samedi 3 mai 2014

La haine en congrès

Un congrès se prépare à Bruxelles. Celui de "la dissidence", plus exactement "le premier congrès européen de la dissidence". Il y a dix ans encore, on s'en serait réjoui, mais en ces temps troublés, on s'inquiète et s'interroge: qu'est-ce que la dissidence? C'est, nous dit Robert (le petit), "(l') action ou (l') état de ceux qui se séparent d'une communauté religieuse, politique, sociale, d'une école philosophique". On a ici en effet affaire à des dissidents. Des gens qui se séparent d'une communauté: un député belge - initiateur du dit colloque - dont l'immunité parlementaire a été levée par la Chambre pour outrage, calomnie et recel de pièces du dossier Dutroux (1); un ex-humoriste qui a transformé ses spectacles en meetings politiques dont l'objectif est d'exacerber la haine des Juifs; un auto-proclamé "national-socialiste" (2) qui "n'a de cesse de renforcer cette spirale infernale de la haine, de la violence, de l'antisémitisme et du négationnisme" (3). Et quelques autres encore d'un même niveau de réflexion. Entendez par là celui qui ne dépasse pas le niveau du caniveau.
Bref, il s'agit de rassembler une bande de fascistes antisémites qui diffuseront leur discours halluciné. Ce n'est plus un congrès de la dissidence, c'est celui de la haine, de la bêtise et de la folie furieuse réunies. Il serait intéressant qu'il se tienne en parallèle d'un congrès de psychiatres qui trouveraient là matière à se procurer du travail jusqu'à la fin de leurs jours.
Les autorités bruxelloises se disent vigilantes et n'entendent pas laisser s'organiser ce rassemblement de diffuseurs de haine de l'autre (4).
Le ventre est encore fécond d'où a surgi la bête immonde (5).

Post-scriptum:
http://www.lesoir.be/535198/article/actualite/belgique/2014-05-03/congres-antisemite-aura-bien-lieu-ce-dimanche-anderlecht

(1) www.lesoir.be/379523/article/actualite/belgique/politiclub/2013-12-12/chambre-leve-l-immunite-parlementaire-laurent-louis
(2) ce qui, en abrégé, se dit "nazi" - Frédéric Haziza: "Vol au-dessus d'un nid de fachos - Dieudonné, Soral, Ayoub et les autres", Fayard, 2014.
(3) id.
(4) http://www.rtbf.be/info/regions/detail_bruxelles-le-mr-v-de-wolf-veut-empecher-la-tenue-d-un-colloque-antisemite?id=8258696
www.lalibre.be/regions/bruxelles/le-bourgemestre-d-etterbeek-tente-d-empecher-la-tenue-d-un-colloque-initie-par-laurent-louis-5360d67535707e5aa80bacf8
(5) "La résistible ascension d'Arturo Ui", Bertold Brecht.

vendredi 2 mai 2014

Nouvel aristo

C'est l'histoire d'un homme, jeune alors, qui fut un espoir pour de nombreux militants du Ps wallon. Il incarnait le changement, il allait rénover ce vieux parti gangréné par des affaires à répétition.
Vingt ans plus tard, c'est devenu un cumulard qui a fait reculer les règles de son parti pour pouvoir être partout. Le Ps du Hainaut occidental interdisait à un mandataire de ses rangs d'être à la fois parlementaire et bourgmestre ou échevin d'une ville de plus de cinquante mille habitants. L'imperator de Wallonie picarde a fait sauter la règle. C'était nécessaire car il est indispensable. Qui d'autre que lui pourrait à la fois présider le gouvernement wallon et celui de la Communauté française, tout en étant bourgmestre de Tournai (où il s'est auto-parachuté) et grand chef de la Wapi?
Rudy Demotte méprise les règles de l'institution qu'il préside. Il refuse d'être "bourgmestre empêché",  se dit "bourgmestre en titre", et donc, en dépit des décrets dont il est censé être le garant, bourgmestre de facto de Tournai, une ville avec laquelle il "communie" (sic - et on est prié de ne pas rire).
Aujourd'hui, ce bourgmestre qui ne peut l'être mais l'est quand même annonce qu'il rempilerait volontiers à la double fonction de ministre-président (1).
On voit par là que l'ambition personnelle est toute puissante et nuit à la démocratie. Et qu'il faudrait changer les règles: un seul mandat à la fois et deux ou trois au grand maximum, et puis céder la place. Passer de gouvernant à gouverné quand d'autres feront, pour un temps aussi limité, le chemin inverse. Il faut mettre fin au professionnalisme politique, à l'aristocratie élue (selon les terme de David Van Reybrouck) (2) dont le petit marquis de Wapi est l'illustration.

(1) www.lesoir.be/533791/article/actualite/belgique/elections-2014/2014-05-01/rudy-demotte-candidat-sa-propre-succession
(2) David Van Reybrouck: "Contre les élections", Babel - Actes Sud, 2014.

