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mercredi 17 octobre 2018

La chute des papillons

Le week-end dernier, anormalement estival, fut très vert. Les écologistes ont connu un succès important lors d'élections en Belgique, au Luxembourg et en Bavière. Les jeunes, en Belgique en tout cas, furent nombreux à soutenir les Verts. C'est qu'ils sont, plus que les autres, concernés par la dérive insensée et incontrôlée de la planète Terre. Du bout des lèvres, des candidats d'autres partis commencent à reconnaître l'urgence écologique. On peut espérer que l'entrée des écolos dans des majorités communales empêchera les projets négatifs pour l'environnement et, bien plus, s'appuiera sur un tout autre type de développement, en renversant la vapeur (cette vapeur qui est à l'origine du désastre actuel - et futur).

A Tournai, on annonçait, pour ces élections communales, un combat de coqs entre le Ministre-Président de la Communauté française et la Ministre fédérale de l'Energie. Qui allait vaincre l'autre?  De combat, il n'y eut pas. A vouloir être au four et au moulin, ils ont été battus par eux-mêmes. On ne peut être en même temps bourgmestre ou échevin et ministre. Tous deux se sont affaissés dès leur entrée dans le gallodrome, y laissant de nombreuses plumes, quantité de voix et une bonne part de leur superbe. 

"Tournai, rien d'autre", affichait durant la campagne Marie-Christine Marghem, ministre fédérale empêtrée dans le dossier nucléaire. Ce slogan fut un cadeau à l'opposition écologiste au niveau fédéral qui y trouva une explication à son incapacité à maîtriser ses dossiers nationaux. Mais aussi un message contradictoire à ses électeurs tournaisiens qu'elle avait laissés tomber en abandonnant, après deux ans, son échevinat tournaisien, pour lui préférer une fonction ministérielle.
Même explication à la chute de Rudy Demotte. Quelle prétention faut-il avoir pour, alors qu'on est ministre, venir s'installer dans une ville, proclamant urbi et orbi (urbi surtout) qu'on entend en être le bourgmestre, et ensuite, une fois élu, se déclarer empêché d'exercer la fonction parce qu'on reste ministre durant toute la législature? Croyait-il que les Tournaisiens allaient le réélire à une fonction qu'il voulait mordicus mais qu'il a négligée une fois élu?
A vouloir être partout, Marghem et Demotte n'étaient nulle part. Les coqs n'étaient que papillons.
La démocratie est parfois rassurante. Les électeurs ne sont pas aussi couillons que semblent le croire certains candidats, du haut de la certitude qu'ils ont de leur caractère indispensable. Le cumul de mandats a parfois fasciné. Est-ce encore le cas? Ici du moins, on peut en douter.
En attendant, c'est celui qui se fait appeler "Polo" qui a triomphé et passe d'échevin délégué à la fonction maïorale (le titre qu'avait voulu lui imposer Demotte) à bourgmestre en titre, en fonction et non-empêché. L'homme est qualifié de populiste, de shérif, de brut de décoffrage; il n'a, loin s'en faut, aucun talent de rhéteur (ce qui participe, dit-il, de sa popularité); n'est ni un analyste fin, ni un visionnaire, ni un grand démocrate, mais les Tournaisiens devront s'en accommoder pour six ans. 
Que va devenir Rudy Demotte? On peut parier qu'on lui trouvera un poste de président dans une instance internationale (ou régionale?). Le Ps a toujours su trouver des lots de consolation pour ses braves officiers. 
Une réflexion encore sur le Ps: son siège national est situé boulevard de l'Empereur à Bruxelles. Et voilà qu'on découvre que son QG tournaisien est un café nommé L'Impératrice. C'est le côté napoléonien des socialistes. 

Enfin, un mot sur les intoxiqués de la politique. Raymond Langendries, évincé du maïorat à Tubize en 2012, rêvait de prendre sa revanche. A 75 ans. Raté pour cette fois. En 2024, peut-être? A Marche-en-Famenne, par contre, André Bouchat (79 ans) est confortablement réélu bourgmestre. Il occupe la fonction depuis 1986. Claude Eerdekens (70 ans) fait mieux encore: il vient d'être réélu à Andenne dont il est bourgmestre depuis 1972. En Belgique, à 65 ans au plus tard, on est poussé vers la sortie pour faire place aux jeunes et ce n'est que normal. Pourquoi la régle ne s'applique-t-elle pas en politique?

(Re)lire sur ce blog,
- "En nu onze hit-parade met Rrrrrrrudy", 10 octobre 2018;
- "Pêcheurs empêchés", 13 octobre 2018;
- "Le petit déjeuner des gens de terrain", 17 octobre 2018.

dimanche 29 avril 2018

R2D2, le retour

A quoi reconnaît-on un bourgmestre empêché? A son casque de vision. C'est un bourgmestre virtuel. Entendez par là qu'on ne peut jamais être sûr, même si on est face à lui, que c'est bien lui. Tout comme lui ne sait pas dans quelle proportion la réalité qu'il entrevoit est augmentée. Celle de Rudy Demotte est passée au carré. Il s'est mué en R2D2. On le savait depuis longtemps, l'homme tient un discours si complexe qu'il échappe au citoyen lambda. Le R2D2 de La Guerre des Etoiles n'est pas plus aisé à  comprendre.
R2D2 is alive and well and living in Tournai.



