Post-scriptum:
http://www.lalibre.be/actu/belgique/les-centres-villes-wallons-presentent-une-mauvaise-vitalite-commerciale-56c2b4c83570fdebf5f70303 Quelle surprise!
(1) https://www.rtbf.be/info/regions/hainaut/detail_mons-non-l-arrivee-d-ikea-ne-fait-pas-l-unanimite?id=9210055
(2) (re)lire sur ce blog: "Magnette et le plaisir", 12 avril 2008.

lundi 18 juin 2012

Lendemain de veille

Les résultats des législatives françaises offrent de quoi se réjouir et de quoi s'inquiéter. Commençons par nous réjouir. C'est une occasion qu'il ne faut jamais laisser de côté. Quand on est réveillé, même à cinq heures du matin, par un coucou, un vrai, il est bon de se réjouir. On fait de même quand on retrouve un billet de 50 euros (ou même de 20) au fond d'une poche d'un pantalon oublié ou quand on reçoit un message d'un vieil ami tout aussi oublié. Et plus encore d'une vieille.
On se réjouit donc de la courte défaite (les plus courtes sont les meilleures, dit-on) de la Le Pen du nord. Elle déposera plainte, elle est sûre qu'on lui a volé sa victoire. C'est de vilaine guerre, elle est comme cela, on le sait, elle ne peut pas perdre. Les autres ont toujours tort alors qu'elle a raison contre le monde entier. C'est de famille. On se réjouit aussi de la défaite des lécheurs du cul du FN (qu'il a lourd): les Guéant, les Morano, les Lefebvre, les Raoult, ces "caricatures de la Sarkozye" (1) sont battus et tout à coup c'est l'été, malgré la pluie et la fraîcheur.
Mais on s'inquiète aussi. De constater que la victoire de la Le Pen du sud (celle de la troisième - qu'on espère être la dernière - génération) a été largement favorisée par le maintien au second tour d'une candidate socialiste qui a refusé de se retirer pour lui faire barrage, son ego ne pouvant l'imaginer. On s'inquiète aussi d'une trop large victoire du PS. De sa condamnation de ses dissidents, ces candidats qui ont eu l'outrecuidance de s'opposer aux ukases du parti qui entendait bien parachuter un candidat vedette adoubé par l'état-major.  Pour bien connaître, depuis un certain temps, celui de Wallonie, on sait combien un PS triomphant est capable de se voir tout-puissant et de penser que les règle sont faites pour les autres. On l'a vu dans le Pas de Calais où un PS débordant et sans limite a fait le nid de l'extrême droite. Il est parfois bon d'avoir la victoire modeste et de se rappeler qu'il n'y a pas loin du Capitole à la roche tarpéienne. Bref, qu'il faut toujours se méfier de soi-même. 

(1) http://www.rue89.com/rue89-politique/2012/06/17/
legislatives-ce-quil-faut-retenir-du-second-tour-233103

dimanche 6 décembre 2009

Une semaine rose pâle

Michel Daerden s'exhibe. Une fois de plus. En empereur romain cette fois, avec sa fille en vestale (?). La DH s'étrangle. C'est l'hôpital qui se moque de la charité. En attendant, le champion socialiste liégeois poursuit sa campagne de peoplisation (assez vulgaire, comme le veut le terme) de la politique. Grandeur et décadence de l'empire romain!

Comme on le pressentait, la chambre et le gouvernement fédéraux ont révisé la décision du sénat d'interdire dès janvier 2012 le tabac dans tous les bistrots. Les sénateurs, notamment socialistes, sont désavoués. L'empereur du Ps avait dit que, s'il reconnaissait les méfaits du tabac sur la santé, il ne fallait cependant pas oublier combien une bonne petite cigarette peut déstresser le brave travailleur en cette période de crise. Il avait exprimé aussi son souci de sauver des emplois dans l'Horeca. C'est vrai qu'un serveur qui meurt d'un cancer du poumon génère un nouvel emploi. Le Ps s'est donc aligné sur la position des Libéraux. L'interdiction du tabac prendra donc cours entre juillet 2012 et juillet 2014. La bonne nouvelle, c'est qu'on comprend par là que la crise sera alors derrière nous et que les travailleurs ne seront plus stressés.

Des députés fédéraux socialistes proposent, via une proposition de résolution transmise au gouvernement, que les passagers aériens puissent compenser leurs émissions de CO2. Volontairement, bien sûr. Car il ne pourrait être question pour eux de remettre en question cette grande évolution qu'est la démocratisation des voyages aériens. C'est de décisions fermes et pas de belles et gentilles intentions qu'a besoin la planète aujourd'hui. Il est grand temps d'imposer d'autres tarifs aux transports aériens, de favoriser le transport par train, d'interdire les sauts de puce en avion. Les prix de nombreux voyages aériens sont ajourd'hui ridicules. Il y a peu, sur un tout autre sujet, le JT de la RTBF suivait un petit homme d'affaires qui partait passer le week-end - en avion, cela va sans dire - à Carcassonne. Pour se déstresser. Alors qu'il suffit d'une bonne petite cigarette...