(re)lire aussi sur ce blog, notamment (il y en a beaucoup d'autres sur le même monarque):
- "Un homme providentiel", 18.02.2014.
- "Premiers communiants", 04.12.2012.
- "Pêcheurs empêchés", 13.10.2012.
- "Shizophrénie", 25.11.2011.

jeudi 1 mai 2014

Fête du travail

Cette journée de lutte qu'est le 1er mai, historique pour les travailleurs et leurs syndicats, a été récupérée par les uns et les autres.

Par les PS de tous pays qui (se) rappellent ce jour-là qu'ils sont socialistes.
Par la droite, MR en Belgique ou UMP en France, qui déteste laisser la rue et les meetings au PS.
Par l'extrême droite aussi qui rend ce jour-là hommage à une jeune fille qui entendit des voix (1). On a vu aujourd'hui un vieil homme et sa fifille lui rendre un hommage attendri à Paris (2). L'image pourrait être touchante si eux aussi n'entendaient des voix, obscurantistes et dont ils se font l'écho.


Le 1er mai est à tout le monde, nous dira-t-on. C'est vrai. On peut toujours essayer de réécrire l'Histoire, ce dont certains partis se sont fait une spécialité, on ne la changera pas.

Rappelons, principalement à nos amis français qui sont nombreux à s'interroger ("ça se fête ailleurs qu'en France le 1er mai?"), que le 1er mai est une fête internationale du travail, qu'elle est née aux Etats-Unis, qu'elle était ardemment célébrée dans tout le bloc soviétique, qu'en Italie on l'appelait "la Pâques des ouvriers" (3).

(1) Une fois encore, le FN se trompe. Jeanne d'Arc, c'est - selon le calendrier - le 30 mai qu'elle se fête.
(2) www.lalibre.be/actu/international/le-fn-annonce-20-000-participants-a-son-defile-5362180e357061b5339f64d5
(3) 
rue89.nouvelobs.com/rue89-presidentielle/2012/04/30/les-tentatives-de-recuperation-du-1er-mai-nont-jamais-marche-231687


mardi 29 avril 2014

A tombeau ouvert

Pauvres automobilistes. Ils sont devenus les vaches à lait de l'Etat. C'est ce que pensent beaucoup d'entre eux. Certains vont même jusqu'à détruire des radars qui leur volent leur argent. On connaît pourtant un moyen assez simple de ne pas se faire avoir: respecter les limitations de vitesse. Ce qui est pourtant à la portée du premier benêt (rouge ou autre) venu. Mais pas des cow-boys, sans foi, ni loi, qui veulent pouvoir rouler comme bon leur semble et ne maîtrisent pas le poids de leur pied sur l'accélérateur. 
"Les amendes des radars, ça rapporte 600 millions d'euros. L'insécurité routière, ça coûte à la Sécurité sociale, c'est-à-dire à la société, 35 milliards d'euros", rappelle Coline Serreau (1).
La réalisatrice dénonce le lobby automobile. Elle n'a pas pu obtenir d'avance sur recettes du Centre national du Cinéma, parce que, selon elle, "ce film est trop partisan, trop pour la sécurité routière... Quant aux chaînes de télé, on n'a eu aucun financement. Elles sont toutes muselées par les lobbies".
Quand on voit les innombrables émissions sur les multiples chaînes françaises, qui suivent des policiers traquant les malfrats en milieu urbain, en milieu rural, dans les quartiers chics, dans les banlieues, dans les gares, dans les galeries commerciales, dans nos penderies et sous nos lits bientôt, pour nous montrer combien nous vivons dans l'insécurité, on a du mal à imaginer qu'un documentaire soit "trop pour la sécurité routière". Il doit y avoir de bonnes insécurités et de mauvaises.

(1) à propos de son film documentaire "Tout est permis", in Charlie Hebdo, 9 avril 2014.

lundi 28 avril 2014

Ne pas déranger

A quoi reconnaît-on un ancien joueur de foot devenu président de l'UEFA? A sa bêtise et à son cynisme. Michel Platini demande aux Brésiliens qui contestent le coût de l'organisation de la Coupe du monde de football d'attendre la fin du Mondial pour manifester. "S'ils peuvent attendre un mois avant de faire des éclats un peu sociaux, ce serait bien pour le Brésil et pour la planète football", a-t-il déclaré (1).
Dans le même ordre d'idées, on pourrait demander aux syndicats de tous les pays de ne manifester que quand la situation socio-économique se sera sensiblement améliorée. Et aux rebelles syriens d'attendre que Bachar el-Assad ait quitté le pouvoir avant de vouloir le renverser.
On voit par là qu'il faut boycotter le Mondial de foot, manifestation phare de l'ultralibéralisme.
Personnellement, si mon ancien collègue Marc Wilmots me demandait de l'aider dans le coaching de l'équipe belge, je déclinerais fermement la proposition.