Photo du Courrier de l'Escaut:
http://www.lavenir.net/cnt/dmf20180427_01162672/mettre-la-technologie-au-service-de-la-population

mercredi 27 décembre 2017

L'art de savoir se taire

A la place de Charline Van Hoenacker, je me serais tu. La journaliste humoriste intervenait dans la remise des trophées des Belges du bout du monde à la RTBF.  Elle s'est plainte d'avoir été coupée au montage, sûre d'avoir été censurée. Certaines blagues n'auraient pas plu, pense-t-elle, "parce qu'elles étrillent gentiment le ministre-président Rudy Demotte face à (elle) ". En fait de blagues, on a plutôt affaire à des propos assez convenus, qu'on pourrait même qualifier de poujadistes. "Je gagne du blé pour dire un paquet de conneries, avait-elle déclaré, et dans ce sens avec Monsieur Demotte on fait un peu le même métier". Autre propos coupé: "un con qui marche ira toujours plus loin qu'un politique qui reste assis" (1). Voilà toute l'affaire: des propos de café du commerce, des brèves de comptoir ni drôles, ni originales.
Dieu (c'est une expression!) sait que j'ai longtemps étrillé, ici et ailleurs, Rudy Ier, grand mamamouchi auto-proclamé de la Picarde Wallonie et que je pense qu'il a déjà dit un sacré paquet de conneries dans sa trop longue carrière politique. Mais voilà (tout arrive) que j'en viens à le défendre. Ou plutôt à défendre les politiques par rapport aux critiques populistes de certains humoristes sans humour.
Il y a quelques mois, Guillaume Meurice, un des comparses de Charline Van Hoenacker dans son émission "Si tu écoutes, j'annule tout", avait affirmé - on était au lendemain même de la formation du premier gouvernement de l'ère Macron - "en France, personne n'est attaqué parce qu'il est con, c'est même plutôt un avantage. Y a clairement une prime aux cons. Y a qu'à voir le gouvernement, il est paritaire à ce niveau-là: moitié de cons, moitié d'arrivistes, sans compter ceux qui cumulent les deux" (2). Une déclaration agressive et totalement gratuite qui participe au rejet des politiques, quels qu'ils soient. Allez hop, tous dans le même sac, même les nouveaux venus. 
Remplaçons "politique" par humoriste, par artiste, par boulanger, par magistrat, par pompier, par enseignant, par coiffeuse, par quelque profession que ce soit, et la réflexion sera toujours aussi simpliste. Voire stupide.
Les fous du roi doivent exister pour lui rappeler, comme le disait Montaigne, que "sur le plus beau trône du monde, on n'est jamais assis que sur son cul". Mais cette folie-là, qui implique une mise à distance, le fou doit aussi l'exercer par rapport à lui-même et surtout être capable d'humour et de propos qui feront d'autant plus mouche qu'ils seront subtils et acérés. A la place de Charline Van Hoenacker (qui peut pourtant parfois être drôle), j'aurais été content de voir disparaître au montage des saillies aussi faciles et rabâchées. J'aurais remercié le monteur de m'avoir évité le ridicule. Mais bon, comme il ne tue pas...

(1) http://www.lalibre.be/light/buzz-tele/charline-vanhoenacker-reproche-a-la-rtbf-d-avoir-coupe-deux-de-ses-blagues-au-montage-parce-qu-elles-etrillaient-rudy-demotte-5a415f18cd70b09cef4673e3
(2) "Si tu écoutes, j'annule tout", France Inter, 18.5.2017.