On le voit, le souci du Ps pour l'avenir de la planète est évident. Il invitait d'ailleurs à participer à la Vague pour le climat organisée hier à Bruxelles. Et... y brillait par son absence. J'ai eu beau chercher ne serait-ce qu'un représentant socialiste, je ne l'ai pas trouvé. Aucun n'apparaissait d'ailleurs dans les JT tant de la RTBF que de RTL.

Mais peut-être les élus socialistes étaient-ils mobilisés par le déménagement du premier des Wallons. La presse nous apprend que Rudy Demotte s'installe à Tournai. La rumeur l'affirmait depuis longtemps. Mais celui qui a trop joué quand il était enfant au jeu du ni oui ni non ne démentait ni ne confirmait. Aujourd'hui, c'est officiel, paraît-il. Il quitte sa commune de Flobecq devenue trop petite pour lui. On s'interroge sur les raisons de ce déménagement. Une régle interne au Ps interdit (interdisait?) à ses élus d'être à la fois parlementaire et bourgmestre ou échevin d'une commune de plus de 50.000 habitants. Et les nouvelles règles en Région wallonne visent le décumul des mandats. Demotte va-t-il sacrifier sa carrière ministérielle? Quel suspense!

lundi 27 novembre 2006

Ps: comment en finir?

Ce texte a été publié en page « Opinion » dans La Libre Belgique du 27 novembre 2006


Devinette :
Que reste-t-il de rouge au Parti Socialiste ?
Réponse :
Les cravates

Aux dernières élections communales et provinciales, la défaite du Ps fut finalement limitée. Seuls quelques bastions où les abus de pouvoir furent trop évidents se sont fortement lézardés.
Dans beaucoup de communes, la cote du Ps est à la hausse. Malgré « les affaires » récurrentes que connaît le parti.
Il est effrayant de constater à quel point l’opinion publique peut exprimer son dégoût de la manière dont la politique est menée, et de voir se maintenir, et même progresser à nouveau, un parti dans l’ADN duquel on sait que l’éthique n’est certainement pas le gène dominant.

LE TRIOMPHE DE LA COM
Mais en politique, aujourd’hui, il importe plus d’avoir l’air et de dire que d’être et de faire.
En cette ère de « Star Ac » et de « Nouvelle Star », on peut difficilement s’étonner de voir quantité de citoyens - et même plus d’un journaliste - tomber dans le panneau de la « com ». Les images ont la vie belle. Je suis ce que je dis. Il suffit donc de se déclarer rénovateur pour l’être, d’annoncer une grande rénovation pour que l’opinion publique croie à sa réalité. Même si cette dernière est bien différente… Trop d’électeurs (et parfois de journalistes) n’examinent pas la cohérence qui existe ou non entre déclarations et pratiques. Nombre d’entre eux tiennent pour acquise et indiscutable la volonté du président Di Rupo et de son équipe de rénover le parti de fond en comble. Et les autres partis, espérant pouvoir partager une part de pouvoir avec un Ps qui reste tout puissant, font ou ont fait semblant d’y croire. La rénovation du Ps semblait un fait acquis. Seuls y avaient échappé, ici ou là, de rares dinosaures.
Aujourd’hui, le doute s’installe et s’exprime. Il apparaît de plus en plus que l’opération rénovation s’apparentait plutôt à la peinture rose du bâtiment du boulevard de l’Empereur : du « façadisme ». Tout le monde a d’ailleurs oublié le nom du chargé de rénovation du Ps présenté à la presse voici un an. L’important n’était pas que tout change, mais de dire que tout allait changer.
Peut-on ne pas voir que les Van Cau, les Cariat, les Despi, les Anselme , les De Clercq, les Rovillard (et avant eux, les Spitaels, les Coeme, les Mathot, les Carlier - et oublions les autres) ne sont pas des exceptions dans leur parti, mais la partie émergée de l’iceberg ?
Peut-on ne pas voir que le clientélisme, le favoritisme, le cumul des mandats, les petits arrangements entre amis sont inscrits au cœur même de la culture du Ps ? Et que celles et ceux que la presse classe parmi les rénovateurs peuvent aussi être imprégnés de cette culture et, même s’ils s’en défendent, la pratiquer quotidiennement ? Parce qu’elle est le fondement du succès électoral du Ps.


UN Ps TRES AFRICAIN
Il y a quelques années, un ambassadeur de Belgique dans un pays d’Afrique me disait toute sa fascination – que je partage - pour ce continent. « Quand on y est attentif, me disait-il, on se rend compte que l’Afrique est un miroir grossissant de ce qui se passe chez nous ». La vision est à double sens. Les Africains sont au moins aussi joviaux que les Wallons (on se souvient cependant de ce bourgmestre du Borinage qui déplorait, dans un documentaire, que ses pauvres ne soient pas aussi souriants que ceux d’Afrique), mais l’autre face de la médaille n’est guère plus reluisante chez nous que chez eux.