(1) www.lesoir.be/530527/article/sports/football/2014-04-27/platini-si-bresiliens-peuvent-attendre-fin-du-mondial-pour-manifester-ce-serait
Sur les conditions aussi draconiennes qu'ultralibérales posées par la FIFA à l'organisation du Mondial, lire sur ce blog "Une bonne et une mauvaise nouvelle", 14 octobre 2010.

dimanche 27 avril 2014

Berlusconneries et lepenades

Ils ne peuvent s'en empêcher. C'est plus fort qu'eux, ces politiques qui sont dans le mépris des autres. Ils se lâchent, pour dire n'importe quoi. Et surtout, et d'abord, insulter.

Ainsi, Silvio Berlusconi qui, contrairement à  ce qu'affirme le titre de la Libre Belgique (1), n'a pas dit de gaffe, mais poursuit ses provocations de vieux gamin vexé. "Pour les Allemands, les camps de concentration n'ont jamais existé", vient-il d'affirmer, s'en prenant une fois encore au président du Parlement européen, Martin Schulz.
Berlusconi est devenu sa propre marionnette. Il tente de tirer ses ficelles, mais s'y emmêle. A force de ne pas vouloir faire son âge, d'un reliftage à l'autre, il est devenu sa propre caricature. Physiquement comme intellectuellement. Mais peut-on relifter ses propos? On ne fait que les rendre encore plus stupides.

Ainsi, la fille à papa Le Pen qui, dans l'émission "Des paroles et des actes" (2), confrontée à Mourad Boudjelall, président du RC Toulon, commence, d'emblée, par le traiter de "parvenu, d'une vulgarité inouïe". On en resterait confondu. On sait qu'elle n'est pas un modèle de distinction, c'est un euphémisme. On la voit méprisante et suffisante et c'est précisément le terme  de vulgarité qui nous vient à l'esprit quand on voit et entend celle dont le discours est d'une intelligence qui nous ferait désespérer de l'humanité. On sait aussi qu'elle est l'incarnation de la parvenue, elle qui a hérité du parti de son père, lui-même propriétaire de l'hôtel particulier de Montretout, d'autres maisons et d'une petite fortune (3). 
Laissons le mot de la fin précisément à Mourad Boudjelall: "le FN, c'est la politique pour les nuls".

(1) http://www.lalibre.be/actu/international/la-terrible-gaffe-de-berlusconi-535ca5733570ed9af1dff946
(2) www.youtube.com/watch?v=P2qkAIhjyrw

(3) "Marine Le Pen" par Caroline Fourest et Fiammetta Venner, Grasset, 2011.

jeudi 24 avril 2014

Ne pas être une fashion victim

On ne peut pas penser à tout. La fille à papa Le Pen avait bien dit à ses troupes et en particulier aux maires FN qu'ils et elle n'étaient plus fascistes, racistes, antisémites, homophobes et/ou néo-nazis (biffez l'éventuelle mention inutile). Que ces positions ne passaient pas bien dans l'opinion publique, qu'il fallait les garder pour soi. Elle n'a pas pensé ajouter qu'ils et elle n'étaient plus esclavagistes. Ce qui explique que le maire FN de Villers-Cotterêts ne le savait pas. On ne peut pas tout savoir. La politique est déjà assez compliquée comme cela. Il a annoncé que sa commune, contrairement à ce qu'elle fait depuis huit ans, ne célébrerait pas le 10 mai prochain la Journée nationale de l'abolition de l'esclavage. Cette commémoration, se justifie-t-il, est "un peu à la mode dans le cadre d'une autoculpabilisation permanente" (1). Et d'ailleurs, l'esclavage existe encore ailleurs dans le monde, constate-t-il (2). On voit par là qu'il n'y a aucune raison de célébrer l'antiracisme, puisque le racisme existe encore. Et on évitera de célébrer l'intelligence puisque la bêtise est de plus en plus à la mode.
Si Villers-Cotterêts est ainsi engagé dans cette célébration, c'est que c'est là qu'est inhumé le général Dumas, père d'Alexandre, esclave à Saint-Domingue, puis soldat de la Révolution française (3). Mais le nouveau maire de Villers-Cotterêts inaugure une ère nouvelle dans sa ville. Du passé et de la mode, faisons table rase. Et d'ailleurs, si on ne peut plus être esclavagiste, à quoi bon être au FN? On se pose la question.

mercredi 23 avril 2014

Les esclaves du foot

Le Qatar prépare activement sa Coupe du monde de football. Pour ce faire, il a recruté des travailleurs un peu partout. Au Népal et au Kenya, par exemple. Ils se sont endettés pour effectuer le voyage jusqu'à cet eldorado qu'on leur promettait. Et les voilà esclaves, travaillant sept jours sur sept, dans des conditions innommables pour un salaire de misère qui ne leur est pas toujours payé. Les morts sont nombreux (1). 
Il se trouvera, on n'en doute pas une seconde, parmi les starlettes en culottes courtes qui jouent au ballon pour quelques millions d'euros par an, quelques joueurs anti-système pour dénoncer cette situation ignoble et refuser de cautionner par leur participation ce grand barnum assassin. Et des millions de supporteurs pour ne pas supporter de telles pratiques et fermer leur poste de télé durant trois semaines. A moins que le show goes on?