lundi 12 octobre 2015

Représentants du peuple

Malgré la loi, ils cumulent les postes de ministre et de bourgmestre, mais croyez les sur parole: ils n'aiment pas cela. Ils n'en peuvent rien: c'est plus fort qu'eux, ils aiment se rendre utiles partout où on a besoin d'eux et ils aiment tellement leur commune qu'ils ne pourraient la laisser dirigée par un autre.  Et surtout, ils ont une vraie et grande vision stratégique pour leur ville.
Ils sont quelques-uns dans ce cas en Wallonie, Demotte, Magnette, Di Antonio, Prévot, Furlan, de cette génération qui allait renouveler les mœurs politiques et améliorer la gouvernance. En fait de renouvellement, on les a parfois vus revenir en arrière. Ainsi, dans ce qu'il faut désormais appeler la Wallonie picarde, le Parti socialiste a corrigé ses règles internes, n'interdisant plus à ses élus de choisir entre un mandat de parlementaire et celui de membre d'un collège communal dans une ville de plus de cinquante mille habitants. La règle freinait les appétits de certains.
Ceux-ci ont beau être ministres, ils entendent rester bourgmestres, bien que la loi le leur interdise. Ils ont inventé l'appellation de "bourgmestre en titre" pour remplacer celle de "bourgmestre empêché". On les voit partout dans leur ville, empêchés de rien et pêcheurs de voix, ils inaugurent le moindre pot de fleurs, la moindre fête de quartier, reçoivent les personnalités étrangères, interviennent dans les débats publics, ont un avis sur tout, laissant les basses besognes au bourgmestre faisant fonction, qu'ils ont parfois rebaptisé "échevin délégué à la fonction maïorale", histoire de bien faire comprendre qu'il n'y a qu'un seul chef et que la fonction ne se partage pas. Elle ne doit effectivement pas être partagée et tout ministre est formellement prié de s'effacer de la "fonction maïorale" le temps de son mandat. Mais les règles sont-elles vraiment claires?, demandent certains de ces insatiables élus qui affirment qu'on peut être au four et au moulin.
Le chef de groupe socialiste au Parlement wallon, Christophe Collignon, a appelé les ministres à se concentrer exclusivement sur cette fonction (1), mais les ministres-bourgmestres se défendent: la population locale, leur population, les a élus, ils ne peuvent décevoir leurs chers électeurs. Récemment, c'est le ministre socialiste Jean-Claude Marcourt qui déplorait "un déficit de transparence" à ce sujet, estimant que "un jour, il faudra se pencher là-dessus" (2). Son ministre-président, Paul Magnette, également "bourgmestre empêché" de Charleroi, estime que les règles ne sont pas toujours très claires et aimerait qu'elles précisent qu'il peut continuer à présider le conseil comunal, porter les insignes de la fonction, participer aux cérémonies officielles de sa commune. Le député Ecolo Stéphane Hazée dénonce là "une volonté de légaliser les arrangements pris avec la législation". L'interdiction pour un ministre d'être bourgmestre est déjà très claire, il rappelle que l'objectif du décret est d'éviter les conflits d'intérêt et d'amener les ministres à se consacrer à 100% à leur fonction.

Si le Parlement wallon se penche à nouveau sur les interdictions de cumuls, peut-être pourrait-il en profiter pour réfléchir à la limitation dans le temps de l'exercice de mandats politiques.
"J'ai été ministre à trente-deux ans, il y a seize ans, déclarait récemment (3) l'ancien Président du Conseil italien Enrico Letta. Seize ans, ça use les gens. J'ai dit stop, parce que je pense que c'est terminé les longues carrières politiques de quarante ans dans laquelle vous laissez le poste de premier ministre pour devenir ministre des Affaires étrangères, etc. Je me suis dit que la seule façon de parler aux gens, c'est l'authenticité. Et un politicien qui n'a pas de travail, pas de métier, c'est quelqu'un qui ne connaît pas la vie réelle. (...) Si vous n'êtes pas sur le terrain, les gens ne vous écouteront plus." Combien de mandataires ont le courage d'avoir une telle réflexion, et surtout de l'appliquer?
Ils sont nombreux dans nos pays celles et ceux qui n'ont jamais eu d'autre activité que des fonctions politiques, qui sont entrés en politique dès leur sortie de l'université et tremblent à l'idée de perdre leurs mandats et de devoir chercher un travail comme un citoyen lambda. 
Ils sont nombreux en Belgique, exemples parmi d'autres: une Onkelinx qui est parlementaire depuis belle lurette: vingt-sept ans exactement et qui a été ministre durant dix-neuf ans sans interruption; un Demotte qui est parlementaire depuis vingt ans et ministre non stop depuis seize ans; un Reynders qui est parlementaire depuis 1992 et ministre depuis 1999. Quel lien ont encore ces représentants du peuple avec celui-ci? Quelle activité professionelle et/ou associative et bénévole ont-ils ou ont-ils jamais eues? Quelle crédibilité ont-ils encore quand ils se retrouvent dans l'opposition?
Ils ont réponse à tout, ils vous répondent que c'est précisément le fait d'être en même temps parlementaire ou ministre et bourgmestre qui leur permet de connaître la vraie vie des vraies gens. L'unique moyen pour eux de connaître les gens, c'est de les représenter.

(1) http://www.lalibre.be/actu/belgique/quand-quelqu-un-est-ministre-ca-doit-etre-sa-seule-activite-estime-collignon-5579c7b935709a87ac8f73b6
(2) "La guerre des cumuls relancée", L'Avenir, 19 août 2015.
(3) Emission "28 minutes", Arte, 23 septembre 2015.

