lundi 5 janvier 2026

Pétroleur

L'homme qui se vante d'attraper les femmes par la chatte prend les pays par la force. C'est la seule méthode qu'il connaisse. Si quelque chose ou quelqu'un l'intéresse, il prend. Pourquoi se gênerait-il ? J'en ai besoin, se justifie-t-il. Qui apprendra les bonnes manières à cet enfant gâté, brutal et grossier ? Le Père Ubu prétend s'en prendre aux narcotraficants mais est en fait drogué au pétrole. Il en a un besoin débordant. Demain, il le confirme, il compte bien se saisir du Groenland. Pourquoi s'en tenir au Venezuela ? De toute façon, qui l'empêcherait de faire quoi que ce soit ? Les instances internationales sont totalement incapables de faire appliquer le droit par les grandes puissances, l'Union européenne a réagi mollement et le président Macron s'est presque écrasé devant lui. 
Trump ne cherche même pas à se justifier. Il n'évoque ni la démocratie, ni le droit national comme international, ni le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, ces notions n'existent pas pour lui. Seules comptent ses envies. Celle d'être l'empereur mondial du pétrole est irrésistible. 

Note : le terme pétroleur n'existe pas dans les dictionnaires français. Celui de pétroleuse bien. Il désigne une "femme qui, pendant la Commune, allumait des incendies avec du pétrole". Et, par extension, une "femme qui agit , manifeste plus ou moins violemment ses opinions" (Le Petit Robert).


 

samedi 3 janvier 2026

Vulgaire cowboy

Ainsi donc le Père Ubu américain qui avait fait de America First son slogan a à nouveau berné ses soutiens. Il allait ne s'occuper que des Etats-Unis. Avec lui, ceux-ci ne seraient plus les gendarmes du monde. Et lui, le plus grand président qu'ait jamais connu ce pays, allait être un faiseur de paix. 
Et voilà qu'il n'est qu'un vulgaire cowboy qui régit le monde selon sa propre loi. Voilà qu'il attaque le Venezuela et en capture le président et son épouse (1). 
On peut ne pas avoir de sympathie pour l'autoritaire Maduro et sa manière de garder et d'exercer le pouvoir (2), reste que le Venezuela est un Etat souverain et que bombarder un pays et en enlever le président sont des manières de voyou inacceptables. 
Depuis quelques mois, l'armée étatsunienne a attaqué plusieurs bateaux vénézuéliens les considérant comme des narcotraficants mais sans en apporter la moindre preuve. Le cowboy a tous les droits. Y compris celui de mépriser les appels au dialogue qu'avait exprimé ces derniers jours Nicolas Maduro. Le cowboy ne discute pas, il cogne.

Tout espoir de paix partout dans le monde s'envole dans le même temps. Comment encore croire que les règles du droit international puissent être respectées où que ce soit ? Demain, les Etats-Unis interviendront en Iran. Et après-demain, ils mettront la main sur le Groenland. Comment espérer la paix où que ce soit et notamment en Ukraine ? Comment encore voir dans le faucon brutal qu'est Trump une colombe ? Qui pourrait empêcher Netanyahou d'annexer la Cisjordanie ? Si les Etats-Unis ont le droit d'attaquer un autre Etat, pourquoi la Russie ne pourrait-elle faire de même ? Et pourquoi la Chine ne pourrait-elle mettre la main sur Taïwan ? 2026, l'année des brutes épaisses ?

(1) https://www.lemonde.fr/international/live/2026/01/03/en-direct-venezuela-donald-trump-annonce-que-nicolas-maduro-a-ete-capture-et-confirme-les-frappes-americaines_6660411_3210.html
(2) https://www.courrierinternational.com/article/opinion-au-venezuela-la-longue-liste-des-mefaits-de-nicolas-maduro_238525_1

Post-scriptum : à lire, cette analyse du New York Times :
https://www.courrierinternational.com/article/opinion-l-attaque-de-trump-au-venezuela-est-aussi-illegale-que-dangereuse_238927

vendredi 2 janvier 2026

De la lumière

Poutine, Trump, Xi Jinping, Netanyahou, Khamenei, Milei, Modi et vous tous qui vous croyez si grands, ôtez-vous de notre soleil !