(1) Arte Journal, 24 avril 2014.

jeudi 17 avril 2014

Pauvre petite fille riche

Vraiment, on lui cherche des puces. C'est qu'elle dérange sans doute. C'est tout ce que la fille à papa Le Pen parvient à répondre aux accusations dont elle est l'objet. Elle, la candidate anti-système, voilà qu'elle utiliserait celui-ci à son bénéfice personnel. On ne peut y croire. 
Son discret mini-parti, qu'elle a baptisé Jeanne, serait soupçonné d' "escroquerie en bande organisée" et de "faux et usage de faux" (1). Pratiquant des prêts à des taux assez élevés à des candidats frontistes qui se faisaient rembourser par l'Etat leurs frais de campagne, "Jeanne" s'est enrichie notamment sur le dos du contribuable. De plus, ce parti alibi vendait à des prix élevés des "kits de campagne" aux candidats FN. Autre moyen d'approvisionner ses caisses et d'engranger ainsi, alors qu'il n'a pas d'adhérent, 9 millions d'euros de recettes en 2012.
Les kits étaient fournis par Riwal, l'entreprise de Frédéric Chatillon. Frédéric Haziza l'affirmait dans son livre (2): "l'entreprise de Chatillon est en relation d'affaires avec Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen -  créé sans tambour ni trompette, histoire de pouvoir contracter des prêts auprès de personnes privées pour financer les prochaines campagnes du FN, dont elle est même le prestataire principal." Avec sa société, Frédéric Chatillon est chargé de la communication de Marine Le Pen et du Front national", explique-t-il. "Défenseur de la Syrie d'Assad, chantre de l'extrême droite radicale, proche de Soral et de Dieudonné, deux vieux potes, et d'Ayoub, Frédéric Chatillon joue donc aujourd'hui un rôle clé auprès de Marine Le Pen". Mais la fille à papa, elle, n'a aucun lien avec l'extrême droite, elle le jurerait presque sur la tête de celui-ci. Et si elle en a, c'est - à coup sûr - à son corps  défendant. "C'est lui (Frédéric Chatillon) qui organise le 22 octobre 2011 le voyage de Marine Le Pen à Rome. Repas de famille à la clé avec des nostalgiques de Mussolini, dont Assunta Almirante, la veuve de Giorgio Almirante", précise encore Haziza.
On voit par là que la pauvre Marine Le Pen est mal entourée. Elle, c'est Blanche Neige.

(1) http://rue89.nouvelobs.com/2014/04/16/escroquerie-bande-organisee-marine-pen-inquietee-justice-251541
(2) Frédéric Haziza: "Vol au-dessus d'un nid de fachos - Dieudonné, Soral, Ayoub et les autres", Fayard, 2014.

mercredi 16 avril 2014

Voix d'Europe

A l'heure où l'Europe est menacée par les partis populistes et nationalistes (1), qui ont fait du repli sur soi, de l'égoïsme et de l'indigence intellectuelle la base de leurs programmes, une belle et grande voix, enthousiaste, secouante, insolente, quitte le Parlement européen. On veut parler de Daniel Cohn-Bendit. Quand certains ne rêvent que de nouvelles frontières, lui qui est né en avril 1945, à la fin de la guerre donc, aura été (et reste!) une des incarnations d'une Europe battante, ouverte, à inventer chaque jour.
Dans sa dernière intervention au Parlement aujourd'hui, il appelé de ses vœux les Etats-Unis d'Europe, pourfendant "ceux qui vendent des mirages du retour à la nation".
Ses coups de sang resteront célèbres. Ils ont toujours été vivifiants.
On peut en retrouver des extraits sur rue89 qui, comme une bonne partie de la presse aujourd'hui, lui rend un hommage mérité.
http://rue89.nouvelobs.com/2014/04/16/cohn-bendit-quitte-leuroparlement-meilleurs-coups-sang-251534
Voir aussi http://www.lesoir.be/522393/article/actualite/union-europeenne/2014-04-16/lecon-d-europe-daniel-cohn-bendit-video

(1) www.lalibre.be/actu/international/un-succes-des-populistes-aux-europeennes-pourrait-mener-a-la-guerre-534e572a3570aae038b8888f