A (re)lire sur ce blog:
- "Nouvel aristo", 2 mai 2014;
- "Bourgmestres même pas empêchs de titre", 17 janvier 2013;
- "Abonnés à Cumul+", 28 àctobre 2011;
- et de nombreux autres billets à ce sujet.


lundi 5 octobre 2015

Plus belle la vie avec Rudy

Suite du billet précédent
(avec la complicité de Jacques)

Rudy a une tête à faire la fête

Rudy fait la course en tête


Rudy est lecteur de la DH

Rudy est un homme du monde

Rudy a une bonne poignée de main

Rudy voit la vie en rose

Rudy ne joue jamais sans filets

Résumons-nous: il est passé par ici, il repassera par là.

vendredi 2 octobre 2015

Un sacré fêtard

"Manger, boire, danser, s'amuser", c'est un vrai programme politique, celui de l'épicurien Rudy Demotte. Demain, c'est le "bal de Rudy". Un événement "à ne pas rater", annonce-t-il sur son site.
Trois semaines après le grand week-end festif de Tournai regroupant un carnaval d'été, les Cortèges de  Tournai, le bal des géants, la Grande Procession et la finale des 400 coups, une semaine après les Fêtes de la Communauté française qu'il préside, voilà donc le bal à Rudy. Cet homme est un concentré d'énergie. On comprend qu'il tienne à rester bourgmestre même s'il n'en a pas le droit puisqu'il est aussi ministre. Qu'est-ce qu'on s'amuse avec ce dionysien!

mercredi 26 août 2015

Paroles, paroles, paroles

Les candidats réfugiés sont et seront toujours plus nombreux à tenter de gagner l'Europe. Le mot réfugié dit bien ce qu'il veut dire: il désigne celui qui cherche et demande asile, un lieu, un pays, une ville où trouver refuge. L'Europe a beau faire le gros dos, bougonner, voire tempêter, elle n'y pourra rien: les guerres civiles et les régimes dictatoriaux qui règnent en Syrie, en Libye, en Irak, en Erythrée et dans d'autres pays pousseront toujours plus de gens à fuir et à tenter de sauver leur peau. Les accueillir est forcément un devoir pour tout être humain. Reste à le faire le plus dignement possible et à les répartir équitablement entre pays et entre communes. Le flot de réfugiés ne va pas se tarir. C'est un fait qu'il faut prendre en compte. Sans angélisme, sans cynisme, sans nymbisme.
Visiblement, une étrange vision électoraliste l'a emporté chez Rudy Demotte, l'un des deux demi-bourgmestres de Tournai. On peut évidemment condamner l'absence de concertation qui a amené le Secrétaire d'Etat à l'Asile et aux Migrations, Théo Francken, à décider d'autorité que la caserne Saint-Jean à Tournai accueillerait de 400 à 700 candidats réfugiés politiques, autre chose est de fermer la porte sans précisément cette volonté de concertation. Rudy Demotte affirme que ce projet de centre "revient à ghettoïser des poches entière de populations au statut précaire" (1). Ce type de lieu a pour vocation d'offrir un abri avec un confort minimal aux candidats réfugiés, le temps (raccourci à présent à trois mois) que leur dossier soit traité. Un tel centre d'accueil est ouvert, les réfugiés peuvent y aller et venir, il ne s'agit pas d'un centre fermé. En refusant fermement dans sa ville ce qu'il considère comme un ghetto, Rudy Demotte ignore-t-il que des milliers de  candidats réfugiés restent prisonniers de la jungle de Calais, de l'île de Lampedusa, de Vintimille ou de ports lybiens? Pas de ghetto chez moi, mais ailleurs?
Demotte souligne la précarisation importante de la population tournaisienne. C'est un fait, mais que fait la Ville en la matière? Quelle politique volontariste et novatrice mène-t-elle? Où est son bourgmestre en titre? Cette ville semble à l'abandon depuis plusieurs années. Il est temps qu'elle se réveille et se reprenne en mains.
Rudy Demotte voit dans le projet de centre d'accueil à Tournai "un dessein de PROVOQUER politiquement et, au passage, de créer un climat de tension entre communautés diverses avec des risques d'incompréhension évidents, générés par la peur de l'autre, mais aussi l'absence d'un réel projet  d'accueil de ces personnes". Rudy Demotte fait donc un procès d'intention tant au Gouvernement fédéral qu'à sa population, à qui il ne fait pas plus confiance qu'à son équipe, à son administration, aux services et organismes locaux. Les Tournaisiens auraient-ils automatiquement peur de l'autre, seraient-ils incapables de monter un projet d'accueil? Heureusement, certains d'entre eux lui répondent, l'appelant à leur faire confiance, lançant des initiatives, telle celle du pianiste Fred Wilbaux qui propose aux citoyens tournaisiens de parrainer un candidat réfugié, de manière à lui apporter un soutien moral (2).
Affirmer son attachement aux droits de l'homme et à l'accueil de l'autre ne coûte rien. Appliquer ces valeurs est autre chose. Mais pour cela, il faut être sur le terrain et agir, sortir d'une vision électoraliste du discours politique. Ce qui est difficile quand on cumule les mandats (dans une quasi illégalité), on ne peut être bourgmestre quand ça vous arrange. On l'est ou on ne l'est pas. Tournai est une ville qui mérite mieux que la poussière qui semble la recouvrir ces dernières années. De nombreuses communes un peu partout en Europe ont fait le pari que l'apport de populations étrangères pouvait leur être bénéfique (3). Tournai mérite d'avoir un seul bourgmestre, totalement investi dans sa fonction, capable d'une politique audacieuse pour sortir cette ville de son déclin et de sa frilosité. Et si l'autre était une chance?