S’indigne-t-on de ces petits ou grands chefs, de ces caporaux qui se proclament empereurs ou présidents, qui se servent dans la caisse, favorisent leur famille, leur village et leur ethnie, installent leur capitale dans leur village natal ?
Il suffit de regarder ce qui se passe dans notre profonde Wallonie, Dès qu’un parti est dominant, il se laisse aller à des dérives africanistes.
Ici, c’est un président de société de logement social qui se constitue une cave à vin, un bourgmestre qui se paie de luxueux voyages, tous deux avec l’argent public. Là, c’est un ministre de la culture qui privilégie sa commune et les villages voisins dans un excès de subventions ; un autre qui défend la nomination dans l’administration d’affiliés de son parti, sous le prétexte que celui-ci est puissant. Là encore, c’est un Collège qui s’octroie la gestion d’un parc de logements sociaux, se réservant le choix des locataires et la détermination du montant de leurs loyers (au mépris affiché de toute politique de lutte contre les négriers du logement). Ailleurs, c’est un bourgmestre qui multiplie les marchés avec l’entreprise de sa compagne ; un autre qui nomme, sans appel public à candidature, sa belle-fille comme coordinatrice de l’accueil extrascolaire ; un troisième qui aurait signé un faux certificat au registre des étrangers d’un joueur du club de foot qu’il préside. Ou c’est un député régional qui fait envoyer à son bureau, par l’administration communale dont il fut le patron, les chômeurs à la recherche d’un emploi. Ailleurs encore, c’est une famille à qui l’on n’accorde un logement social qu’à la condition qu’elle retire ses enfants de l’école catholique pour les placer dans l’enseignement communal.
Certaines de ces pratiques sont illégales (et la justice en jugera), d’autres ne le sont sans doute pas, mais ne sont pas éthiquement acceptables.
Tous ces exemples sont récents, et, plus d’une fois, le fait de mandataires présentés comme « rénovateurs » au sein du Ps, comme totalement étrangers aux attitudes dénoncées chez leurs camarades carolos ou namurois.

La base de la politique clientéliste du Ps, c’est la culture du « protégé », celui ou celle pour qui on envoie des lettres de « recommandation », à qui on promet un logement social, un emploi, une promotion, un marché ou la lune. Comment un parti qui se prétend socialiste peut-il avoir des protégés, et maintenir ainsi un système de servitude digne des patrons catholiques du XIXè siècle ? La raison en est simple : les obligés ont la mémoire des urnes, les valeurs soi-disant défendues par ce parti dussent-elles en souffrir. On est là à mille lieues d’une politique de libération, d’autonomisation des individus que prône la gauche.

« DORMEUR, REVEILLE-TOI ! »
Il y a quelques années, le Ps a modifié son logo. Oubliée la rose, ce n’était plus l’important. L’important, c’était le S de socialiste. Le P de Parti étant censé s’effacer au service des Valeurs. Mais l’arbre n’a pas caché longtemps la forêt. Le gros S n’a pas réussi à cacher un P en réalité hypertrophié. Hyper trop fier de son pouvoir, de ses mainmises, de ses réseaux. On pouvait penser qu’il y aurait une morale à cette histoire, que la « com » avait ses limites et que les faits démontraient qu’elle ne peut tout déguiser.
Aujourd’hui, les faits apparaissent les uns après les autres au grand jour, mais les récents résultats électoraux doivent rassurer les responsables du parti. Le populisme continue à payer.

En dehors de ses affiliés et de ses sympathisants et électeurs (qui sont très nombreux, il est vrai), le Ps ne semble pas se rendre compte de la véritable haine qu’il est en train de développer contre lui. Et du tort qu’il cause à l’ensemble de la région wallonne, et en particulier aux plus démunis qu’il est censé défendre.
Aujourd’hui, ce n’est pas d’une rénovation qu’a besoin le Ps, c’est d’une refondation. Et celle-ci ne pourra s’opérer que par une cure d’opposition.
Aux électeurs wallons de prendre leur sort en main dès 2007 ! Il n’est plus temps de s’indigner, de protester mollement. Nous avons un pouvoir : celui des urnes. Qu’en faisons-nous ? Il est temps que tant de citoyens (re)trouvent un rôle actif, sortent de l’état d’assistés dans lequel certains se plaisent à les maintenir. Sans se tourner vers une extrême droite nauséabonde qui traîne bien plus de casseroles encore et prône des valeurs qui n’en sont pas, de rejet et de haine. Mais, à créer des assistés et des ignorants, on crée, hélas !, des dégoûtés qui peuvent se tourner, demain, vers le premier prophète de mauvais augure venu…

Michel Guilbert,
au nom des valeurs socialistes
inscrites au cœur de l’écologie politique


« on a sauvé la façade depuis le manifeste
gardé les initiales et bazardé le reste
on a sauvé la façade et cravaté nos vestes
le marché a marché, le parti est parti
aux marchands à présent, faut vivre avec son temps. »
Claude Semal : la Façade