(1) http://www.lavenir.net/cnt/dmf20150807_00685171
http://www.lalibre.be/actu/belgique/accueil-des-demandeurs-d-asile-pathetique-lamentable-revue-de-presse-55c844b63570b5465333523c
http://portfolio.lesoir.be/main.php?g2_itemId=971006&_ga=1.132754697.626903632.1439743595
(2) http://www.lavenir.net/cnt/DMF20150810_00686098
(3) (re)lire sur ce blog "Le pays de l'accueil", 12 octobre 2007.

A (re)lire aussi:
- "La honte", 9 juin 2015
- "Il y a trop d'étrangers dans le monde", 3 février 2011.



mardi 9 décembre 2014

Même les reines ont une face cachée

On se fait parfois une fausse idée des gens. Et ce n'est parfois qu'après leur mort que la vérité se fait jour. On s'imaginait ainsi que la reine Fabiola - dont on a toujours dit que le roi Baudouin l'avait alpaguée à l'entrée d'un couvent - était un parangon de chasteté qui passait son temps en dévotions. Et voilà qu'on apprend qu'elle était "très engagée au niveau pieu". L'information nous vient d'un homme sérieux, Rudy Demotte, ministre-président de la Communauté française (1), dont on n'oserait d'autant moins mettre la parole en doute qu'il était visiblement un intime de la reine, puisque, nous dit-il, elle partageait avec son épouse "la passion de la culture et de la musique". De ses origines espagnoles, Fabiola avait donc gardé l'engagement auprès de l'Opus Dei et une attitude un peu olé-olé dans un pieu qui n'était pas classé x. 
Résumons-nous: il faut se garder des idées toutes faites.

(Merci à A. qui, depuis les Etats-Unis, a attiré mon attention sur cette information qui s'apparente à un scoop.)

(1) http://www.rtl.be/info/belgique/politique/deces-de-la-reine-fabiola-les-politiciens-rendent-leurs-hommages-681316.aspx

lundi 1 septembre 2014

Des gens admirables

Heureusement, oui heureusement qu'il existe encore des hommes politiques comme lui, qui ont le sens du sacrifice, qui choisisse le bien commun avant leur vie privée. Le marquis de Motte est maintenant ministre-président de la Communauté française (qu'on-ne-peut-plus-appeler-comme-cela-quoi-qu'en- dise-la-Constitution), mais sans attribution, sans compétence. Bref, un titre un peu ronflant, mais un portefeuille vide. N'aurait-il pas préféré s'occuper vraiment de la ville dont il est bourgmestre empêché de titre (1)?  C'est mal le connaître. "Après quinze années de vie ministérielle, dit-il, j'aurais sans doute pu trouver une vie familiale un peu plus confortable. Mais l'intérêt de Tournai comme de la Wallonie picarde, c'est de conserver ses relais..." (2) Il y croit profondément: "j'ai cherché l'intérêt politique. Pas l'intérêt personnel: il aurait été beaucoup plus simple et confortable, pour moi et ma famille, d'être juste député-bourgmestre de Tournai. " On apprécie le "juste député-bourgmestre", une double fonction à la portée du premier benêt et qui serait en effet indigne de l'empereur de Rudiland.
"Dans les heures difficiles que nous vivons, dit-il encore, avec la montée du nationalisme en Flandre, c'est le moment de rester sur le pont. Et pas dans un transat sur la plage." (2) Faut-il comprendre que son siège de bourgmestre serait comparable à un transat à Tournai-les-Bains, que l'occuper demanderait la même énergie?
Le marquis préfère donc être "ministre des pots de fleurs" (3), ce qui l'empêche - officiellement - d'exercer la fonction de bourgmestre. Dans les faits, il en va tout autrement. Il est au four et au moulin. Il y a les règles d'un côté et leur application de l'autre. Elles sont faites pour d'autres que lui. Lesquels? Pas son collègue de la Région wallonne Paul Magnette qui, tout ministre-président qu'il est, entend bien rester maïeur de Charleroi. Ni le ministre wallon Maxime Prévot qui reste à la tête de Namur. Ces deux-là avaient juré leurs grands dieux, lors des dernières élections communales, qu'ils se consacreraient totalement à leur mandat de bourgmestre. Mais les sirènes ministérielles les ont alpagués. A leur corps défendant.
Rudy Ier a de grandes ambitions pour sa ville: "ma toute grande priorité, c'est la gestion du quotidien", affirme-t-il (2). On voit par là qu'on n'a pas affaire à un visionnaire. Mais on lui pardonne: il est ministre-président, un relais. On ne peut être au four et au moulin.
Voilà pourqwé nos s'tons fîrs d'iess wallon.

(1) ou quelque chose d'approchant... On se perd entre le titre officiel et ce qu'il faut dire, ce qu'on ne peut pas dire, ce qui est politiquement plus correct. C'est compliqué.
(2) L'Avenir, 30 août 2014.
(3) l'expression est de Jean-Luc Crucke (Sudpresse, 23 juillet 2014).

(Re)lire sur ce blog: "Abonnés à Cumul+", 28 octobre 2011.

vendredi 2 mai 2014

Nouvel aristo

C'est l'histoire d'un homme, jeune alors, qui fut un espoir pour de nombreux militants du Ps wallon. Il incarnait le changement, il allait rénover ce vieux parti gangréné par des affaires à répétition.
Vingt ans plus tard, c'est devenu un cumulard qui a fait reculer les règles de son parti pour pouvoir être partout. Le Ps du Hainaut occidental interdisait à un mandataire de ses rangs d'être à la fois parlementaire et bourgmestre ou échevin d'une ville de plus de cinquante mille habitants. L'imperator de Wallonie picarde a fait sauter la règle. C'était nécessaire car il est indispensable. Qui d'autre que lui pourrait à la fois présider le gouvernement wallon et celui de la Communauté française, tout en étant bourgmestre de Tournai (où il s'est auto-parachuté) et grand chef de la Wapi?
Rudy Demotte méprise les règles de l'institution qu'il préside. Il refuse d'être "bourgmestre empêché",  se dit "bourgmestre en titre", et donc, en dépit des décrets dont il est censé être le garant, bourgmestre de facto de Tournai, une ville avec laquelle il "communie" (sic - et on est prié de ne pas rire).
Aujourd'hui, ce bourgmestre qui ne peut l'être mais l'est quand même annonce qu'il rempilerait volontiers à la double fonction de ministre-président (1).
On voit par là que l'ambition personnelle est toute puissante et nuit à la démocratie. Et qu'il faudrait changer les règles: un seul mandat à la fois et deux ou trois au grand maximum, et puis céder la place. Passer de gouvernant à gouverné quand d'autres feront, pour un temps aussi limité, le chemin inverse. Il faut mettre fin au professionnalisme politique, à l'aristocratie élue (selon les terme de David Van Reybrouck) (2) dont le petit marquis de Wapi est l'illustration.

(1) www.lesoir.be/533791/article/actualite/belgique/elections-2014/2014-05-01/rudy-demotte-candidat-sa-propre-succession
(2) David Van Reybrouck: "Contre les élections", Babel - Actes Sud, 2014.

(re)lire aussi sur ce blog, notamment (il y en a beaucoup d'autres sur le même monarque):
- "Un homme providentiel", 18.02.2014.
- "Premiers communiants", 04.12.2012.
- "Pêcheurs empêchés", 13.10.2012.
- "Shizophrénie", 25.11.2011.

mardi 18 février 2014

Un homme providentiel

Sur ce blog, il avait depuis longtemps été sacré Rudy Ier. Et voici qu'enfin, les électeurs lui ont potentiellement attribué ce titre: le Marquis de Motte est numero uno dans le cœur des Wallons. C'est ce qu'affirme un sondage (1). Sacré Rudy.
Cette consécration, qui le rend gai (c'est ce qu'il en dit), est entièrement méritée. L'homme de Flobecq a beaucoup travaillé pour obtenir cette reconnaissance.
Il est gentil. Il s'efforce de tenir des propos qui ont l'air intelligent. Il est attentif à ne s'opposer à personne, cela le blesserait.
C'est un vrai rebelle. Ainsi n'hésite-t-il pas à enfreindre la loi, en cumulant les fonctions de double ministre-président et de bourgmestre. Et il le fera encore demain, dit-il, parce qu'il a le sens du sacrifice et alors que "la vanité n'est pas (son) fort" (2). Et ce sans compter son rôle de pilote de cette merveilleuse Wapi-que-le-monde-entier-nous-envie. De plus, quand il en trouve le temps, il compose des poèmes pour la fête des mères (3). Les électeurs wallons ne s'y trompent pas: Rudy Ier est l'homme de la situation. De toutes les situations. D'ailleurs, il n'est pas de gauche, pas de droite, pas du centre. Il est de partout à la fois. Que serions-nous sans lui? On n'ose se poser la question.

(3) (re)lire "En nu onze hit parade met Rrrrrrrudy - 55 raisons de voter pour Rudy Demotte", 10 octobre 2012.

samedi 4 janvier 2014

Etre et avoir été

"Qui part vivre loin de sa ville natale s'expose à la voir d'un autre œil quand il y remet les pieds". Ce proverbe syldave voit juste. 
Le regard qu'on peut poser sur Tournai, ville qui s'enorgueillit d'être "ville d'art et d'histoire(s)" et première capitale d'Occident et de posséder deux monuments (sa cathédrale et son beffroi) répertoriés au patrimoine mondial par l'UNESCO, est aujourd'hui peu positif. 
Bien des rues sont sales, parsemées de canettes, de papiers, de crottes de chien. Certaines sont tellement défoncées qu'elles ont l'aspect de pistes (d'obstacles). De très nombreux trottoirs présentent depuis des années des rustines, balafrés de goudron, de graviers, de terre. Des jonctions entre des rues récemment rénovées et les voiries adjacentes n'ont jamais été terminées.  Des escaliers et des passages sont fermés depuis des années, dans l'attente d'une improbable restauration. Des feux de passage pour piétons sont en panne depuis vingt ans, peut-être trente.
La capitale de la Wapi a peu de respect pour ses habitants et pour les touristes qu'elle espère séduire. Le nouvel office du tourisme (qu'on considèrera, selon sa bienveillance, comme une semi-réussite ou un demi-échec) n'offre aucun parking pour vélos. Les pèlerins cyclistes en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle et venus de Flandre ou des Pays-Bas sont pourtant nombreux à y faire étape. La ville considérée comme pilote en matière de circulation cycliste par la Région wallonne semble ignorer les deux-roues autant que les piétons. Et que dire du sort des personnes à mobilité réduite?
On voit par là que cette ville mériterait d'avoir un vrai bourgmestre à temps plein, plutôt qu'un maïeur cumulard qui s'enorgueillit d'être "bourgmestre en titre", mais a autre chose à faire et un "échevin délégué à la fonction maïorale" (on est prié de ne pas rire). En attendant, la ville accuse le poids de ses années et son urbanisme, même si certaines artères ont été rénovées, indique clairement qu'il s'agit là  de "la plus ancienne ville de Belgique".

Et ceci qui n'a rien à voir (quoique):
On le sait peu: on produit du vin à Tournai. On en trouve la preuve au rayon vins du Colruyt qui propose un Pinot blanc cuvée 2012. Son nom: Rudisbourg.

mardi 10 décembre 2013

De la difficulté de l'ubiquité

No Télé avait prévu de consacrer une émission ce mardi à un bilan de la majorité tournaisienne un an après sa mise en place. L'émission est reportée d'une semaine, annonce la chaîne régionale, "Rudy Demotte a en effet été invité à intégrer la délégation belge qui assistera aux funérailles de Nelson Mandela" (1). 
On s'étonne: le double ministre-président n'est-il pas bourgmestre empêché? L'émission ne peut-elle avoir lieu avec "l'échevin délégué à la fonction maïorale" (on ne rit pas!)?
On voit par là qu'on ne peut être au four et au moulin, que le cumul des mandats  de l'un contraint tous les autres à s'adapter à son agenda et que Tournai mériterait d'avoir un vrai bourgmestre. On espère au moins que le petit marquis embarquera No Télé dans ses bagages, pour que la population wapienne ait droit à ce grand moment de l'Histoire: la présence de Rudy Ier aux funérailles d'un grand homme.

(1) www.notele.be, 9 décembre 2013.

samedi 1 juin 2013

Démonstration et discrétion

On vieillit vite en Corée du Nord. A peine est-on enfant qu'on est athlète ou militaire. La "fête des enfants" les transforme en adultes comme les autres, sujets de Sa Majesté Infatuée. Les enfants défilent en bons petits officiers animés d'une foi guerrière. Sur un mini-char, j'ai cru apercevoir Donald Duck (1). Les images sont-elles trafiquées par ces suppôts de Satan d'Américains ou Saint-Disney est-il vénéré en Corée du Nord? 

                                             *                              *                              *
Il y a des jours où la réalité nous force à reconnaître nos erreurs. J'ai reproché ici même à Rudy Demotte, Premier parmi les Wallons, de ne pas respecter les règles de notre mère patrie et d'être à la fois ministre et bourgmestre. Je me suis trompé. Voilà que je vois (2) son "échevin délégué à la fonction maïorale" (3) interrogé sur les modifications des heures de fermeture des cafés à Tournai. Des faits de violence répétés amènent les autorités tournaisiennes à obliger les cafetiers à fermer plus tôt leur cabaret. Certains n'apprécient guère. Il faut reconnaître que le ministre-président wallon a eu le courage de laisser agir son délégué. Le bourgmestre empêché de titre sait se faire discret.
                                         
                                            *                              *                              *
A quoi reconnaît-on une personnalité? A son absence de sens du ridicule. Il faut savoir rire de soi-même, dit le bourgmestre-faisant-fonction-sans-pouvoir-le-dire. A Tournai, le Karaoké des personnalités amène des échevins, rédacteur en chef, commissaire de police, directeur de société de logement social et autres têtes connues du bon peuple à pousser sur scène la chansonnette (2). Certains avec un certain talent, d'autres sans. Certains avec élégance, d'autres sans. La palme d'or du mauvais goût revient - sans surprise - au député-bourgmestre d'Estaimpuis. Daniel Senesael joue Mowgli - il faut entendre le commentaire pour (essayer d') y croire. Dans son xième show exhibitionniste, il est juste vêtu d'un semblant de pagne et fait plus le singe que l'enfant-loup. Il est suivi par les caméras de France 2 qui en a visiblement fait son nouveau François Pignon. Mais ne faut-il pas savoir rire et faire rire de soi pour attraper des voix là où elles se prennent?

                                             *                              *                              *
Résumons-nous: la démocratie est bien vivante.

(1) JT de France 2, 1er juin 2013, 20h.
(2) JT de No Télé, 1er juin 2013, 13h.
(3) on est prié de ne pas rire.






mardi 19 juin 2012

Embedded with Rudy

La télé c'est vraiment bien. Ce soir, à la RTBF, sur la Une, du foot. Sur la Deux, du foot. Sur la Trois, un film avec de jolies Américaines, "une comédie assez poussive", nous dit la presse.
Il nous reste à essayer No Télé. On y découvre le marquis de Motte en Corée du Sud. A une exposition universelle, semble-t-il. Il y est venu pour vendre Liège et sa candidature pour accueillir une prochaine expo universelle. On se souvient des critiques du patron de No Télé (du temps lointain et bref où on y travailla): "quel est l'accrochage local?". Liège serait donc en Wallonie picarde (1)? Non, Demotte sera à Tournai.

(1) pour ceux qui l'ignoreraient (encore), la Wallonie picarde est cette région que le monde entier nous envie.

mardi 17 janvier 2012

Les dessous de la politique

Comment va la politique? Elle se dévoile. Elle est affaire de strip-teaseurs, de vedettes de variétés et de sportifs.
Ils ont constamment besoin qu'on parle d'eux. Besoin d'être vus. D'être reconnus. Dans les deux sens du terme. Et pas d'abord pour leurs idées. En tout cas, c'est de leur physique qu'ils usent - et même abusent - pour plaire.
On a vu Elio Di Rupo en maillot rouge (faute de noeud papillon), exhibant son corps sans âge à l'inauguration de la piscine de sa ville.
On a vu Rudy Demotte jouant les maillots jaunes pour annoncer que le Tour de France fera étape dans sa ville (future, maisc'estcommesic'étaitfait).
Et voilà que l'on vient de voir le député-bourgmestre d'Estaimpuis interpréter en slip devant le personnel de sa commune "Tout nu et tout bronzé". Il n'en était pas à sa première exhibition, nous dit-on.
On ne sait où ils s'arrêteront, s'ils se sont fixés des limites, si le vade-mecum du parfait maïeur socialiste prescrit ce type d'attitude.
Quand il a envisagé de se porter candidat à la présidence française, Coluche s'était fait photographier nu, avec une plume dans le derrière. Finalement, il n'était pas dans la caricature.
Le populisme a de beaux jours devant lui. Mais la politique?

Lire aussi "Daniel fait du jogging", billet du 14.11.2010
et "L'Hercule picard", du 6.10.2010

vendredi 7 janvier 2011

Bonne année, pires voeux

Notre ministre de la Culture a de l'humour. Il est particulier. La presse ne l'a pas compris, cet humour, et se moque d'elle, la ministre. On conviendra que la vidéo de présentation de ses voeux est surprenante. On n'oserait la qualifier de surréaliste. On n'oserait pas la qualifier en fait. On convient qu'elle est créative. D'une certaine manière. La ministre dialogue avec un "nounours". On ne sait s'il doit être qualifié de grotesque, de ridicule, de lamentable ou d'idiot. D'imbécile peut-être. On a du respect pour les ours, ils doivent être protégés. On ne se prononce pas. On fait mieux: on se pince. La ministre fait de même et se réveille. C'était ou plutôt ce n'était qu'un cauchemar. Ouf, elle a eu peur. Nous aussi. On se réveille le lendemain et on se dit qu'on n'a pas rêvé, on l'a bien vue cette vidéo. On vérifie: oui, elle est toujours là:
http://levif.rnews.be/fr/news/actualite/technologie/fadila-laanan-rate-ses-voeux-sur-youtube/article-1194911664636.htm
On voit par là que la communication mérite réflexion. Qu'entre l'émetteur qui envoie ses meilleurs voeux et le récepteur qui encaisse les pires, il y a plus qu'un fossé. On ne sait s'il faut en rire (jaune) ou en pleurer. Vous reprendrez bien une coupe de champagne?

P.S. Le Ministre-président de la Région wallonne nous a également vidéé ses voeux. Ils sont bons. Il est gentil. Il parle bien, même s'il ne dit rien. Il aime bien les jeunes. Et aussi les personnes âgées. Et la Wallonie, c'est très bien aussi, elle va mieux qu'hier et bien moins que demain. Quelle belle année sera 2011! On voudrait que le temps s'arrête. Mais, comme dit Renaud, le temps est un salaud.